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Sèvres

Dimanche 9 septembre 2007

Quand j'ai nommé ce blog Sèvres 2006-2008, c'était pour marquer l'échéance que constitue les élections cantonale et municipale de mars  prochain. Je souhaite que les verts  constituent une liste d'intérêt local  comme en 1989 et 1995 et qu'ils défendent les valeurs de l'écologie et de la solidarité. Je souhaite que cette liste soit ouverte à toutes et à tous ceux  qui ne cèdent pas aux sirènes  de l'abandon. Ceux qui ne s'engagent pas pour des places, pour une reconnaissance institutionnelle, qui n'éprouvent aucune sympathie pour la politique du président et de son  gouvernement. Le groupe local aura prochainement à se prononcer sur sa stratégie.
Nous n'avons jamais pratiqué une opposition de principe aux initiatives de  la droite. Bien au contraire, nous avons été amenés à  soutenir des projets qui nous semblaient d'intérêt général.  Pour autant  je ne crois pas que  l'écologie soit soluble dans une politique de droite.   Curieusement personne ne note que  les partis verts  en Europe  ne peuvent quasiment jamais trouver des convergences  pour gouverner avec  les partis dits conservateurs.  Et ce n'est pas faute d'avoir essayé, même en France.  C'est du pragmatisme que de ne pas perdre son temps avec des palinodies. L'Histoire nous enseigne que la clarté des convictions même minoritaires vaut mieux que des abandons.
On nous parle du positionnement original du Modem. Je manque cruellement de repères pour définir ce positionnement. Si le chemin suivi par François Bayrou suscite, pour moi aujourd'hui, au contraire d'hier, un vrai respect. je ne sais pas ce que veulent ses militants. Le raz-de-marée des opportunistes de l'udf, quittant leur chef pour des places, me laisse songeur sur la solidité des convictions centristes.
La participation à des éxécutifs avec la gauche traditionnelle n'est pas aisée, nous vivons des conflits durs, il nous arrive de quitter des majorités de gauche. Mais quoi ? C'est le débat et les écologistes ne pourront grandir que dans la clarté et l'unité.

J'appelle celles et ceux qui sont intéressés par une démarche indépendante et lucide à nous contacter pour construire une alternative au brouillage politique.

Gabriel Chevallier, l'auteur de Clochemerle a écrit plusieurs suites à ce roman dont Clochemerle-Babylone. L'ouvrage s'ouvre sur une citation anonyme : "il prenait le bruit pour de la gloire". A qui pensez-vous?

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Jeudi 26 juillet 2007
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 800 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr
Contact 06.64.100.333

URGENT
Communiqué de presse du jeudi 26 juillet 2007

Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi :


La désalinisation de l'eau de mer n'est qu'un subterfuge pour tenter de
justifier le nucléaire

Sous prétexte "d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations", le
Président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur
nucléaire au dictateur libyen Kadhafi.

Dans cette affaire, M. Sarkozy a commis des fautes majeures et a menti à
plusieurs reprises :

La désalinisation de l'eau de mer est un faux prétexte
Paris prétend que le réacteur nucléaire promis à la Libye servira à
désaliniser l'eau de mer. C'est un subterfuge : pour cela, il est bien plus
efficace, bien moins cher et bien plus écologique d'utiliser l'énergie
solaire, pour laquelle la Libye a des atouts exceptionnels... à condition
d'investir dans ce secteur et non dans l'atome. M Kadhafi n'à que faire de
désaliniser l'eau, son objectif est d'obtenir à des technologies nucléaires,
dans le but d'accéder tôt ou tard à l'arme atomique.

La Libye ne doit pas investir dans le nucléaire mais dans le solaire
La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge
de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement
privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de
l'année est remarquable. L'énergie solaire est renouvelable, ne produit pas
de déchets radioactifs, et ne mène pas à l'arme atomique (mais c'est
certainement cela que M Kadhafi lui reproche !)

Nucléaire civil et militaire sont indissociables
L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire
sont intimement liés. Ce n'est pas pour rien si les grandes puissances ne
croient pas l'Iran qui, pourtant, annonce avoir un programme nucléaire
purement civil. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider
ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.

Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable
M Kadhafi a certes fini par libérer ses otages bulgares, mais il n'en reste
pas moins un dangereux dictateur. Ses sautes d'humeur et ses revirements
stratégiques ont été si brutaux depuis près de 40 ans qu'il est
rigoureusement impensable de lui faire confiance. Hélas, M Sarkozy ne semble
pas avoir pris conscience de ces données pourtant évidentes.

Nicolas Sarkozy a menti le 24 juillet
Lors de sa conférence de presse le 24 juillet à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a
été interrogé par un journaliste qui s'est fait l'écho des accusations
portées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : celui-ci annonçait que les
infirmières bulgares allaient servir de "monnaie d'échange" pour un
véritable "troc nucléaire". M Sarkozy a nié l'existence d'un tel arrangement
et, le lendemain, M Martinon, porte-parole de l'Elysée, a affirmé qu'il
n'était "pas question" de parler de "coopération nucléaire" au cours de la
rencontre entre les deux chefs d'Etat mercredi. En réalité, il est clair que
cet accord nucléaire était prêt depuis longtemps et qu'il n'a pas été rédigé
en quelques minutes dans le palais du dictateur libyen.

L'aveu de M Sarkozy sur le "Grenelle de l'environnement"
En signant avec M Kadhafi un accord pour développer un programme nucléaire,
M Sarkozy avoue involontairement que le "Grenelle de l'environnement", qui
doit se tenir à l'automne, ne servira à rien : M Sarkozy a d'ores et déjà
décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental (alors
qu'aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs, et que l'accident
nucléaire menace plus que jamais). Les accusations portées par le Réseau
"Sortir du nucléaire", qui refuse de participer au "Grenelle", se révèlent
encore une fois exactes.

Agence France Presse - 26 juillet 2007 - PARIS -

Nucléaire pour désaliniser l'eau : un "subterfuge"

La fourniture à la Libye d'un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de
désaliniser de l'eau de mer est un "subterfuge", et il serait "bien plus
efficace et bien moins cher" d'utiliser pour cela l'énergie solaire, a
estimé jeudi dans un communiqué le réseau d'associations "Sortir du
nucléaire".

"Sous prétexte d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations, le
président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur
nucléaire au dictateur libyen Kadhafi", s'indigne le réseau écologiste. "M.
Kadhafi n'a que faire de l'eau, son objectif est d'accéder à des
technologies nucléaires", souligne le réseau.

"La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge
de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement
privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de
l'année est remarquable", observe l'association.

Pour Sortir du nucléaire, il ne fait pas de doute que "nucléaire civil et
militaire sont indissociables", et que "livrer du nucléaire civil à la Libye
reviendrait à aider ce pays à accéder tôt ou tard à l'arme atomique".

Le réseau anti-nucléaire avait tiré la sonnette d'alarme mardi, soupçonnant
le président de la République Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc
nucléaire" en échange des infirmières bulgares.

Nicolas Sarkozy avait pour sa part assuré lors d'une conférence de presse à
l'Elysée le même jour qu'il n'avait "absolument pas été question" d'un
quelconque accord dans le domaine nucléaire.

La Libye et la France ont signé en mars 2006 à Tripoli un protocole d'accord
sur la recherche nucléaire civile, le premier du genre depuis l'annonce par
le dirigeant libyen en 2003 de sa décision de renoncer à son programme
d'armes de destruction massive.

Ce protocole porte sur les recherches et l'utilisation de la technologie
nucléaire dans le domaine civil : médical, eau, agriculture.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mardi 24 juillet 2007
Infirmières bulgares : le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse M. Sarkozy de se livrer à un "troc nucléaire" injustifiable avec le dictateur libyen Kadhafi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse M.Sarkozy de se livrer à un "troc nucléaire" injustifiable en proposant au dictateur libyen Kadhafi de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne commentera pas le fait que le Président français s'attribue le mérite des efforts de l'Union européenne pour faire libérer les infirmières bulgares, par contre il dénonce avec la plus grande vigueur la "monnaie d'échange" utilisée par les Sarkozy - l'épouse du chef d'Etat étant son "pion avancé" en Libye - pour arriver à leurs fins.
 
Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement. Mais fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable.

- Certes, MM  Sarkozy et Kadhafi parlent de "nucléaire civil", mais l'expérience et  l'actualité (par exemple en Corée ou en Iran) montrent que nucléaire civil et militaire sont intimement liés.
 
- Certes, M  Kadhafi a officiellement renoncé à un programme nucléaire militaire, mais ce  dictateur est un habitué des revirements brutaux et des pratiques dissimulatoires.

Par ailleurs, il est fort curieux que la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, chargée du dossier des infirmières bulgares, ait exprimé le 13 juillet son "agacement" devant le forcing de M Sarkozy, avant de se déclarer 6 jours plus tard "d'accord sur tout" avec M. Sarkozy. Ce dernier attribue une telle importance aux infirmières bulgares que le seul "humanisme" du Président français semble une explication un peu courte.
 
Alors que M Sarkozy travaille en coulisse à la constitution d'un trust nucléaire regroupant Areva, Alstom et Bouygues, on ne peut que se souvenir qu'un des amis proches du Président français n'est autre que Martin Bouygues. Et ne peut que penser que ce dernier serait certainement heureux... de construire des centrales nucléaires en Libye.
 
L'industrie nucléaire est globalement en déclin sur la planète (le nombre de réacteurs qui vont fermer dans les 20 ans est nettement supérieur au nombre de projets de nouveaux réacteurs), mais il apparait que c'est principalement dans les régimes fort peu démocratiques que des projets de relance du nucléaire apparaissent (Chine, Russie, Libye, Algérie, Egypte, Biélorussie, etc).

Il est inacceptable que la France fournisse de la technologie nucléaire à ces pays.

Contact presse : 06 64 100 333

Sortir du nucléaire accuse Sarkozy de "troc nucléaire" avec la Libye

Agence France Presse - 24 juillet 2007 -

Le réseau Sortir du Nucléaire a accusé mardi le président de la République Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc nucléaire" en proposant au numéro un libyen Mouammar Kadhafi "de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares".
"Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement", souligne dans un communiqué le réseau, une fédération d'associations. Mais "fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable", commente-t-il.
Certes, ajoute le réseau, "MM. Sarkozy et Kadhafi parlent de nucléaire civil, mais l'expérience et l'actualité (par exemple en Corée ou en Iran) montrent que nucléaire civil et militaire sont intimement liés".
Mouammar Kadhafi a officiellement renoncé à un programme nucléaire militaire, mais "ce dictateur est un habitué des revirements brutaux et des pratiques dissimulatoires", affirme Sortir du nucléaire.
Sortir du nucléaire "dénonce avec la plus grande vigueur la monnaie d'échange utilisée par les Sarkozy - l'épouse du chef d'Etat étant son pion avancé en Libye - pour arriver à leurs fins".
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu'il se rendrait en Libye mercredi pour un "déplacement politique pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations", après la libération des infirmières et du médecin bulgares.
Il a assuré que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin bulgare d'origine palestinienne.

Radio France Internationale


Prisonniers contre normalisation

(...)
les autorités libyennes font à nouveau monter les enchères. Elles réclament désormais des garanties sur la prise en charge médicale à vie des enfants malades, alors que la Commission européenne s'est engagée sur ce point il y a déjà plusieurs semaines. L'autre volet, plus délicat, des tractations actuelles porte sur une coopération politique renforcée entre la Libye et l’Union européenne. C’est une exigence du colonel Kadhafi. Les ministres des affaires étrangères des 27 doivent jeter aujourd'hui à Bruxelles les bases d’un partenariat qui porterait sur la lutte contre l'immigration clandestine ou encore sur une coopération économique pour la mise en place d’infrastructures. La Libye, qui vient d'abandonner son programme d’armes de destruction massive, tente notamment de négocier une coopération avec la France dans le domaine du nucléaire civil.

Concurrence Paris-Bruxelles

Le premier voyage de Cécilia Sarkozy en Libye, préparé dans le plus grand secret le 12 juin, avait passablement agacé la Commission européenne. Bruxelles est au coeur des négociations avec la Libye, depuis 3 ans, pour faire libérer les infirmières et le médecin bulgares. Le soudain activisme de l'Elysée sur ce dossier a été perçu comme une volonté de Paris de tirer la couverture à soi, à l'approche du dénouement. « C'est ce qui s'appelle voler au secours de la victoire » confiait, il y a quelques jours, un diplomate européen à Tripoli.

(...)

Source :
<http://www.rfi.fr/actufr/articles/091/article_54379.asp>

 

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mardi 24 juillet 2007
Les infirmières et le médecin étaient des otages d'un Etat voyou. La Lybie ne mérite pas de retrouver sa place dans les organisations internationales dont elle devrait être exclue. La palinodie des otages est insupportable. Les remerciements à Kadhafi incompréhensibles. On félicite et on baisse la main d'un vulgaire preneur d'otages qui a pour lui des ressources dans son sous-sol dont tout l'occident rêve.

Chacun saluera  la libération des infirmières et du médecin bulgares. On y verra ou pas la patte ou l'opportunisme du président français. A la limite, peu importe. Simplement on va commencer  à se demander  ce qui vaut l'intervention directe du président : à partir de combien de morts cela devient-il une tragédie où il se déplace, à partir de combien d'otages cela vaut-il un voyage de l'épouse? Je commence à m'impatienter devant l'absence de résultats pour libérer Ingrid Bétancourt.
  ti_bug_fck
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 4 juillet 2007
Le journal Le Monde fait état du décès d'une figure majeure des sciences de l'éducation, sévrien, professeur à Paris X, Nanterre. Philippe Meirieu dresse l'apport de Gilles Ferry aux sciences de l'éducation.

Grande figure des sciences de l'éducation à l'université Paris-X-Nanterre, Gilles Ferry est mort à l'âge de 90 ans. Pour ceux qui ont grandi dans la mouvance de l'éducation populaire et qui ont, ensuite, tenté de comprendre ce qui se joue dans l'acte éducatif, il restera une référence majeure.

Etranger à tout carriérisme, il avait une modestie qui imposait le respect et donnait à ses propos une densité étonnante. Ses écrits sont de courts textes parfaitement ciselés, avec la volonté d'aller au plus juste et le souci de ne pas en rajouter, à l'exemple de celui intitulé : Le Trajet de la formation : les enseignants entre la théorie et la pratique (Dunod, 1983).

 


 

1er avril 1917 : Naissance à Paris

1983 : Le Trajet de formation (Dunod)

22 juin 2007 : Mort à Sèvres

Sur la pratique du travail de groupe, la formation des enseignants, les récits de vie ou la question de l'éthique en éducation, ses apports ont été déterminants. Même s'il n'a pas toujours été écouté comme il aurait dû (que n'a-t-il pas été entendu, en particulier sur la question de la formation des maîtres !), il a marqué en profondeur de très nombreux chercheurs, formateurs et praticiens de l'éducation.

Il a été l'un des premiers, en France, à attirer l'attention sur les phénomènes de groupe dans les classes et les groupes de formation. Non qu'il fût fasciné par une agitation spontanéiste dont il était le premier à voir les dégâts possibles, mais parce qu'en observateur attentif de l'humain il avait compris que, quoi qu'on en pense, dise ou sache, il se passe toujours, dans ces groupes-là, autre chose que de la "transmission pure".

Avec la délicatesse caractéristique de qui refuse de rentrer par effraction dans l'intimité des autres, il s'efforçait de donner aux acteurs les moyens de comprendre ce qui se joue sous leurs yeux. Sans illusion sur une possible transparence, mais sans jamais se résigner à laisser jouer le jeu des complicités affectives et sociales. Avec un regard fondamentalement positif sur les formateurs, les maîtres, les étudiants et les élèves, il aidait chacun à trouver sa "juste place" : ni toute-puissance, ni fatalisme pour soi... ni angélisme, ni mépris à l'égard des autres.

C'était un "pédagogue de l'estime" : convaincu qu'on ne fait rien qui grandisse les hommes sans les estimer. Convaincu, aussi, qu'on ne peut agir qu'"à l'estime" : en postulant la confiance et en excluant toute certitude arrogante. Gilles Ferry était un grand éducateur dans notre modernité tâtonnante : un éducateur à hauteur d'homme.

Philippe Meirieu, université de Lyon
Gilles Ferry
LE MONDE | 04.07.07
© Le Monde.fr
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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