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Sèvres

Vendredi 13 juillet 2007
 Le groupe des 9 (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Ecologie sans frontière, Réseau Action Climat, France-Nature-Environnement, ROC,   LPO, Fondation Hulot) qui représente le milieu associatif pour la 
 préparation du Grenelle de l'Environnement, a failli claquer la   porte au nez de Jean-Louis Borloo hier soir. Tout simplement parce   que le ministre avait décidé que le Grenelle ne serait plus une   négociation, mais une sorte de Forum. Les associations ont rappelé   au ministre de plus en plus dépassé et inquiet que dans le texte de 
 l'entrevue avec Nicolas Sarkozy, il était bel et bien écrit «  négociations ».

 Le ministre a cédé mais il a de plus en plus de mal, faute de   maîtriser les dossiers, à résister au MEDEF, à la FNSEA et aux   représentants des PME. Sans oublier la CGT et les syndicats de   cadres. Le nombre des « participants » enfle tous les jours, le   Grenelle tourne progressivement à la foire d'empoigne. Comme si les 
 écologistes et les naturalistes allaient se mêler des négociations  sur les salaires ou les retraites, etc.

De plus, les représentants de France-Nature- Environnement, dont la  représentativité ne peut pourtant guère se mesurer à la LPO, au   WWF, au RAC ou à Greenpeace est en train d'essayer de tirer la   couverture à elle, en exigeant d'avoir la moitié des postes dans la   représentation pour le Grenelle. Alors que de nombreuses 
 associations trouvent qu'un tiers, c'est déjà généreux. En fait,   FNE, anticipe des résultats du Grenelle et voudrait avoir la   certitude de rafler la majeure partie des subventions qui   pourraient en découler, etc.

 Les prochains jours risquent d'être tendus et la rupture des pré- négociations reste tout à fait possible. Les réunions d'urgence  succèdent aux réunions d'urgence alors que le torchon brûle  toujours entre le ministre d'Etat et Nathalie Kosciusko-Morizet qui  se voit peu à peu dépossédée de ses responsabilités.

 JNE - 11 juillet 2007 - Par Claude-Marie Vadrot
 http://www.jne-asso.org/

 Les JNE regroupent 290 professionnels de la presse écrite ou  audiovisuelle, de l'information ou de l'écriture, tous spécialisés  dans l'environnement, l'écologie, l'éco-tourisme, la protection de  la nature, le cadre de vie ou l'énergie. L'essentiel des médias  nationaux et des magazines spécialisés est représenté au sein de  l'association.




 
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 11 juillet 2007
tshirt-earthflower.jpg
Les Verts des États-Unis ont adopté dix valeurs qu'ils estiment centrales pour un parti écologiste et qu'ils essayent de mettre en oeuvre aux échelons où ils sont représentés. Elles ont été ratifiées lors de la convention nationale de Denver, en 2000. Ces valeurs sont les suivantes:

  • La démocratie à la base
  • La justice sociale
  • La sagesse écologique
  • La non-violence
  • La décentralisation
  • L'économie basée sur les communautés locales
  • Le féminisme
  • La diversité
  • La responsabilité
  • L'attention portée sur le futur
http://www.gp.org/tenkey.shtml
par Frédéric Puzin
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Dimanche 8 juillet 2007

non-4-voies-48034.jpgAller en séance du conseil général des Hauts-de-Seine constitue une aventure inhabituelle. Le bâtiment est gros, laid et impersonnel, une porte à tambour ne laisse passer que nos notables conseillers généraux, déposés, pour la plupart par leurs chauffeurs qui s’empressent de leur ouvrir la portière pour éviter que l’élu ne soit contraint de l’ouvrir lui-même.
Pour aider à la convivialité du lieu, une guérite est installée à 50 mètres de la porte où un aimable cerbère fait attendre le bas peuple qui souhaite assister à la séance. Pour pénétrer dans l’enceinte, on passe par une entrée de côté, sombre et étroite où le détecteur de métaux nous attend. Au bout de 15 marches, on a droit au tapis et on débouche dans une salle « moderne » dans le mauvais sens du terme.

Le président est face à l’assemblée entouré de ses services  et ses vice-présidents comme tous les autres élus sont dans la salle face à lui.

L’appel mentionne l’absence d’un certain conseiller général nommé Nicolas Sarkozy. Et de nombreux conseillers de gauche sont absents. Je n’en vois que 5 présents. Vincent Gazeilles, conseiller général vert, distribue à chaque place de conseiller le communiqué des associations contre l’élargissement de la rd7. A ma grande stupéfaction, le maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet découvre le papier, le déchire brusquement et commence à prendre à parti l’élu vert. Il ne changera pas d’humeur, cassant, vindicatif, se levant pour aller porter lui-même un petit mot au président. La courtoisie a quitté l’hémicycle du conseil général.
A noter l’attitude d’Odile Fourcade, qui considère que l’aspect économique, entendez élargir l’avenue, doit primer sur l’environnement. Cette élue qui se targue d’être sensibilisée par l’écologie adopte une position qui nous ramène 20 ans en arrière.

Patrick Devedjian commence assez mou et s’échauffe doucement en soutenant que les seuls personnes qui peuvent prendre parti sur un dossier d’aménagement comme celui de la rd7 sont les élus départementaux. Il récuse les associations et les prises de positions citoyennes. Pour lui, la rd7 étant départementale, seule sa majorité peut décider de tout, les élus locaux notamment ceux d’Issy-les-Moulineaux qui avaient voté un projet alternatif, ne sont rien et n’ont rien à dire puisque la voie est à lui.

D’ailleurs, monsieur Subrini, conseiller général d’Issy, s’est prudemment démarqué du vote de son conseil municipal. Vincent Gazeilles ayant évoqué l’idée d’un « passage en force » de la majorité sur le dossier, monsieur Devedjian, arbitre de la courtoisie républicaine trouve le terme « injurieux ». Les associations reçoivent un soutien argumenté des élus de gauche, Nadine Garcia, Guy Janvier et évidemment Vincent Gazeilles. A l’issue du vote, les membres des associations présents, emmenés par Luc Blanchard, président de Val de Seine Vert , déploient un texte « non à la 4 voies » en lettres dont chacune est tenue par un militant. Bel effet dans la salle.

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Jeudi 5 juillet 2007
Le nouveau président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, veut faire approuver
par les élus du département, le vendredi 6 juillet, une délibération qui choisit la 4 voies pour le dossier
d’enquête publique. Il met fin à la concertation sur le devenir de la RD7.

Ce passage en force intervient alors qu’une expérimentation sur la RD7 est en cours. Le giratoire sans
feux, installé à titre expérimental au carrefour de Vaugirard à Meudon, est pourtant prometteur. Les
élus de Meudon, Sèvres et Issy-les-Moulineaux et les automobilistes ont admis que la circulation sur la
RD7 peut être fluidifiée sans élargissement de la chaussée et suffisamment ralentie pour le passages
de piétons.

Les conseillers généraux vont-ils
accepter une 4 voies dont les habitants
et de nombreux élus ne veulent pas ?

C’est la question qui se pose, à l’heure où Patrick Devedjian veut passer à la phase d’enquête publique.
• Pourtant, la concertation a montré que la population est contre la 4 voies.
• Pourtant, les élus d’Issy-les-Moulineaux ont rejeté cette solution à l’occasion de leur
délibération sur le Plan local d’urbanisme de la commune.
• Pourtant, la communauté Arc de Seine a financé l’étude d’une 2 x 1,5 voies
(projet Le Gal-Collin).
• Pourtant, une expérimentation vient de commencer qui satisfait pleinement les maires,
les usagers et les riverains des trois communes concernées.
• Pourtant, le Conseil Général prétend « Rendre la Seine aux habitants »
• Pourtant, c’est la solution qui gaspille l’espace des berges et nos impôts.

Tout se jouera lors de la prochaine séance du Conseil général. Les élus qui s’opposeront à la délibération
du 6 juillet 2007 montreront qu’ils ne sont pas prêts à entériner une solution routière d’un
autre âge.

Aujourd’hui, il importe d’étendre l’expérimentation du carrefour Vaugirard en réalisant plusieurs
ronds-points sans feux, le long de la RD7, entre Meudon et Sèvres.

Le Conseil général ne s’honorerait pas en votant à la va-vite,
au début de l’été, un projet peu consensuel comme il l’affirme
lui-même dans son rapport.

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Le Collectif RD7 : Actions Environnements Boulogne Billancourt • Alternative et Arc de Seine • Avenir Forestois A
Meudon • Association pour la protection de l’environnement durable à Sèvres • Avenir Val de Seine • Les Citoyens prennent leur
place • Comité de défense du Quartier Rodin • Comité de Sauvegarde des Sites de Meudon • Défense du Quartier Galon-Croix du
Val • Intégrer Billancourt • Issy l’Ecologie • Le Parc du Val • Marais-Rivoli • Meudon Val de Seine • Riverains du quartier Rodin
• Sèvres Écologie • Val de Seine Vert • Vivre à Meudon.
Avec le soutien de : Environnement 92, association agréée Ile de France Environnement ; Association des Usagers des Transports
(AUT) ; Mieux se déplacer à Bicyclettes.
Le dossier complet est disponible sur le site Internet de l’association Val de Seine Vert : www.valdeseinevert.net

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 4 juillet 2007
Le journal Le Monde fait état du décès d'une figure majeure des sciences de l'éducation, sévrien, professeur à Paris X, Nanterre. Philippe Meirieu dresse l'apport de Gilles Ferry aux sciences de l'éducation.

Grande figure des sciences de l'éducation à l'université Paris-X-Nanterre, Gilles Ferry est mort à l'âge de 90 ans. Pour ceux qui ont grandi dans la mouvance de l'éducation populaire et qui ont, ensuite, tenté de comprendre ce qui se joue dans l'acte éducatif, il restera une référence majeure.

Etranger à tout carriérisme, il avait une modestie qui imposait le respect et donnait à ses propos une densité étonnante. Ses écrits sont de courts textes parfaitement ciselés, avec la volonté d'aller au plus juste et le souci de ne pas en rajouter, à l'exemple de celui intitulé : Le Trajet de la formation : les enseignants entre la théorie et la pratique (Dunod, 1983).

 


 

1er avril 1917 : Naissance à Paris

1983 : Le Trajet de formation (Dunod)

22 juin 2007 : Mort à Sèvres

Sur la pratique du travail de groupe, la formation des enseignants, les récits de vie ou la question de l'éthique en éducation, ses apports ont été déterminants. Même s'il n'a pas toujours été écouté comme il aurait dû (que n'a-t-il pas été entendu, en particulier sur la question de la formation des maîtres !), il a marqué en profondeur de très nombreux chercheurs, formateurs et praticiens de l'éducation.

Il a été l'un des premiers, en France, à attirer l'attention sur les phénomènes de groupe dans les classes et les groupes de formation. Non qu'il fût fasciné par une agitation spontanéiste dont il était le premier à voir les dégâts possibles, mais parce qu'en observateur attentif de l'humain il avait compris que, quoi qu'on en pense, dise ou sache, il se passe toujours, dans ces groupes-là, autre chose que de la "transmission pure".

Avec la délicatesse caractéristique de qui refuse de rentrer par effraction dans l'intimité des autres, il s'efforçait de donner aux acteurs les moyens de comprendre ce qui se joue sous leurs yeux. Sans illusion sur une possible transparence, mais sans jamais se résigner à laisser jouer le jeu des complicités affectives et sociales. Avec un regard fondamentalement positif sur les formateurs, les maîtres, les étudiants et les élèves, il aidait chacun à trouver sa "juste place" : ni toute-puissance, ni fatalisme pour soi... ni angélisme, ni mépris à l'égard des autres.

C'était un "pédagogue de l'estime" : convaincu qu'on ne fait rien qui grandisse les hommes sans les estimer. Convaincu, aussi, qu'on ne peut agir qu'"à l'estime" : en postulant la confiance et en excluant toute certitude arrogante. Gilles Ferry était un grand éducateur dans notre modernité tâtonnante : un éducateur à hauteur d'homme.

Philippe Meirieu, université de Lyon
Gilles Ferry
LE MONDE | 04.07.07
© Le Monde.fr
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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