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Sèvres

Lundi 7 mai 2007

Pas grand chose de personnel à commenter sur l'élection de Nicolas Sarkozy. Beaucoup d'autres le feront.  Bonne chance la France et chiche pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les verts des Hauts-de-Seine s'exprimeront sur cette victoire. Il faut s'interroger sur les conditions politiques qui ont rendu possible cette élection. Nous en sommes collectivement responsables car incapables de convaincre une majorité de français de la justesse de nos vues.

Dominique Strauss-Kahn, le visage fermé sur France 2, a su jouer le rôle du dernier félon. Il était tendu et a jeté en trois mots Ségolène Royal aux poubelles de l'histoire. Comme son alter-ego, Laurent Fabius, l'un et l'autre n'ont eu de cesse de se replacer dans la course dite présidentielle mais pour 2012. C'était d'une rare élégance au point de préférer le discours de Sarkozy qui a été plus correct vis à vis de la candidate.

Nous n'avons pas besoin de ce genre de politicien, nous n'avons pas besoin d'eux pour mener le combat des législatives. Vous allez voir qu'on va ressortir les grandes orgues du vote utile, forcément socialiste "pour sauver l'essentiel". Pour l'essentiel, nous avons besoin de renforcer les écologistes.

Nous avons besoin de voter vert dès le premier tour des législatives. Nous sommes maintenant tournés vers cet objectif. Il faut des députés écologistes et il faut que le plus d'électeurs possibles marquent leur attachement aux combats écologistes. C'est aussi un vote vital car il faut dire que chaque électeur vert apporte un peu de financement public aux verts pendant les 5 ans de la mandature. La survie de notre parti, l'efficacité de ses campagnes, la diffusion de ses idées la plus large possible passe par là, avant même l'élection de députés.

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mardi 24 avril 2007

J'ai évidemment éprouvé une réelle déconvenue du résultat obtenu par notre candidate et je ne me satisfait pas que les verts obtiennent à peine plus que René Dumont en 1974. C'est peu, c'est très peu. Nul doute qu'une réflexion active sur notre positionnement, notre comportement, la perception que nous donnons ne soit indispensable. Le vote utile a joué à plein mais pourquoi sommes-nous incapables d'occuper la place prise par François Bayrou sur l'échiquier politique? Je considère que nous avons mieux et plus concret à apporter et pourtant...

Pour autant, j'ai connu des périodes difficiles avec les verts où, par exemple en 1988, nous étions 36 adhérents sur l'ensemble des Hauts-de-Seine. Nous n'avions quasiment aucun élu, n'étions représentés quasiment nulle part. Nous avons fait un travail énorme, nous imposant dans de nombreuses communes et construisant un vrai parti écologiste. J'ai toujours été sceptique sur le "ni droite-ni gauche" qui nous a permis néanmoins de fédérer de nombreux électeurs. Mais cette posture est intenable car les contradictions entre nos valeurs et celles de certains de nos partenaires de l'époque étaient trop importantes. Il se trouve que c'est avec le parti socialiste que nous avons choisi de contracter en espérant ne pas être étouffés. Le virage à gauche a été sans doute aussi trop brutal puisque nous avons donné l'impression de renier nos électeurs primitifs, vite qualifiés de "bobos", pour nous décréter le règne de "l'écologie populaire".

Comment contester que la crise écologique touche d'abord ceux qui sont les plus défavorisés mais comment construire une alternative en ne s'adressant qu'à un électorat dit "de gauche" et souvent "à gauche de la gauche" et en abandonnant nos anciens électeurs? Le résultat ne s'est pas fait attendre.

Dominique Voynet a su, et sa profession de foi en est la démonstration, retrouver nos racines écologistes. Quelque soit l'estime que j'éprouve pour certains combats de José Bové, je crois que ces regroupements activistes sont sans issues. On se fait plaisir en clamant "tous ensemble" et on se retrouve, malgré la mobilisation de ce que le "mouvement social" compte de militants les plus engagés avec un discours déconnecté des préoccupations d'une très large majorité des citoyens.

Noël Mamère a eu raison de penser que Nicolas Hulot ne nous a pas fait du bien. Il a laissé croire que la crise écologique était soluble dans le consensus, sans crise et avec de la bonne volonté. Les sondés, qui ne souhaitent que l'harmonie pour beaucoup, ont plébiscité un homme qui, à l'image de François Bayrou, gomme les conflits de fond et ne tranche réellement sur aucun problème. 

Avons-nous eu raison de crédibiliser la démarche de Nicolas Hulot, qui, lui, à aucun moment n'a voulu s'engager à nos côtés? Pourquoi? Pour sauvegarder un capital de sympathie, qui s'évanouirait s'il faisait un pas vers un parti qui se range résolument aux côtés de la gauche et développe une critique du système qui n'est pas complaisante avec tout le monde.

Nous avons une relation étroite et en même temps conflictuelle avec le parti socialiste. Nous gérons de nombreuses régions et villes ensemble avec des difficultés, des remises en cause, mais aussi avec loyauté et engagement.

Je voterai avec détermination pour Sègolène Royal et vous engage à faire de même. J'ai commis les mois précédents plusieurs articles plus ou moins critiques sur ses positions. Je crois que beaucoup n'acceptent pas qu'une femme de caractère ait pu se hisser à un tel niveau et je n'ai jamais vraiment été choqué par ses déclarations sauf peut-être sur la rapidité de la justice chinoise.

Dès le début de cette campagne, j'espérai avoir à voter Ségolène Royal au second tour de cette élection, cela signifiait que nos combats communs n'étaient pas sans issues. Plus de 5% des suffrages auraient été préférables pour la promotion de nos valeurs mais comme nous avons été collectivement incapables de briser le plafond promis par les sondages, nous ne pouvons pas reprocher aux autres candidats nos propres faiblesses.

Nous présenterons des candidats écologistes dans toutes les circonscriptions du département. Les verts constitueront toujours une force avec laquelle il faut compter car nos idées ne sont pas solubles et la pertinence de nos combats ne s'évanouira pas. La crise écologique est là. Elle se développe durablement. Nicolas Sarkozy nous accompagnerait au bord du précipice, peut-être un peu plus loin, Ségolène Royal avec des verts forts et bien représentés, grâce à vous, peut faire beaucoup pour enrayer le mécanisme infernal justement dénoncé par nous depuis notre création.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Lundi 16 avril 2007
Parti dans les Landes pour la semaine, j'ai un peu de mal à suivre la chaude actualité sévrienne. Courier commun au préfet avec les socialistes et l'udéeffe de Sèvres pour un moratoire sur les machines à voter, c'est très bien. Rumeur insistante sur un vote de droite d'un ancien candidat aux cantonales, après Bernard Fontaine, le syndrôme de la direction qui tire à droite toucherait de sa grâce un repenti.
Une fois parti sur ces terres là, le retour n'est jamais possible. J'ai éprouvé la même stupéfaction que lors du grand dérapage Fontainien. Il est vrai que les combats que nous, écologistes, menons dans les Hauts-de-Seine et à Sèvres en particulier, ne prédisposent pas à l'abandon. Les itinéraires personnels se terminent toujours dans le renoncement et l'aigreur.
Mais là j'écris dans le vide car j'espère qu'il n'en est rien. Je dis "j'espère" mais en fait je m'en fous.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Dimanche 25 mars 2007

Machines à voter : Quelles Garanties ?

Mon ami Rémi LESCOEUR, conseiller vert de Boulogne-Billancourt et conseiller de la communauté Val de Seine, publie la tribune suivante dans le prochain buletin municipal de la seconde ville d'Ile-de-France.


Boulogne-Billancourt va utiliser des machines à voter aux prochaines élections. On sait que l’organisation d’un vote (référendum ou élection) est une chose compliquée et coûteuse dans une ville de plus de 60 000 électeurs et les technologies de l’information et de la communication peuvent constituer un apport à la démocratie participative lorsqu’elles favorisent l’expression des citoyens et facilitent leur consultation.
Le principe des machines à voter peut apporter simplification et fluidité aux procédures de vote même si, comme de nombreux citoyens, on peut regretter la convivialité démocratique des opérations de dépouillement où des militants de tous bords et des citoyens non engagés se réunissaient dans un climat à la fois solennel et bon enfant.
Nous ne sommes donc pas opposés par principe aux machines à voter. La question principale est la fiabilité des matériels et les éventuels risques de fraude et de manipulation. Le système choisi par la municipalité est commercialisé par France-Élections.

Pour ces machines, la fiabilité  (risque de panne ou de détérioration physique entraînant la perte des informations) semble assurée. Le déploiement des machines sur les lieux de vote et la formation des utilisateurs (membres des bureaux de vote et électeurs) sont pris sérieusement en charge par les services de la mairie. Le véritable risque auquel ne répondent ni la société vendeuse, ni la mairie, est l’opacité du programme informatique sous-jacent. La seule pseudo-justification est que le logiciel a été validé par le ministère de l’Intérieur et par un cabinet d’audit sur un code informatique non public car il est la propriété du fabricant... Piètre défense qui entretient naturellement la suspicion sur ce programme !

En fait, cette machine à voter ressemble fonctionnellement à une urne opaque (non transparente) dont le dépouillement serait assuré en dehors de tous regards par les services du ministère de l’Intérieur.

La seule information vérifiable par tous est que le total des votes est conforme au nombre d’émargements ! Ce n’est naturellement pas de nature à rassurer les électeurs ! Rejoignant l’avis de nombreux experts et citoyens ainsi que les débats qui traversent de nombreux pays utilisateurs, nous demandons deux choses pour fiabiliser le processus  :
    1) que le programme utilisé soit connu de tous, validé contradictoirement par des experts indépendants et qu’il y ait un moyen de vérifier avant et pendant le vote que c’est bien ce programme qui est utilisé pendant les opérations de vote et de dépouillement.
    2) qu’il existe une trace papier du vote de chaque électeur, validée par celui-ci et stockée de façon sécurisée pour pouvoir procéder, si besoin, à un éventuel recomptage des bulletins. Ce n’est qu’à ces deux conditions que l’on pourra s’engager de façon fiable dans le vote utilisant des machines à voter.

En attendant le respect de ces deux conditions nous appelons la municipalité de Boulogne- Billancourt à stopper leur utilisation et nous demandons à l’État de retirer l’agrément des machines avant la tenue d’un large débat public sur le sujet.

        Rémi Lescoeur
(Les Verts)

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 7 mars 2007

“Lors d’une
conférence de presse vendredi dernier, M. Laval a annoncé que le gouvernement de
Vichy était prêt à faire une concession [sic] en ce qui concerne la déportation
des enfants juifs. Ils seront désormais déportés avec leurs parents au lieu
d’être séparés. Il a ajouté cependant : “Rien ni personne ne pourra nous
détourner de la politique qui consiste à épurer la Franced’éléments indésirables
sans nationalité”.»

"Alors on me dit, mais monsieur Le Pen, si vous renvoyez chez eux les clandestins, avez-vous pensé à leurs enfants ?

Bien sûr que j'y pense, et ils ne doivent pas être séparés de leurs parents, c'est pour cela qu'ils partiront avec eux !" (Marseille 3 mars 2007)

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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