Les Verts, stratégie payante
Les Verts retrouvent des couleurs. Noël Mamère a été réélu dès dimanche à Bègles avec 56,6 % des voix. Dominique Voynet enquiquine Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) à Montreuil. «On devrait
avoir au final 25 à 30 % d’élus municipaux supplémentaires», se félicite Jean-Vincent Placé, vice-président de la région d’Ile-de-France. La double stratégie (alliance avec le PS et listes
autonomes) s’est avérée payante pour sauver les 2 000 élus des dernières municipales. «Comme les socialistes ne nous ont pas matraqués, ils nous ont ouvert leurs listes. La poussée à gauche
nous a profité» , explique Placé. Quant aux listes autonomes, elles enregistrent des scores significatifs partout où les combats et le bilan des Verts leur ont été crédités : c’est
le cas à Grenoble où leur liste totalise 15,5 %, ou à Morlaix (26,5 %) et Quimper (16,8 %). A Montpellier et Lille, ils se tassent un peu, avec 11 % des voix. Idem pour Michèle Rivasi, qui
cartonne à Valence avec 20 % des voix. Seule contre-performance : Denis Baupin à Paris, avec 6,78 %, fait moitié moins qu’en 2001. Selon l’accord bouclé hier, avec le maire (PS) de Paris, Jacques
Boutault devrait rester maire du IIe et les écologistes disposer de 9 conseillers de Paris contre 23 en 2001 et à Sèvres, un excellent résultat de la liste Sèvres écologie avec plus de
10% des suffrages et plus de 13% pour l'élection cantonale.
On a un peu de mal à sauter dans la polémique qui oppose le maire sortant aux socialistes. Je ne crois pas que l’étiquette politique induise une mauvaise gestion a
priori. Je ne suis pas convaincu par les explications socialistes comme par celles du maire. On fait feu de tout bois et on assène afin de montrer qu’on est le meilleur à droite ou l’opposant le
plus féroce. De billets d’humeur en papiers jaunes avec marqué en gros M.X MENT, j’ai l’impression de me retrouver dans un théâtre où les rôles sont indiqués d’avance.
Notre liste Sèvres écologie et Catherine Candelier, notre candidate aux cantonales, sont attaquées par le maire mais cela prête à sourire parce ce qu’il reprend
des points de notre programme que nous ne renions pas : nous voulons accroître la part des logements aidés à Sèvres pour arriver à 30% et nous voulons donner une activité économique sur
l’Ile Monsieur en complément à la base nautique.
Pour la droite 25% c’est le plafond de tolérance alors que plus de 50% de la population sévrienne a des ressources qui lui permettraient l’accès au logement
aidé.
Chacun sait que l’élection ne se jouera pas sur le coût de la reconstruction de l’école Croix-Bosset ou sur le niveau de la dette de la ville. Elle se jouera sur les
frasques de Nicolas, le troisième mandat (trop long), la mauvaise image de l’ump (Neuilly), l’énervement du maire qui perd un peu patience pendant son mandat, la liste MoDem, dite de droite, mais
dont personne ne sait ce que veut son chef et qui a pour fonction de retirer des suffrages de droite au maire, le programme de chaque liste, espérons-le, et l’image renvoyé par son leader
etc.
Curieusement, personne n’a demandé un débat entre candidats qui
permettrait de faire la lumière sur les affirmations des uns et des autres. D’ailleurs ces polémiques intéressent tellement la population qu’en 7 ans la moyenne d’assistance aux conseils municipaux
doit être de 3 à 4 personnes et nous avions une résistante pour le dernier de la mandature.
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