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Sèvres

Samedi 13 mai 2006

  Le bus citoyen de Radio France-Maghreb était samedi 6 mai devant la mairie de Sèvres. J’en étais un des invités à l’initiative de l’association des musulmans de Sèvres. J’en remercie son président Monsieur NACEUR.

 

 

 

 

 

L'Association des Musulmans de Sèvres, Radio France Maghreb (FM 99,5), Coordination Islam et Société 92 organisaient les débats.

 

 http://www.francemaghreb.com/index.php3?rub=presentation

Les thèmes qui devaient être abordés : la citoyenneté et les Musulmans, la citoyenneté dans la ville

Cette émission se passe dans un bus auquel la mairie a offert un emplacement devant la mairie, une alimentation électrique et une ligne de téléphone qui sert de lien avec la radio . C’est une série d'émissions «Bus de citoyenneté 92» faites à l'initiative du collectif CIS 92. Il s'agit d'un bus ambulant qui sillonne les villes du département et offre à celles ci de parler de la citoyenneté.

Les objectifs en sont pour ses organisateurs
-         « D'amener la communauté musulmane et les citoyens en général de
croire à la démarche citoyenne.
-         De donner envie à ce que le citoyen s'implique dans la société
civile et à ce qu'il soit concerné par le vote politique. »

 
Une première table ronde autour de
''La citoyenneté en France : Etat des lieux et perspectives ''
         - Monsieur François KOSCIUSKO-MORIZET (Maire de Sèvres)
         - Monsieur Mohamed MESTIRI ( Directeur de l'IIIT France)
         - Madame Mérizia LABIDI-MAÏZA ( Penseur, Ecrivain).
         - Madame LAFOSSE-MARIN Marie Odile  ( Présidente Dialogue JCM ).
- Monsieur Rachid MIRA ( Responsable des conférences AMS). et monsieur NACEUR.

  Une seconde table ronde autour de ''La citoyenneté à Sèvres''        avec notamment Jean-Pierre FORTIN (UMP) , Rolande SARINELLI (UDF maintenue), Jean-Luc MICHAUD (PS), Boumedienne CHAKOURI (PCF) et moi-même (Verts).

 

 

Il faut saluer l’accueil merveilleux et roboratif, gâteaux et boissons, débat et sollicitations amicales. Tout était très bien. On nageait dans le bonheur et la compréhension entre tous les peuples, toutes les religions, convictions etc. mais on n’abordait aucun sujet fâchant quant tout à coup l’animateur de l’émission se demanda pourquoi les étrangers hors union européenne n’ont pas le doit de vote aux élections locales. Et de donner l’exemple du père de Zidane.

Rolande recracha sa corne de gazelle, les représentants de la droite compassionnelle dans l’autobus se levèrent d’un bond et d’un doigt vengeur vers le mécréant, éructèrent que s’il veut voter, le père du héros national, il n’a qu’a devenir français.  Rolande SARINELLI (UDF canal historique) a eu du mal à contenir sa nationale indignation et la qualité du débat qui suivit s’en ressenti. Echauffé, Jean-Pierre FORTIN (UMP la force est avec Nikola) nous fit une lecture de mémoire du bulletin municipal (« luxe, volupté, calme et harmonie dans la ville »).

Recette : Donc pour obtenir « le réactionnaire à l’étouffé »  prendre une adjointe, un conseiller délégué, un maire. Les placer dans un bus au soleil. Faire mariner une demi-heure. Servir du thé à la menthe très chaud, quelques gâteaux et répétez distinctement : droit de vote aux étrangers extra-communautaires. Si le mot « extra-communutaire » est un peu compliqué surtout qu’on est dans l’union européenne et plus la communauté dites « droit de vote au immigrés » effet garanti. 

 

Rolande avait décidé de tenir la vedette et de faire la leçon à l'association qui organise des ateliers informatiques. « Quoa ? Il faut que vos jeunes, monsieur, aillent à l’escale, avec les autres, pour s’intégrer ! ». Le président a du lui expliquer que les jeunes se débrouillent très bien sans lui et qu’il s’agit d’adultes. De toutes façons, elle avait décidé qu'on allait parler du maghreb. Non lui dit le journaliste, on va parler citoyenneté. « Quoa ?? alors que la radio s’appelle radiomaghreb ! » « Non France–Maghreb » répond l‘animateur. "De toutes façons, je connais très bien le sujet, conclue t’elle, il y a deux jours j’étais au Maroc ».

Les autres bien dans leur rôle et le conseiller vert se demandant quels rapports entre citoyenneté et religion. La république s’étant construite malgré une religion. La religion et les croyances étaient du strict domaine privé et il n’était pas question de raisonner en terme de communautés dans le champ politique.

Nous soutenons la discrimination positive en faveur des minorités visibles mais la question n’est pas religieuse mais sociale. Ce ne sont pas tant les musulmans qui souffrent de discriminations que l’ensemble des citoyens originaires du maghreb. (et d’autres origines, bien entendu)

 

Un bien beau débat mais surtout une initiative intéressante qui montre que lorsqu’on gratte un peu tout cela n’est pas si facile.

 


par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mercredi 10 mai 2006
Les 16156 m 2 des 250 logements de la résidence des Hauts-de-Sèvres à Sèvres seront donc vendus à la découpe par la société GECINA, société contrôlée par le groupe espagnol METROVACESA. 
Cette société est une spécialiste de l’immobilier et possède un parc important, quasiment exclusivement en région parisienne.
 
Un de ses points de faiblesse est justement la vulnérabilité de son parc trop concentré à et autour de Paris( + de 95% de son parc) donc soumis à des possibilités de fluctuations de prix importantes. Si l’immobilier s’effondre à Paris ou ne baisse seulement que de quelques pour cent, c’est l’ensemble de la société qui en est affecté sans pouvoir équilibrer par de bons ou moins mauvais résultats sur d’autres sites. Cette faiblesse est pointée par les analystes financiers qui suivent GECINA.
 
« Les points faibles de la valeur
- Gecina (GFC) est très dépendante de la santé du marché local parisien (96 % des loyers du groupe sont perçus à Paris et en région parisienne). »
 
Conséquence : un désengagement du locatif résidentiel le moins fructueux en Ile-de-France, secteur qui rapporte déjà moins que l’immobilier de bureaux.
 
GECINA l’a si bien compris qu’elle vient d’inaugurer un immeuble de bureaux à Levallois-Perret et achète le 3 mai dernier un immeuble de 5000 M2 de bureaux à Paris.
Dans son rapport 2004, la société précise :
 
« Les investisseurs institutionnels, et
notamment les sociétés foncières,
ont mis à profit les fortes valorisations
du marché pour mener une politique
de désengagement de l’immobilier
d’habitation. Leur importance au sein
des bailleurs privés du secteur locatif
libre a donc régulièrement diminué.
Bien que première foncière française,
GECINA représente une part non
significative de ce secteur. »
 
Faut-il en penser que cela constitue sa politique ?
 
Son patrimoine locatif est impressionnant, dans notre secteurs GECINA est propriétaire de nombre d’immeubles à Boulogne-Billancourt et aussi de quelques propriétés de Ville d’Avay, Meudon, Vanves etc.
 
 
Les locataires ont six mois pour indiquer s’ils souhaitent acheter ou terminer leur bail et quitter leur logement. Les prix sont fixés à 3750 euros du M2 Deux éléments devraient pouvoir faire baisser le prix d’acquisition l’ancienneté dans les lieux et la date d’échéance du bail. Ces réductions pourront s’étager ainsi de 8 à 20%. Trois tarifs coexistent : pour les locataires, les investisseurs et les « extérieurs ».
La vente peut être une opportunité pour certains qui souhaitent s’agrandir, changer de logement. Les personne âgées « bénéficient des protections accordées par la loi » me précise une des négociatrices du groupe qui fait état de « l’enthousiasme » général dont le retour d’anciens locataires qui voulaient acheter mais n’avaient pu le faire précédemment. On peut douter que l’enthousiasme soit partagé par tous. On pense généralement qu’1/4 des locataires ont les moyens ou l’envie de devenir propriétaire dans ce cas de figure.
L’impact sur le quartier n’est pas quantifié. Une société décide brusquement de changer la vie de 252 foyers et d’un quartier de notre ville parce qu’il faut consolider les comptes, prendre ses bénéfices, distribuer des dividendes.
 
Que faire ?
Le programme local de l’habitat de la communauté du Val de Seine (Sèvres et Boulogne-Billancourt) dans sa thématique 3 propose de recourir à l’acquisition et l’amélioration de logements privés qui rentreraient alors dans le parc social.
C’est la proposition que je ferai à la SEMI (Société d’économie mixte de Sèvres) de faire un montage avec la communauté d'agglomération, permettant d’acquérir tous les logements en vente, dont les locataires ne souhaitent pas faire l’acquisition, pour préserver notamment la mixité sociale du quartier.
L’objectif est de permettre le maintien sur place des ménages ayant des niveaux de revenus moyens ce qui constitue le profil du secteur.
Je demande à la Communauté d’agglomération, compétente , d’intervenir sur ce point.
Comme le précise l’action 3.2 du programme local de l’habitat de la communauté, nous souhaitons « éviter l’amplification du phénomène de vente à la découpe et surtout ses conséquences en terme de peuplement, induite par la disparition de logements à loyers bas ou intermédiaires » (sic). La communauté doit utiliser, comme prévu, « l’outil de la préemption ».
Je n’insisterai pas sur la phrase du programme local précisant qu’il faut « prévenir ces ventes en instaurant des réserves pour le logement (…) grâce à une veille active ».
Cette prose de Jean-Pierre FOURCADE et de François KOSCIUSKO-MORIZET vaut pour ce qu’elle pèse dans la réalité : rien. Nous avons à exiger que ce programme soit suivi d’effets concrets.
La réalité nous y pousse.
 
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Samedi 6 mai 2006

Dans le domaine de l’alimentation, cela veut dire, manger des légumes de saison cultivés à proximité de chez soi. Les Verts de Sèvres ont pris l’initiative de créer une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Les Amap sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme implantée à proximité. Il s’agit d’organiser la vente directe par souscription des produits de la ferme. C'est l’occasion de redécouvrir des légumes que l’on n’a plus l’habitude de cuisiner et bien sûr de manger bio. Pas sûr que l’on regrette les haricots verts du Kenya en plein hiver.

L'amap de Sèvres a procédé à son premier partage mercredi 3 mai.

Deux livres sur le sujet : « Pétrole apocalypse », de Yves Cochet chez Fayard. « La vie après le pétrole, de la pénurie aux énergies nouvelles » de Jean-Luc Wingert chez Autrement.


par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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