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Sèvres

Samedi 10 février 2007

François Bayrou se lamentait il y a quelques semaines encore, de la sur représentation dans les médias de Nicolas Sakozy et Ségolène Royal. Il n’a pas eu de mots assez durs pour le complot médiatique qui étouffait la parole de tous les autres candidats.  

Aujourd’hui, escorté d’une pléiade de caméras, il est satisfait, il a son lot de bruit médiatique et promène sa vacuité au fil des plateaux de télévision. Il ne critique plus les médias depuis qu’il peut se prendre pour la troisième roue du carosse puisque les sondages le disent.

Il ne se préoccupe plus de la justice dans l’information et du respect des temps de parole. « Je suis servi, merci » voilà son nouveau mot d’ordre. Il a rejoint le petit club des candidats des médias. Ceux qui à force de ne rien dire satisfont tout le monde.  

Son discours d’eau tiède satisfaisant les appétits consensuels d’une partie de la population aidée par l’absence de mémoire et les lacunes culturelles et historiques d’une grande partie des journalistes, il se hisse dans les sondages à un niveau chevènementeil de 2002. Chevènement au moins, on devinait une ligne chez Bayrou, on devine beaucoup de virages et surtout du mou.

Quand quelqu’un vous dit que « droite et gauche, on ne voit plus la différence »  vous êtes sûr qu’il est de droite ou sur le toboggan glissant d’une vieillesse sénile et profile un ralliement honteux qui assure de vieux jours honorés.  

François Bayrou, qu’on ne s’y trompe pas n’est ni à gauche, ni à gauche. Il est à droite comme tous ses amis et soutiens. L’udf est un parti de droite qui se ménage un espace en développant un discours chrétino-compationnel sur « nos gens ». Son ancrage chrétien lui permet de proposer le cilice à tous genre « les sacrifices sont devant nous » et à ne rien remettre de fondamental en cause.

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Jeudi 8 février 2007

Suite du feuilleton câble. Il reste 1240 abonnés au câble à Sèvres, soit 19% de moins que l’an denier (1524). On en reste à 158 abonnés pour internet.

La gestion du réseau est passé d’opérateurs en opérateurs de Teleservice qui le revend à France telecom qui le revend à NTL qui le revend à NOOS qui le revend à UPC qui le revend à  Numericable.

Pendant des années, le maire nous a promis un avenir radieux, « le nouvel opérateur allait nous faire rentrer dans une ère glorieuse ». Des travaux devaient être engagés. Depuis la mise en œuvre du câble à Sèvres, une erreur de base avait été commise.

Un réseau en fibre optique dont les arrivées dans les domiciles étaient en coaxial sans possibilité d’interactivité, de services comme prévu dans le plan initial. Pendant des années les représentants de Sèvres, se sont allongés devant les opérateurs. Aujourd’hui, devant le désastre que nous avons été les premiers à dénoncer, ils s’agitent et tentent, par exemple, de récupérer une caution de 50 millions de francs que France telecom s’était engagé à faire verser en garantie des travaux de rénovation du réseau dans un délai de trois ans en 1999. Le jugement était attendu le 13 décembre. C’est bien mais ce n’est qu’un début. Il faudrait peut-être se décider à arrêter le câble définitivement. Pour la télévision, l’offre satellitaire ou la tnt devraient permettre à tous une réception convenable. Est-il prévu réellement de rénover les réseaux pour permettre le très haut débit sur l’ensemble de la commune ? J’en doute fortement. Numericable, nouvel opérateur, qui détient 80% des réseaux câblés en France ne se caractérise pas par une gestion extraordinaire de son parc actuel.

Pour poursuivre notre développement durable de la situation de nos élus, 24 000 euros sont consacrés à leurs indemnités mais il y a tout de même 2 (je dis deux) réunions dans l’année.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mardi 6 février 2007
Le dernier texte du Bulletin de l'instruction primaire de Seine et Oise, Bulletin officiel de la République, publié en avril 1940, demandait aux enseignants de consacrer une heure par semaine à une initiation de la vie anglaise. Ce fut le dernier de la troisième république.

Les deux bulletins suivants contiennent en quelques textes clefs, une histoire condensée de ce que fut la politique menée pendant les années d'occupation et de collaboration. Le premier texte professionnel du 5 août 1940, renforce le pouvoir exclusif des directeurs d'école. Le troisième demande aux enseignants une déclaration sur l'honneur de ne pas appartenir à une société secrète. Les pages suivantes évoluent de l'interdiction du travail des femmes mariées dans la fonction publique à la loi sur le statut des juifs leur interdisant entre autre l'enseignement, suivi du rétablissement de l'enseignement congréganiste, la suppression des écoles normales primaires, les modalités de relévation de leurs fonctions des enseignants "qui ne comprennent pas la nécessité de renoncer aux agitations politiques anciennes etc.", la suppression de tous les organismes consultatifs de l'éducation nationale, l'interdiction de nombreux manuels scolaires, et curieusement l'instauration d'une note d'inspection de 0 à 5.
Ces quelques dizaines de pages d'un bulletin officiel d'il y a plus de 60 ans aujourd'hui font comprendre mieux que tout autre essai ou ouvrage historique la nature et la violence inouïe dès juin 1940 du régime dirigé par Pétain.

par Frédéric Puzin publié dans : Histoire(s)
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Vendredi 2 février 2007

J'avoue que la photo n'est pas des plus séduisantes mais comme c'est un commentaire polémique, je l'ai choisie hideuse.

Enfin ! « The lethal weapon 5" (arme fatale) avec André Glucksman dans le rôle de l’imprécateur écarquillé.

C’est un nouveau soutien de poids dont vient de disposer la droite. Bel esprit éclairé, le jeune Glucksman avait choisi le maoïsme dont on connaît toute l’importance dans la défense et la promotion des droits de l’homme ; sans doute effrayé par le poids de ce péché originel, notre exaspéré en fait des tonnes mais jamais assez dans la défense des grandes causes « je suis la mauvaise conscience de l’occident ».

Dans le désordre, les boat people, les tchétchènes et le must du must le républicain américain va t’en guerre et conservateur. Apparemment, c’est surtout de la dernière espèce dont se préoccupe fort justement notre philosophe. Car qui subit plus d’avanies que nos amis américains ? Ne peut-on les soutenir dans leur croisade ? Même si on en a pour une ou deux générations, pourquoi ne pas prendre notre mal en patience, envoyer quelques douzaines de milliers de gosses désargentés se faire tuer, cela  a tout de même une autre gueule que d’aller dormir dans un modèle bas de gamme Décathlon sur le canal saint-Martin. Notre Glucksman pensait que l'Irak avait des armes de destruction massive, il pense toujours, des dizaines de milliers de morts plus tard, que l’expédition américaine en Irak est une bonne chose mais il annonce qu’il faut simplement plus de temps.

Donc ne pas se tromper, ce genre de philosophe vole haut et n’a pas le temps de s’occuper des contingences terrestres type sans-papiers, expulsés, sdf, exclus, injustices sociales. De toutes façons, le rmi en France c’est trois fois le salaire de base d’un milicien à Groznyï, alors de quoi se plaint-on ? 
 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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