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Sèvres

Vendredi 12 janvier 2007
En signant le pacte écologique de Nicolas Hulot, les principaux candidats à l'élection présidentielle viennent tout simplement de le faire exploser en plein vol.
 
 
 
Par Claude-Marie VADROT
 
Publié par Libération en pages rebonds le 10 janvier 2007
 
Claude-Marie Vadrot journaliste, délégué général de l'association des Journalistes pour la nature et l'écologie*.
 
Le blog de Claude-Marie Vadrot : http://horreurecologique.blogspot.com
 
Depuis des années, les sondages (nous) assurent que les Français sont sensibles à l'environnement et disposés (au choix) à mieux se conduire ou à payer plus s'ils en ont les moyens, pour que notre territoire soit mieux écologiquement géré. Depuis des années, leurs attitudes, notre attitude, n'ont pourtant pas évolué : un bobo en boutique bio ne fait pas le printemps écolo. La majorité hurle à la moindre éolienne et à la moindre entrave à la circulation automobile urbaine ; et réclame l'élimination des orties et des ronces dans les réserves naturelles. Nous mentons donc vrai, parce qu'il n'est plus, pour l'instant, politiquement correct de ne pas avoir l'air écolo.
 
Depuis des années, les politiques, des parlementaires aux ministres, assurent qu'ils sont disposés, sous le vocable fumeux de «développement durable», à mettre en oeuvre des comportements et des législations incitatives ou coercitives. Lors du dernier débat de l'Assemblée nationale, alors que le pays était déjà largement secoué par la vague Hulot, il y avait dix députés en séance pour discuter du misérable budget du ministère de l'Ecologie. Nos super-menteurs jouent aux Verts avec les pourcentages des énergies nouvelles. Le président écolo se garde bien de préciser que la France dispose de 112 000 mètres carrés de solaire thermique contre 780 000 pour l'Allemagne ; 5 230 mètres carrés de solaire voltaïque contre 503 000 pour l'Allemagne ; et 373 mégawatts d'énergie éolienne contre 1807 pour l'Allemagne. Les mêmes parlementaires, les mêmes gouvernements ont «oublié» de taxer les agriculteurs pollueurs dans la toute récente loi sur l'eau adoptée dans l'indifférence et l'absentéisme.
 
Tant que le ciel ne nous tombera pas sur la tête, nous continuerons de mentir et de faire semblant d'être Verts tandis que continuera la danse du scalp autour de Nicolas Hulot. C'était la séquence dérision...
 
Ségolène a signé, François a signé, Nicolas (l'autre) a signé, Marie-George a signé, Dominique a signé et Jean-Pierre, nouveau pacsé du PS, a donc signé par procuration, ce qui lui a évité de rappeler publiquement qu'il n'avait jamais compris ce qu'étaient les problèmes d'environnement. Le pacte écologique de Nicolas Hulot vient donc d'atteindre son point maximum d'inutilité, ce que l'on appelait encore il y a quelques années le «principe de Peter». Tout le monde est pour le pacte, les journaux et les politiques baignant dans l'unanimisme sur le thème «plus écolo que moi tu meurs». Ne reste plus qu'à chercher l'erreur ! Tous Verts ! Tellement Vert, Sarkozy qu'au cours de sa prestation télévisée de près de trois heures sur France 2 pour présenter sa candidature surprise, il n'a pas prononcé une seule fois le mot écologie ou le mot environnement. Même performance le 11 décembre pour Buffet au cours d'une émission de cinquante minutes à France Inter ; et lacune semblable de Bayrou lors de sa déclaration officielle de candidature sur fond de montagnes pyrénéennes pour les caméras de télévision ; genre la farce tranquille.
 
Pour Royal, on attend mais quand on lit le programme du PS, il est permis de redouter le pire, en dépit du renfort d'une Verte parisienne de choc et de Bruno Rebel, l'ancien patron de Greenpeace France. Mais, au moins, ce dernier sait de quoi il parle et porte en bandoulière d'autres prouesses que de jolies images télévisées. Quand à la gauche antilibérale qui a réussi à écoeurer Bové, elle passe son temps à se balancer des insultes, des vertes et des pas mûres. Alors, l'écologie, camarade, on verra plus tard, quand on aura pacsé le consensus et la démocratie. Pour plus d'explications, voire Clémentine Autain qui manie vertement la langue de bois, ce qui ne suffit pas pour faire écolo, elle s'en est aperçue.
 
Revenons au pacte qui agite le microcosme pâmé. Nos confrères journalistes politiques, fatigués de mettre en scène la concurrence indécise et ennuyeuse entre Royal et Sarkozy, se ruent sur Nicolas Hulot et le psychanalysent. Leur nouvelle vedette, leur dérivatif : enfin un candidat qui ne comprend rien à la politique, une aubaine ! Une vraie curée, qui sert à masquer la vacuité de leurs questions et de leurs analyses ; et à relancer l'industrie pourtant prospère de la «petite phrase».
Dans les rédactions, désormais, les chroniqueurs politiques confisquent Nicolas Hulot, interdisant littéralement aux journalistes spécialisés d'aller poser quelques questions d'écologie à notre nouveau Coluche (en moins drôle, bien sûr) pour qu'il puisse aller au-delà des banalités qu'aligne son pacte, qui n'est qu'une bien pâle copie de ce que disent les spécialistes et les journalistes environnementalistes depuis une vingtaine d'années.
 
Les Verts aussi, il faut le reconnaître : mais les Verts ont trop souvent cru, Voynet en tête, qu'il fallait aller parler d'écologie aux journalistes politiques. Lesquels s'en foutent complètement, eux qui ne connaissent que la nature des jardins de Matignon et de l'Elysée. Il y a quelques jours, désespérant de remonter le moral à ses troupes, Voynet a d'ailleurs eu, pour une fois, une révélation d'écologisme fulgurant en déclarant : «Il ne suffit pas de fermer le robinet en se lavant les dents et de cliquer sur une charte écologique pour sauver la planète.» Superbe exocet en plein dans le pacte écologique qu'elle a pourtant signé.
 
Les partis politiques viennent tout simplement de fracasser le beau projet de Nicolas Hulot. Car, étouffé sous les embrassades, banalisé par les danses du ventre torrides, écrasé sous les chants de guerre des tribus partiaires qui espèrent, qu'enfin on ne va plus parler politique pendant la période électorale, le «pacte» est en train d'exploser en plein vol.
Nicolas Hulot n'a plus qu'une solution : faire de la politique. Or cela semble être l'activité pour laquelle il est le moins doué. Il vient d'apprendre à ses dépens, alors qu'il prépare pourtant son coup d'éclat depuis plus d'un an que, probablement, la politique est une chose trop sérieuse pour être laissée aux écologistes. Et inversement, bien sûr. Hulot, dépouillé au coin d'un bois, est nu désormais.
 
L'unanimité sidérante fait resurgir les fantômes des promesses non tenues du passé et apparaître la pâleur, la fadeur du projet. Les politiques s'en sont vite aperçus, ils ont l'habitude des catalogues à grand tirage qu'ils appellent programme, c'est pour cela qu'ils en redemandent. Les promesses faites par les uns et trop d'autres, n'engagent, selon la formule consacrée, que ceux qui les écoutent. Nicolas, si sympathique qu'il soit, n'a plus qu'à ramasser les débris épars de son pacte. Comme le Titanic, il est en train de couler. C'était la séquence émotion...
Le temps écologique du parler pour ne rien faire continue.
par Claude-Marie VADROT publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 8 novembre 2006

STRASBOURG (Conseil Europe)

-  Le député-maire des Verts Noël Mamère a obtenu la condamnation de la France mardi à la Cour européenne des droits de l’Homme devant laquelle il avait porté plainte pour atteinte à sa liberté d’expression.

Le député-maire de Bègles (Gironde) avait saisi la Cour en avril 2003, après avoir été condamné pour diffamation pour avoir reproché à un haut fonctionnaire d’avoir minimisé les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, lors d’une émission télévisée.

-  M. Mamère avait reproché au Pr Pierre Pellerin, alors directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), de souffrir du "complexe d’Astérix", en racontant sans cesse "que la France était tellement forte que le nuage de Tchernobyl n’avait pas franchi nos frontières". Il l’avait en outre qualifié de "sinistre personnage", dans l’émission "Tout le monde en parle" de la chaîne publique France 2, le 23 octobre 1999.

L’arrêt observe que l’on se trouve dans un cas où l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme "exige un niveau élevé de protection".

Les propos de M. Mamère "relevaient de sujets d’intérêt général, à savoir la protection de l’environnement et de la santé publique", selon les juges strasbourgeois.

  • M. Mamère "s’exprimait en sa qualité d’élu et dans le cadre de son engagement écologiste, de sorte que ses propos relevaient de l’expression politique ou +militante+", selon l’arrêt.

La Cour rappelle aussi sa jurisprudence qui permet à une personne s’engageant dans un débat public d’intérêt général de tenir des propos quelque peu immodérés. Les propos étaient sarcastiques, mais dans les limites de la provocation admissible, selon la Cour qui "n’y voit pas de termes manifestement outrageants".

Les juges européens ont estimé en conséquence que la condamnation M. Mamère pour diffamation ne pouvait passer pour "proportionnée et nécessaire dans une société démocratique", étant donné l’importance du débat.

  • Le 11 octobre 2000, Noël Mamère et France 2 avaient été condamnés à une amende équivalent à 1.525 euros, peine confirmée en appel.
  • Le 22 octobre 2002, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi en cassation du député-maire écologiste.
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 11 octobre 2006
Vous savez que je suis correspondant de cette association pour notre bassin du Val de Seine. je suis heureux de constater le travail accompli avec la mairie de Clichy pour lutter contre l'envahissement publicitaire. Un exemple à suivre.

Nouvelle victoire à Clichy !

Alors que plusieurs bâches et panneaux scellés au sol démesurés avaient été démontés à Clichy-la-Garenne à la suite des démarches de Paysages de France ces derniers mois, une société a réinstallé, à la fin du mois d'août, une bâche publicitaire recouvrant entièrement le pignon d'un immeuble d'habitation, en violation du Code de l'environnement.

La mairie de Clichy a immédiatement réagit en mettant en demeure le contrevenant de démonter ce dispositif, ce qui a été fait il y a quelques jours.

Grâce aux démarches de la mairie, ce nouveau dispositif illégal sera donc resté en place quelques semaines seulement.

Aujourd'hui, la mairie de Clichy fait part de son souhait de collaborer étroitement avec Paysages de France, en vue de la mise en place d'un règlement de publicité réellement protecteur du paysage urbain et du cadre de vie des habitants de la commune. Voir le courrier de la mairie

À l'heure où l'Union de la publicité extérieure manoeuvre pour obtenir l'éviction des associations de protection de l'environnement, cette affaire montre que la quasi-totalité des maires apprécient l'aide que leur apporte Paysages de France et souhaitent la participation de l'association au sein des groupes de travail chargés d'élaborer ou de modifier les règlements locaux de publicité.
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Jeudi 5 octobre 2006
Suite au vote du Parlement européen sur la Directive "Qualité de l’air" en plénière aujourd’hui, l’eurodéputée Verte française Marie Anne Isler Béguin a déclaré : "Le vote du Parlement est scandaleux dans la mesure où il affaiblit la règlementation sur la qualité de l’air en Europe. Pourtant, le coût des maladies provoquées par la pollution de l’air alourdit chaque jour la facture sanitaire totalement pris en charge par la collectivité.

"Avec une pollution de l’air en Europe à l’origine de 350 000 morts prématurées par an et une augmentation de 9% par an du coût sanitaire, le vote du Parlement européen sur le qualité de l’air est irresponsable. Il affaiblit la réglementation existante.

"Déjà en l’état, les normes européennes de pollution proposées sont loin de respecter les recommandations de l’Organisation Mondiale [de la Santé], notamment pour les particules fines PM10. Même le gouvernement fédéral US requiert des règles plus contraignantes pour les particules très fines PM2.5 !

"L’Union européenne qui était leader en matière environnementale a tendance à s’endormir sur ses lauriers et laisse ses politiques s’affaiblir par le jeu insidieux de la simplification de sa législation et avec la complicité d’une majorité conservatrice au Parlement européen.

"Nous comptons sur la responsabilité du Conseil européen pour maintenir les acquis en matière de dépollution de l’air. La santé n’est pas négociable."

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mardi 8 août 2006

 


Il n’y a pas d’avenir pour nos villes sans des jeunes, des familles nombreuses, et la diversité sociale la plus étendue.

Jean-Pierre FOURCADE (UMP), maire de Boulogne-Billancourt, est le président de notre intercommunalité du Val de Seine qui unit Sèvres à la sous-préfecture.

 

Il préside à l’élaboration du programme local de l’habitat sur notre communauté.

 

Une armée mexicaine s’est réunie pour définir les priorités du logement dans nos villes de Sèvres et de Boulogne-Billancourt.

 

Sachons d’abord qu’alors que 75% de la population française a des revenus lui permettant d’accéder au logement social, Boulogne-Billancourt affiche fièrement un taux de 10,54% de logements sociaux. La ville la plus peuplée de la région Ile-de-France derrière Paris refuse de prendre ses responsabilités légales dans l’accession au logement. Non content de ses réalisations étiques , le président Fourcade annexe les logements sociaux de Sèvres (24,52% des logements)  qui affiche un taux juste au dessus du niveau où la collectivité doit payer une petite « amende » (20%).
Il déclare que le premier objectif du programme communautaire est : la vente des logements sociaux à leurs locataires.

 

Même si le Val de Seine devrait se voir construire 1000 logements sociaux supplémentaires, le taux ne s’élève que de 2% et cela à l’horizon 2012. Avec les ventes prévues par le président, le plancher de 20%, déjà indécent, ne sera jamais atteint.

 

A Sèvres, le nombre des logements sociaux a cessé de progresser significativement depuis longtemps. Les logements vacants de longue durée sont nombreux 1879 à Boulogne (3,2%) et 434 à Sèvres (5,1%) Un déblocage demanderait de sécuriser la remise sur le marché locatif en s’appuyant sur l’action de l’agence foncière prévue par le conseil régional  et par des incitations pour les propriétaires, portées ntamment par le conseil général.

 

Un vrai programme de l’habitat devrait comporter un objectif chiffré d’au moins 30% de  logements sociaux. Ne nous y trompons pas, sauf exceptions rares dans notre secteur la seule façon de pouvoir se loger s’est d’être soutenu par la puissance publique (apl, prêt à taux zéro, accession au logement social etc.).

 

Nous ne pouvons plus admettre comme dans la période 1990-1999, 852 habitants de familles avec enfants aient quitté nos villes chaque année (743 sur Boulogne- Billancourt et  109 sur Sèvres).

Le conseil général doit s'investir pour assurer le droit au logement.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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