Je recommande


 

Jour après jour

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Sèvres

Dimanche 14 janvier 2007

Hommage unanime à Jean-Pierre VERNANT dont on n'a jamais autant parlé dans mes quotidiens de prédilection que depuis son décès. Nous nous associons à ce deuil et je répète notre proposition d'attribution du nom de cet érudit au lycée sans nom de Sèvres. J'ai constaté que cette idée progressait, tant mieux, il faut qu'elle soit acceptée par tous et particulièrement que ce nom puisse avoir un intérêt éducatif pour nos jeunes.

Mais pour moi, une très grande est décédée : c'est Bianka ZAZZO dont le décès m'a semblé passer inaperçu hormis le bel hommage que le Monde lui rend par la plume de Marc Richelle. "Un grand passage" est mon livre de chevet et pour ceux qui connaissent mon intérêt pour une analyse "sexuée" de l'école, nul doute que ce sont les travaux de madame ZAZZO qui m'ont considérablement influencé. Je ne peux que recommander chaudement les trois ouvrages cités par Marc Richelle ainsi que "l'école maternelle à deux ans..."

Bianka Zazzo, maître de recherche honoraire au CNRS, spécialiste de la psychologie scolaire, est morte à Paris, lundi 8 janvier, à l'âge de 91 ans.

 

Elle était née Bianka Goldminc à Lodz, en Pologne, le 26 mars 1915, dans une famille juive de la petite-bourgeoisie aisée. Bien que jouissant d'un milieu familial affectueux et harmonieux, son tempérament passionné en fait une adolescente anticonformiste, qui adhère aux groupements de lycéens de gauche, interdits par la loi. Cela lui vaut, à 16 ans, un emprisonnement de trois mois.

Dès sa libération, sa famille, soucieuse de la mettre à l'abri, l'envoie à Paris, qu'elle découvre avec fascination. Elle ne renonce pas à ses engagements politiques de lycéenne et prend rapidement contact avec ses compatriotes appartenant à des mouvements de gauche, puis avec le Parti communiste français, avec lequel elle rompra en août 1968, écoeurée par le "printemps de Prague".

Elle vivra intensément tout au long de sa vie, avec sincérité et idéalisme, avec sens critique face aux mystifications et impostures, les événements politiques, que ce soit la guerre d'Espagne, la seconde guerre mondiale, la révolte hongroise, la guerre d'Algérie, le Vietnam ou Mai 68.

C'est en 1933 qu'elle rencontre René Zazzo (1910-1995), dont elle devient la compagne, et qu'elle épousera en 1936, dès qu'elle atteint sa majorité. Il lui communique son enthousiasme pour la psychologie, dont il devient rapidement une figure majeure sur le plan national et même international. Elle, de son côté, acquiert ses diplômes, se trouve associée au début des années 1950 à des recherches dans le domaine de la filmologie, étudiant les réactions des enfants spectateurs de cinéma, puis, au titre d'attachée de recherche du CNRS, poursuit ses travaux personnels en vue du doctorat, qu'elle obtient en 1964. Sa thèse, consacrée à La Psychologie différentielle des adolescents, sera publiée en 1966.

Bianka Zazzo participe à l'équipe de recherche mise en place par René Zazzo, sans délaisser son propre programme, surtout après sa désignation comme responsable du Centre de psychologie de l'enfant créé à Nanterre à l'initiative conjointe de l'université Paris-X et de la municipalité.

Elle s'y engagera dans des études longitudinales, trop rares en dépit de leur importance en psychologie du développement, qui donneront lieu à trois publications marquantes : Un grand passage : de l'école maternelle à l'école élémentaire (1978), Les 10-13 ans : garçons et filles en CM2 et en sixième (1982) et Féminin-masculin à l'école et ailleurs (1993).

Ces travaux marqueront une nouvelle génération de psychologues et de sociologues et contribueront notablement à modifier en profondeur le visage de la recherche en France, en mettant l'accent sur des aspects jusque-là méconnus.

Dans un dernier ouvrage, Une mémoire pour deux (2000), Bianka Zazzo livre en contrepoint le récit des soixante ans de sa vie de couple, avec ses tendresses et ses tensions ; le déroulement des deux carrières scientifiques ; l'histoire tourmentée des événements du monde au cours de trois quarts de siècle, auxquels font écho ses engagements politiques et ses déceptions.


Marc Richelle est professeur émérite de l'université de Liège.

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 1 janvier 2007

Evidemment obligé de préciser que mes veux sont sincères, car certains ne le sont sans doute pas. quand on me dit "tous mes voeux", je pourrais croire qu'on souhaite que j'ai tout ce que je veux pendant l'année mais en fait, on ne me veut pas forcément du bien.


En fait, on veut se souhaiter le minimum. Disons que je suis d'accord pour la bonne santé, celà ne retire rien à personne, heureux en amour, pourquoi pas mais il faut voir avec qui.

Pour le reste, ça se discute, je ne peux pas souhaiter sincèrement une bonne année à quelqu'un qui souhaite que l'homonyme du héros de Goscinny et de Sempé gagne la présidentielle (il ne faut pas se moquer des gens sur leur physique, je sais c'est bas, mais les très puissants peuvent supporter les conséquences de leur surexposition) .

Je leur souhaite de mauvais mois d'avril et de mai 2007, pourris même, et une défaite complète et méritée aux législatives de juin.

Celà ne changera peut-être pas tout, restons lucides, mais ça fera du bien.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 7 décembre 2006

Philippe KALTENBACH est maire de Clamart, conseiller régional d'Ile-de-France et postulant aux législatives de 2007. Le Parisien a envoyé une de ses journalistes suivre la semaine de cet élu. L'édile annonce travailler 90 heures par semaine et multiplie les actions édifiantes pour démontrer qu'il est sur tous les fronts. Quelque soit l'estime que je porte au maire de Clamart dont je sais l'investissement et le travail sur "sa" ville, je ne peux que m'interroger sur la propension de nombreux élus à multiplier les mandats, les responsabilités électives au détriment de leur vie personnelle (mais cela regarde l'élu et sa famille) et très certainement aussi au détriment des électeurs. car si le maire de Clamart en est à 90 heures avec un mandat en plus de conseiller régional, qu'en sera t'il s'il est député même s'il démissionne du conseil régional. J'oubliais sa responsabilité de président de l'intercommunalité de Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Malakoff. Il est vrai qu'il reste 78 heures dans la semaine de libre. Il serait peut-être plus simple de dé-cumuler et de savoir déléguer.

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 20 novembre 2006
Un parti politique qui organise des primaires en son sein pour départager plusieurs candidats, quelle belle innovation. Une "première" affirmait les journalistes de France-inter et d'autres radios nationales. Ils ont simplement oublié ou n'ont pas su qu'il y a quelques semaines les verts ont désigné au bout d'une primaire à deux tours (voire trois) Dominique VOYNET comme candidate après plusieurs réunions publiques et un grand nombre de réunions internes où les candidatEs se sont présentés devant les adhérents de notre parti. Seule différence, nous n'avons pas eu droit à une couverture médiatique. Sans réclamer le traitement réservé au PS, quelques miettes nous auraient suffies. La chaine parlementaire aurait-elle osé ouvrir son antenne à nos candidats? Rien n'est moins sur. La dévotion des médias est à l'aune des sondages.
Mais rien, pour les médias, rien n'existe en dehors de deux partis  et l'écologie n'est consommable à une heure de grande écoute que validée par Nicolas HULOT dont la compétence est certaine puisqu'il fait de l'audimat.
Nul doute qu'ils ne soient confrontés encore une fois à l'impensable, que les électeurs ne se laissent pas dicter leur vote. Un traitement équitable et non pas égal, ne rêvons pas,  des candidatEs en lice serait à l'honneur d'une profession (journalistes) peut-être décriée injustement mais dont une certaine servilité et un penchant irréversible pour la simplification interrogent.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 7 novembre 2006
Le jury citoyen de Ségolène Royal ne me fait pas peur. Je trouve que c'est une bonne idée et que ceux qui poussent des cris d'orfraies à cette évocation n'aiment sans doute pas trop la démocratie participative. Il n'existe que peu de contre-pouvoirs aux pouvoirs des élus en place quand ils acquièrent la majorité et singulièrement encore moins au niveau local. il est plus difficlie de contester un maire qu'un premier ministre. Dans les communes, la presse municipale est aux ordres, les délégués de quartier sélectionnés par la majorité, les enquêtes dites publiques sont résevées aux initiés et spécialistes, la proportionnelle n'est pas équitable ni même juste puisque obtenir une voix de plus aux élections vous offre dans une ville de plus de 20 000 habitants, 27 élus contre 8 à la minorité.
Il ne faut pas faire confiance aux élus, il faut les suivre, les évaluer et si possible les contrôler. Un élu sans contre-pouvoirs est soumis à des influences néfastes, favoritisme, corruption, népotisme, autoritarisme. On ne compte plus mes collègues qui, arrivés aux affaires, se laissent griser par leurs pouvoirs de potentats locaux, ne supportent plus la contradiction, attaquent en justice le moindre "blogueur" impertinent et empêchent à tous les niveaux la moindre critique.
Il n'est pas du tout écrit qu'un tel jury pencherait vers une critique des actions menées et son "verdict" pourrait aussi favoriser le dialogue citoyen entre majorité et minorité dans les assemblées.
Les élus sont des gens comme les autres, beaucoup dépendent pour vivre de leur situation d'élus. Petit à petit, ce n'est pas l'intérêt général qui guide leur pas mais aussi beaucoup la conservation de leur poste. Pour cela, on est souvent prêt à beaucoup d'arrangements et de compromissions. La France est un beau pays ou des élus, condamnés pour des délits majeurs, se représentent sans vergogne devant les électeurs, considérant qu'une élection vaut réhabilitation. C'est à dire, droit à l'oubli.
Il existe un beau lycée en Ile-de-France où la plaque commértaive de l'inauguration porte les noms de trois élus d'importance, connus nationalement, et tous les trois condamnés ou mis en examen. Les jurys citoyens ou autre conseil local d'évaluation des politiques n'empêchera pas ces dérives mais nous rappelera à tous qu'un mandat de 5, 6 ou 9 ans n'est pas un laisser-passer pour le mensonge, la démagogie ou pire.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
societe referencement sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus