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Sèvres

Vendredi 25 mai 2007

Le Maire de Suresnes a lu les instructions préfectorales pour les communes
concernées à notre conseillère municipale Viviane MEILHAC.

"Les bulletins de vote transmis à la commission de propagande et acceptés
par elle seront scannés, et donc reproduits à l'identique sur
l'interface des machines à voter, sauf qu'à Suresnes/Nanterre avec les 16
candidats, ils seront plus petits, mais intégraux (le maire a
insisté là-dessus, en comparaison avec les 28 candidats des européennes de
2004 où nous n'avions pu avoir que les noms des têtes de listes sur
l'interface ..."

Le ps a écrit aussi au préfet pour l'interroger sur les indications sur les bulletins de vote. A quand la liste des municipalités socialistes et de gauche employant des machines à voter dans l'indifférence partisanne depuis longtemps, hormis le combat d'élus verts? Je pense à Brest, par exemple.

Comment peut-on faire liste commune avec des candidatEs soutenant les machines à voter dans la commune où ils sont adjoints? Ce thème n'est absolument pas abordé par la candidate radicale de gauche Caroline ROY, dans la 8ème circonscription, dont le suppléant socialiste combat les machines à voter. Rien sur le blog de Caroline Roy sur ce thème central qui agite le département. Le maire de Chaville dont elle est adjointe, défend avec acharnement ces machines.

La question des machines à voter est vraiment une question centrale sur la place du citoyen et des pratiques démocratiques.


par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Jeudi 24 mai 2007


 

« En France, où le nucléaire est omniprésent, il ne représente que 17 % de l'énergie finale consommée. Dire qu'il va nous sauver du changement de climat n'est pas raisonnable ! Tout passe par la sobriété et la maîtrise de l'énergie. Au niveau national comme mondial, la principale marge de manœuvre de lutte contre le réchauffement, c'est la maîtrise de l'énergie. Dans ce domaine, on oublie le rôle des infrastructures. Un exemple : Barcelone et Atlanta sont deux villes d'un million d'habitants. La première est concentrée, la seconde, étalée. La consommation d'énergie dans les transports est sept fois plus importante à Atlanta ! Mais une fois que l'autoroute est faite et les pavillons construits, il y en a pour cent cinquante ans ! Or nos dirigeants, nos élus locaux n'en sont pas conscients. »  (Benjamin Dessus-Global Chance)

 

Le nucléaire, c’est 78% de l'électricité produite en France (17% de l’énergie consommée), ce qui est une exception puisque au niveau mondial, il représente à peine 2% de l'énergie consommée. Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%). 
Le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée, car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités. On voit donc bien que continuer à développer le nucléaire ne résoudra en rien la crise énergétique.
La facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays. On compte chaque année en France environ 500 « incidents » nucléaires .On oublie d'évoquer les risques de prolifération et ceux liés aux déchets, dont personne ne sait que faire. 
La facture nucléaire est déjà très lourde : 153 milliards d’euros pour construire les 58 réacteurs français, et elle s'annonce encore bien plus importante (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros. Le futur réacteur EPR c’est plus de trois milliards d’euros, avec la même somme, on pourrait grâce à des sources d’énergie renouvelable produire plus d’électricité et créer 15 fois plus d’emplois non délocalisables. Et bien entendu, l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas !

 

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 23 mai 2007

D'excellents échos pour notre initiative dont le mérite revient à Alain Mathioudakis qui a su lever le lièvre du suppléant que la préfecture des Hauts-de-Seine se propose de faire disparaître des bulletins de vote électronique par manque de place. Depuis que début février dernier j'ai fait publier une tribune sur l'utilisation des machines à voter sur le journal municipal de Sèvres, c'est un dossier sur lequel la mobilisation ne faiblit pas. Pourquoi, dans la 8ème circonscription, les sévriens n'aurait droit qu'au nom de Luc Blanchard, candidat sur les machines et les meudonnais à l'ajout de celui de leur conseillère municipale Solange Marle. Bientôt, si les candidatures se multiplient, nous aurions "Blanchard" sans prénom puis "L.B" puis "B".

Laurent Piéchot, conseiller municipal socialiste à Issy me rappelle qu'une action conjointe PS-PS-Verts-UDF lors des élections présidentielles avait été engagée à Issy.

Il me précise que "pour ce qui concerne l'inscription des suppléants sur les bulletins de vote, c'est une obligation du code électoral. (art. R103 voir ci-dessous). Cela doit donc s'appliquer également aux interfaces des ordinateurs de vote,le code ayant plus de valeur que les instructions permanentes du ministère de l'intérieur du 26 mai 2004." et il a raison.

"Nous devrions maintenant construire des actions  conjointe car,  à Issy-les-Moulineaux, il sera difficile de respecter la réglementation. En effet,  il faut que l’écran des machines ivotronic d’Issy-les-Moulineaux présente sur UNE SEULE COLONNE les 14 bulletins dans l’ordre d’enregistrement comprenant le nom du candidat, le nom du suppléant (art R103), le logo, l’étiquette politique ou le nom du parti. 
Cela ne sera pas possible sur l’écran de 15 ‘ qui équipe les ordi de vote. Les zones tactiles vont se chevaucher(...)."
 
Oui, nous continuerons avec tous. Par contre, où est la logique quand on voit des communes dirigées par des socialistes s'équiper en machines ou même sur le territoire d'Arc-de-Seine, Chaville, seule ville de "gauche" s'accrocher aux machines contre l'avis des socialistes locaux.
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mardi 22 mai 2007

Lettre ouverte au ministre de l'intérieur, au préfet des Hauts-de-Seine, aux maires concernés

Le nombre important de candidats aux élections législatives du 10 juin 2007
va nécessairement poser un problème de présentation de l'interface de la
machine à voter sur laquelle les candidatures sont indiquées.

En effet, sur cette interface, limitée de façon physique, il ne pourra être reproduit les bulletins de vote en leur format original.

Les services de la préfecture des Hauts de Seine envisagent donc de demander
aux sociétés agréées (INDRA, NEDAP, RDI-Consortium Univote), via les
administrations communales concernées, de faire application des dispositions du paragraphe 2
de l'instruction permanente du Ministère de l'Intérieur  en date du 26 mai 2004
relative "aux machines à voter".

Ces règles précisent que les informations suivantes doivent être affichées:
"le nom du candidat, l'étiquette politique, le logo d'un parti, le nom d'un
parti".

Il n'est pas fait mention du nom du suppléant. Or, le découpage des
circonscriptions de notre département fait qu'un candidat se présente sur
plusieurs cantons appartenant à des villes différentes qu'il ne connaît pas.

La combinaison candidat - suppléant permet de résoudre cette difficulté en
faisant jouer la connaissance du terrain du suppléant dans des endroits où
le candidat titulaire n'a pas d'attache particulière.

Un autre problème posé par cette règle est constitué par le fait qu'il y
aura rupture d'égalité entre les citoyens. En effet, dans les 1°, 2°, 3°, 4°, 7°,
10°, 12° et 13° circonscriptions, une partie des votants de ces
circonscriptions aura accès au bulletin papier et pourra ainsi lire le nom du suppléant alors
que l'autre partie des votants ne pourra avoir accès qu'aux informations
indiquées précédemment ne mentionnant pas le nom du suppléant.

Nous vous demandons donc de faire apparaître le nom du suppléant sur
l'interface des machines à voter. Et dans le cas où cela se relèverait impossible de
demander aux communes concernées de faire cesser tout usage de ce type de
machine.


par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Lundi 21 mai 2007

 Je vous retransmets les réponses du maire de Sèvres aux questions posées par moi-même et par Catherine Cyrot pour les socialistes. Elles sont normalement en fin de séance mais le "couper-coller" permet des miracles. rappelons que les socialistes réagissent suite à notre publication dans le bulletin municipal d'une demande de moratoire. Nous nous félicitons d'être rejoints sur cette question. Cela permet de juger de la validité des arguments du maire.

A la suite de l’examen des questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil municipal, le Maire rappelle que le règlement intérieur du Conseil municipal, adopté à l’unanimité, dispose que « les Conseillers municipaux peuvent poser des questions orales ayant trait aux affaires de la Commune et portant sur des sujets d’intérêt général ; chaque question ne peut excéder trois minutes ; le Maire, l’Adjoint ou le Conseiller compétent répond. Les questions orales ne donnent pas lieu à débat ». A la suite de ces précisions, le Maire donne la parole à Mme CYROT concernant sa question sur le vote électronique.Mme CYROT lit le texte de sa question. A la suite de cette question, le Maire donne la parole à M. PUZIN dont la question concerne également le vote électronique. 

 

M. PUZIN lit le texte de sa question : « les technologies de l’information et de la communication peuvent constituer un apport à la démocratie participative lorsqu’elles favorisent l’expression des citoyens et leur consultation, permettant de mieux les associer aux prises de décision dont les élus ont la mission. Mais nous considérons que ces technologies présentent des risques, non maîtrisés à ce jour, qui en rendent l’utilisation inappropriée dans le cadre des échéances électorales. Les machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd’hui en cours d’installation à Sèvres sans qu’un débat public et même au sein du Conseil municipal n’ait eu lieu sur le bien fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation. Le vote dans un lieu public est un acte symbolique au cœur du système de démocratie représentative en France. Il faut d’abord chercher à améliorer la participation au vote, favoriser l’inscription sur les listes, inciter à participer à la tenue du scrutin et au dépouillement du vote. Les machines nous obligent à faire confiance à un ordinateur dont le code de traitement est secret et sans aucun moyen de recomptage. Rejoignant l’avis de nombreux experts et citoyens, les débats qui traversent de nombreux pays utilisateurs, nous posons outre le débat public, deux conditions, aujourd’hui non respectées, concernant les machines à voter : que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage et que le votant puisse, à travers ce papier, contrôler que la machine a correctement enregistré son vote, que le socle technique de la machine et du logiciel soit en logiciel libre ou à minima des logiciels ouverts à tous et non des codes secrets et propriétaires. En attendant le respect de ces deux conditions, nous appelons la municipalité de Sèvres à arrêter de les utiliser et nous demandons à l'Etat de retirer l'agrément des machines avant la tenue de ce débat public. Nous demandons également que les électeur-ices-s ne se voient pas imposer un vote par une machine dont on ne peut garantir la façon dont il sera comptabilisé. »

 

M. PUZIN, tout en admettant certains avantages à l’utilisation de ce système comme par exemple le fait de ne pas avoir à recourir à des scrutateurs les dimanches soirs, constate que de nombreuses Collectivités, et même en Irlande, ont suspendu ou simplement refusé l’utilisation du vote électronique.Aussi, M. PUZIN, au nom du groupe des verts, demande un moratoire à Sèvres sur l’utilisation des machines à voter électroniques. 

 

Le Maire, pour répondre aux deux questions relatives au vote électronique, rappelle que celui-ci est autorisé en France depuis une loi du 10 mai 1969 ; ainsi, l’article L 57-1 du code électoral dispose que « les machines à voter peuvent être utilisées dans les bureaux de vote des Communes de plus de 3 500 habitants figurant sur une liste qui sera fixée par décret en Conseil d’Etat ; les machines à voter doivent être d’un modèle agréé par arrêté du Ministre de l’Intérieur ». Le Maire précise que les machines à voter (qui sont utilisées depuis 2005 à Sèvres) sont de marque NEDAP, et d’un modèle agréé. De même, le Maire souligne que les recommandations de la CNIL , notamment dans sa décision du 1er juillet 2003, portent essentiellement sur le vote à distance, par Internet, et non pas sur le vote électronique en lui-même. De plus, s’agissant de l’absence de possibilité de recomptage des votes, le Maire précise qu’avec le système du vote papier, seuls les bulletins blancs ou nuls sont conservés, les autres étant immédiatement détruits, d’où une absence également de possibilité de recomptage. Le Maire ajoute que l’un des avantages du vote électronique est la disparition des bulletins nuls et par conséquent des possibilités de fraude au moment du dépouillement. Pour répondre à Mme CYROT, le Maire admet que le dépouillement est un moment de démocratie directe, mais que la difficulté avec le vote papier était, d’une part, de trouver des scrutateurs et, d’autre part, de trouver les assesseurs ; lors des dernières élections seuls deux partis ont fourni des assesseurs pour l’ensemble des bureaux de vote, à savoir l’UMP et le PS. Ce problème est d’autant plus important lorsqu’il y a deux élections le même jour, dans la mesure où il est nécessaire d’avoir le double de personnel et d’assesseurs. Le Maire précise, s’agissant des élections présidentielles, que la suspension de l’utilisation des machines à voter aujourd’hui est juridiquement et techniquement impossible ; en effet, et ce conformément au code électoral, le processus d’impression des bulletins de vote et d’enveloppes a déjà été lancé par les services de l’Etat. Ainsi, Sèvres ne disposera que d’un nombre limité de bulletins, au cas où certaines machines à voter seraient en panne. Relativement à l’absence de débat préalable soulignée par Mme CYROT, le Maire rappelle au contraire que le compte-rendu de Municipalité du 15 novembre 2004 précise que la Ville a l’intention d’utiliser, dans trois bureaux de vote, pour le référendum européen, des machines à voter, ce qui a été fait sans aucun problème, de même pour 5 bureaux de vote lors des élections cantonales de janvier 2006. Le Maire ajoute que dans le cadre du vote du budget supplémentaire de juin 2006, le Conseil municipal a pu prendre connaissance de l’acquisition de 11 machines électroniques pour un montant total de 62 139 euros (dont 4 400 euros de subvention) et qu’aucune observation n’a été formulée. Le Maire souligne que le coût de ces machines est amorti en quatre scrutins, dans la mesure où il y a des économies de personnel municipal. Selon le Maire, pour répondre à M. PUZIN, les Communes qui ont adopté le vote électronique l’ont fait progressivement ; l’exemple de l’Irlande est en partie inexact dans la mesure où il avait été prévu de mettre en place, en même temps que le vote électronique, la transmission des résultats par Internet ; dès lors le risque de fraudes était trop élevé, d’où la non utilisation de ces machines à voter en Irlande. En conclusion, le Maire justifie le choix de la Commune du vote électronique en trois points : il s’agit de l’application de la loi, c’est un procédé fiable qui a fait ses preuves ; ainsi, 70 grandes Villes vont utiliser ce système pour les prochaines élections, notamment de nombreuses Communes socialistes ; cela dépasse largement les clivages politiques traditionnels, c’est un procédé économique pour les finances de la Ville ; de même, cela va dans le sens du développement durable puisque l’on économise du papier. Avant de donner la parole à M. MICHAUD, le Maire craint que ce débat tardif sur le vote électronique ne soit de nature à favoriser l’abstention. 

 

M. MICHAUD, avant d’exposer sa question, interroge le Maire sur la manière dont vont être distribuées les cartes aux nouveaux électeurs le samedi 31 mars 2007 à Sèvres, en espérant que les bulletins ne seront pas fournis de manière sélective avec ces cartes. Le Maire rappelle qu’avec le vote électronique il n’y a plus de bulletins papiers. M. MICHAUD demande au Maire si les membres de l’opposition sont invités à la manifestation du samedi 31 mars dans la mesure où elle concerne tous les sévriens. Le Maire répond qu’évidemment tout le monde est invité ; cette manifestation a été décidée tardivement puisqu’un texte relativement récent accompagnée par une circulaire préfectorale, a demandé aux Villes de distribuer les cartes électorales aux jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans au cours de l’année. Ainsi, cela ne pouvant avoir lieu pendant la campagne électorale officielle, la remise des cartes électorales se fera le samedi 31 mars dans les locaux de Sèvres Espace Loisirs.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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