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Sèvres

Dimanche 3 juin 2007

Je me suis dit ces derniers jours, allons Frédéric, c’est parce que tu as un mauvais fond que tu n’aimes pas Sarkozy alors que tout le monde l’aime bien et que le moral du peuple remonte en flèche. Alors je fais des efforts et je me dis que forcément avec l’équipe qu’il a autour de lui tout va changer. Parce qu’ils ont du tous changer.

Juppé, je l’aimais pas beaucoup, mais depuis qu’il a été à Lourdes (51, rue Rodgers, Notre-Dame-de-Lourdes, Manitoba, R0G 1M0), il été touché par la grâce. Il s’est mis à genoux et Dieu lui a dit, « Alain tu recycleras, bicyclette adorera, crottes de chiens sanisettera, Hulot embrassera et sur le réchauffement climatique pérorera ».
Notre Alain souffla quand Dieu eu fini son laius. Ouf, il n’ a rien dit sur le nucléaire, les ogm, les autoroutes etc. En fait, il est beaucoup moins extrémiste qu’on le dit. 

Il suffisait de voir les yeux plein de larmes de joie de Dominique Bussereau, secrétaire d’état aux transports, devant l’atterrissage du plus gros avion du monde à Roissy pour savoir que ce n’était pas gagné.

Le Devedjian au conseil général, ça c’est moins écologiquement correct, il a bien dit que le réchauffement climatique lui permettrait de s’acheter un maillot de bain. Au moins, il ne fait pas semblant.

Mais bon Sarkozy c’est tout de même une autre dimension. Et puis il court.

En fait j’écoutais les premières mesures du gouvernement en essayant d’ouvrir tous mes chakras et puis j’étais d’accord avec rien. Je croyais qu’on avait une grosse dette mais là je ne comprend pas pourquoi il insiste pour me donner quelques centaines d’euros que j’allais payer en impôts ? Je termine mon emprunt immobilier mais bon à quoi ça sert de me faire ce cadeau ?

La franchise dite des soins, c’est le même tonneau, je ne comprend pas pourquoi, on va me donner 1500 euros pour me remercier d’avoir emprunté et qu’on va m’en demander 40 parce que je suis malade ou même que j’ai besoin d’un simple certificat médical.

J’ai bien compris que les propriétaires étaient une priorité mais pourquoi si on l’est déjà. On pourrait fixer une limite, par exemple depuis l’abandon de cette mesure en 1997, et ses effets ont perduré  pendant cinq ans. Il devait y avoir des propriétaires qui profitent de cette mesure jusqu’en 2002. Ceux qui l’ont eu une fois ne devraient pas en profiter deux fois. Et cela devrait être limité à un achat et pas à une litanie d’achats et de reventes. C’est la première fois qui est importante, après…

Quant aux pauvres, il faudrait leur donner l’habitude de payer plus pour leur seule richesse, leur santé. Le côté indécent des réductions d’impôts et du racket érigé en politique de santé est un peu consternant. On sait que c'est bidon, que de toutes les façons cela ne suffira pas et que le seul moyen d'équilibrer plus ou moins tout ça c'est d'agir sur le prescripteur pas sur le malade.

L’autonomie des universités, je suis pour comme tout le monde et quand j’aurai compris ce qu’on va y gagner. Si c’est pour introduire des droits d’admissions, des sélections, des quotas etc. ce serait plutôt à discuter sérieusement. A mon avis l’autonomie n’est pas une vertu en elle-même. Elle présuppose souvent dans les structures, l’oubli des obligations de service public, des trucs pas importants comme l’intérêt général, l’égalité de tous devant le service public, son désintéressement, etc. Des grossièretés. Mais bon, là on n’est peut-être pas assez modernes.

Ne parlons pas des heures supplémentaires, comme je suis un fainéant de fonctionnaire, je n’y ais pas droit. Moi, je préfère que nos concitoyens soient mieux payés. Le problème n’est pas toujours de travailler plus mais de travailler mieux en étant mieux reconnu et mieux payé.

L’idéal serait de ne pas avoir besoin du recours aux heures supplémentaires.

Quant à l’écologie, on est dans le n’importe quoi, qui peut croire sinon un candide ou un faux-cul que ce gouvernement comme le suivant après élections vont vraiment agir pour l’écologie. La vraie, pas celle qui consiste à culpabiliser les foules en leur disant qu’il ne faut pas laisser couler l’eau au robinet. Celle qui d’abord ou en même temps s’attaquera aux gaspillages d’arrosages massifs des maïs, par exemple.

Ce gouvernement autorisera les ogm, les centrales epr, un porte-avion, les voies rapides, mais ne ménagera pas sa peine pour y mettre un ruban vert.

Qui veut être celui qui fait le paquet?

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 30 mai 2007
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 30 mai 2007
Un billet de Jean-Luc Porquet avec lequel je me sens en plein accord. Je pense que l'écologie vient de souffrir terriblement de la période que nous venons de traverser non pas à cause du score de Dominique voynet mais à cause de la démarche de Nicolas Hulot.
Je n'ai pas signé son pacte et je n'ai pas l'intention de le faire à moins qu'il ne s'engage sur les fondamentaux du programme des verts. Il est moins médiatisé mais sur beaucoup de points plus concret.

Si Allain Bougrain-Dubourg peut, dès la prochaine saison, faire appliquer la réglementation pour la chasse aux oiseaux, appuyé par la force publique, je reviendrai sur ma réflexion. Mais là, ogm, nucléaire, chasse, réseau routier etc. rien ne nous sera épargné.
Alain Juppé dit qu'une année au Canada l'a rendu écologiste. Pendant 30 ans de carrière politique, cet homme n'a donc jamais écouté ce que disaient les écologistes au sein de son conseil municipal, au parlement et ailleurs.
I faudrait pour être crédible dans le domaine écologique, y croire vraiment. Ils (Juppé et consorts) n'y croient pas vraiment et les écologistes le verront rapidement.



Le Canard enchaîné du 23 mai 2007

T’as voulu voir Grenelle

Ils en avaient tellement envie ! Eux, les écologistes, les zozos, ceux qui veulent s’éclairer à la bougie, ceux dont la classe politique française ricane depuis trente ans, et voilà que not’ nouveau président les reçoit en petites pompes à l’Elysée ! Et leur dit tout ce qu’ils voulaient entendre : en octobre prochain, les gars, j’organise un « Grenelle de l’environnement ». Oui, Grenelle, comme en mai 68 ! Et on parlera de tout, « sans tabous »…
 
Et, attention, on se fixera des objectifs précis, chiffrés, sur cinq ans, ça sera du concret, du solide, pas du bla-bla. D’ailleurs, c’est l’aimable Juppé, avec sa tête de converti à l’écologie, qui va s’occuper de tout, lui et son Grand ministère du Développement durable. Affriolant, non ? Alors les neuf présidents d’associations écolos (de Greenpeace à WWF en passant par les Amis de la Terre) sont sortis de l’Elysée ravis.
 
« Une rencontre historique », a dit l’ami des oiseaux Bougrain Dubourg. « On met enfin de côté nos petits préjugés », dit Nicolas Hulot. Quels préjugés ? En février dernier, l’Alliance pour la planète, qui rassemble 71 associations de défense de l’environnement (dont celles qu’a reçues Sarkozy lundi), avait examiné à la loupe et noté les programmes des candidats : avec 8,5 sur 20, Sarko avait écopé d’une des pires notes écolos.
 
Il faut dire que l’homme « qui va faire ce qu’il dit » l’avait très nettement dit : il voulait bien tout mettre sur la table, sauf…
Sauf le nucléaire : pas question d’un moratoire sur l’EPR.
Sauf les OGM : pas question d’arrêter les essais en plein champ.
Sauf les autoroutes : pas question de cesser d’en mettre partout.

Et puis pas question non plus de déranger les tenants de l’agro-industrie qui ont fait de la France un champion mondial des pesticides, et de ses rivières parmi les plus polluées d’Europe.
Pas question, même si toutes les villes de plus de 100 000 habitants sont désormais abonnées aux pics d’ozone et de gaz carbonique (24 jours par an en moyenne) et qu’une étude de l’Inserm vient de prouver que les gaz d’échappement rendent vraiment les enfants malades (asthme et eczéma), pas question de s’attaquer à la bagnole.
 
Pas question non plus d’énerver nos amis chasseurs. Ni l’ami Bouygues, qui continue de couvrir la France d’antennes relais. Ni l’ami Proglio, qui trouve que 158 incinérateurs (record mondial) ne suffisent pas vraiment. Etc. Bref, si quelqu’un a de « petits préjugés » sur l’écologie, c’est bien Sarkozy !
 
Et justement : aujourd’hui, les Verts sont dans les choux, et l’écologie politique à la ramasse. Avant les législatives, il essaie donc de rafler la mise en montrant que, plus Vert que lui, y a pas, même à gauche. De là à croire qu’à peine élu il a de nouveau « changé »…Ah, un détail : le « Grenelle de l’environnement », qui devait avoir lieu en septembre, est repoussé à la première quinzaine d’octobre. Cas de force majeure : Nicolas Hulot doit finir un tournage pour TF1.

Jean-Luc Porquet

Un dessin illustre cet article avec un dialogue entre Juppé et les ONG environnementales :
Les ONG : “- Si vous continuez le nucléaire, les OGM et les autoroutes, on parle de quoi ?”
Juppé : “- De l’ours des Pyrénées, si vous voulez”
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mardi 29 mai 2007
Alain MATHIOUDAKIS est collaborateur de Vincent GAZEILLES, conseiller général des Hauts-de-Seine. Il nous livre ses dernières observations sur le fonctionnement de la communication du conseil général.

"Dans son numéro de mai 2007, le journal du Conseil général des Hauts-de-Seine, "Le 92", tiré à 650.000 exemplaires, consacre la moitié de ses pages à Nicolas SARKOZY.
Il est décrit avec un luxe de photos le bilan de son mandat du 1 avril 2004 au 30 mars 2007.

L'article de clôture, intitulé "Le dernier budget: 4 années consécutives sans hausse d'impôts", est accompagné d'une photo, datée du 30 mars 2007, d'une séance publique sur laquelle il est possible de voir que le président de séance est bien le président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Or, le 30 mars 2007, M. SARKOZY n'est pas venu siéger en qualité de président du Conseil général.

Cette fonction a été assumée par M. Jacques GAUTIER. Ce dernier a d'ailleurs justifié cette absence en lisant un message du président dans lequel celui-ci indique qu'il ne siègera pas lors de cette séance afin d' "{éviter toute forme d'interférence entre la campagne présidentielle et les questions qui doivent être soumises à l'assemblée départementale}".

Habitué par ces absences ou ces départs au cours des travaux de l'Assemblée départementale , Vincent GAZEILLES, seul conseiller général vert du 92, n'a pas relevé au cours de cette fameuse séance cette nouvelle défaillance.

Seulement aujourd'hui, l'erreur, volontaire ou pas, commise dans "Le 92" doit être relevée.
Et ce d'autant plus que dans l'autre partie du journal, consacrée à la vie du Conseil général, il est à nouveau inséré une photo, exposée sur les pages 8 et 9, sur laquelle à nouveau il est possible de voir M. SARKOZY présider une séance publique. Le commentaire qui accompagne cette photo est le suivant: "{Le budget 2007 a été adopté le 30 mars dernier par l'assemblée départementale}".

A l'heure où la communication a pris tant de place dans la vie politique française, où le dire et le paraître priment sur le fond et l'être, il est nécessaire de relever ces erreurs, de montage ou de zèle, afin qu'elles ne se reproduisent pas; et aussi, d'éveiller l'esprit critique de tous les citoyens. "
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mardi 22 mai 2007

Lettre ouverte au ministre de l'intérieur, au préfet des Hauts-de-Seine, aux maires concernés

Le nombre important de candidats aux élections législatives du 10 juin 2007
va nécessairement poser un problème de présentation de l'interface de la
machine à voter sur laquelle les candidatures sont indiquées.

En effet, sur cette interface, limitée de façon physique, il ne pourra être reproduit les bulletins de vote en leur format original.

Les services de la préfecture des Hauts de Seine envisagent donc de demander
aux sociétés agréées (INDRA, NEDAP, RDI-Consortium Univote), via les
administrations communales concernées, de faire application des dispositions du paragraphe 2
de l'instruction permanente du Ministère de l'Intérieur  en date du 26 mai 2004
relative "aux machines à voter".

Ces règles précisent que les informations suivantes doivent être affichées:
"le nom du candidat, l'étiquette politique, le logo d'un parti, le nom d'un
parti".

Il n'est pas fait mention du nom du suppléant. Or, le découpage des
circonscriptions de notre département fait qu'un candidat se présente sur
plusieurs cantons appartenant à des villes différentes qu'il ne connaît pas.

La combinaison candidat - suppléant permet de résoudre cette difficulté en
faisant jouer la connaissance du terrain du suppléant dans des endroits où
le candidat titulaire n'a pas d'attache particulière.

Un autre problème posé par cette règle est constitué par le fait qu'il y
aura rupture d'égalité entre les citoyens. En effet, dans les 1°, 2°, 3°, 4°, 7°,
10°, 12° et 13° circonscriptions, une partie des votants de ces
circonscriptions aura accès au bulletin papier et pourra ainsi lire le nom du suppléant alors
que l'autre partie des votants ne pourra avoir accès qu'aux informations
indiquées précédemment ne mentionnant pas le nom du suppléant.

Nous vous demandons donc de faire apparaître le nom du suppléant sur
l'interface des machines à voter. Et dans le cas où cela se relèverait impossible de
demander aux communes concernées de faire cesser tout usage de ce type de
machine.


par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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