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Sèvres

Mercredi 11 octobre 2006
Vous savez que je suis correspondant de cette association pour notre bassin du Val de Seine. je suis heureux de constater le travail accompli avec la mairie de Clichy pour lutter contre l'envahissement publicitaire. Un exemple à suivre.

Nouvelle victoire à Clichy !

Alors que plusieurs bâches et panneaux scellés au sol démesurés avaient été démontés à Clichy-la-Garenne à la suite des démarches de Paysages de France ces derniers mois, une société a réinstallé, à la fin du mois d'août, une bâche publicitaire recouvrant entièrement le pignon d'un immeuble d'habitation, en violation du Code de l'environnement.

La mairie de Clichy a immédiatement réagit en mettant en demeure le contrevenant de démonter ce dispositif, ce qui a été fait il y a quelques jours.

Grâce aux démarches de la mairie, ce nouveau dispositif illégal sera donc resté en place quelques semaines seulement.

Aujourd'hui, la mairie de Clichy fait part de son souhait de collaborer étroitement avec Paysages de France, en vue de la mise en place d'un règlement de publicité réellement protecteur du paysage urbain et du cadre de vie des habitants de la commune. Voir le courrier de la mairie

À l'heure où l'Union de la publicité extérieure manoeuvre pour obtenir l'éviction des associations de protection de l'environnement, cette affaire montre que la quasi-totalité des maires apprécient l'aide que leur apporte Paysages de France et souhaitent la participation de l'association au sein des groupes de travail chargés d'élaborer ou de modifier les règlements locaux de publicité.
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mardi 10 octobre 2006
DEPOLLUTION DES TERRAINS RENAULT :
APRES QUATRE ANS DE LUTTE ACHARNEE, L’OPPOSITION BOULONNAISE
OBTIENT GAIN DE CAUSE

La reconversion des 52 hectares des terrains exploités industriellement à Boulogne-Billancourt par Renault depuis plus d’un siècle pose évidemment un problème très sérieux compte tenu des substances extrêmement nocives (hydrocarbures, produits chlorés et métaux principalement) qui y ont été déversées en abondance.
Alors qu’un arrêté a été pris en 1995 concernant la dépollution de l’Ile Seguin, laquelle n’est toujours pas achevée, ce n’est que le 18 avril 2002 que le Préfet des Hauts-de-Seine a pris un arrêté pour encadrer la dépollution d’une partie du site (Trapèze est). Un autre est intervenu en 2005 pour le reste du Trapèze.
Le maire de Boulogne-Billancourt est resté étrangement passif pendant toute cette procédure : il n’a fourni aucune observation lorsque les projets d’acte lui ont été transmis par le Préfet pour avis avant publication. Il n’a pas davantage agi lorsque, le 18 avril 2006, le Préfet a pris un nouvel arrêté que l’opposition boulonnaise analysait comme un désengagement de l’Etat.
Le groupe d’opposition @ternance gauche-verts  du conseil municipal de Boulogne-Billancourt a donc dû agir seul, en coopération avec certaines associations de la ville.
Ainsi a-t-il formé :
-    un recours gracieux, puis un  recours contentieux à l’encontre de l’arrêté du 18 avril 2002 car celui-ci posait trois problèmes majeurs :
• certaines substances très dangereuses (cyanure, éther de glycol et chlorure de vinyle) n’étaient pas recherchées ;
• la nappe phréatique était gravement polluée et aucune mesure n’était prévue pour sa dépollution ;
• la dépollution prescrite par le Préfet était, des dires mêmes du représentant de l’Etat, insuffisante pour les équipements sensibles destinés à accueillir du public (crèches, établissements scolaires ou universitaires, salles de sports, musées, lieux d’expression artistique, etc.). De plus, le coût de cette dépollution supplémentaire n’était pas explicitement mis à la charge du dernier exploitant industriel, la société Renault ;
-    un  nouveau recours gracieux demandant le retrait de l’arrêté du 18 avril 2006 afin que l’on en revienne à la procédure antérieure : étude détaillée des risques (EDR) effectuée et payée par Renault, contre-expertise puis avis du service de l’Etat compétent (STIC) et enfin, décision du Préfet prescrivant les mesures à prendre pour une complète réhabilitation des sols en vue de l’implantation d’équipements sensibles.
En septembre 2006, le Préfet des Hauts-de-Seine et deux représentants du groupe de l’opposition se sont rencontrés pour examiner ensemble de quelle manière pourrait mis fin à cette situation très préoccupante qui laissait dans l’incertitude nombre de points extrêmement sérieux, tels que l’ampleur de la dépollution, l’utilisation de la nappe phréatique et la charge des travaux à réaliser afin de garantir la sécurité et la santé des Boulonnais.
Après divers échanges approfondis et marqués par la volonté d’aboutir, un accord très satisfaisant est intervenu et qui peut ainsi être synthétisé :
-    le Préfet des Hauts-de-Seine va modifier ses arrêtés de 2006, y compris celui concernant l’Ile Seguin qui est encore en préparation, afin de lever tout doute sur l’utilisation de la procédure souhaitée par l’opposition et rappelée plus haut (EDR à la charge de Renault, contre-expertise, avis du STIC et arrêté du Préfet) ;
-    le Préfet prescrira la recherche des substances dangereuses qui n’avaient pas été recherchées auparavant ou qui ne l’avaient pas été systématiquement ;
-    la nappe phréatique fera l’objet d’une analyse indépendante sur la base de laquelle le maire prendra, sous le contrôle du Préfet, un arrêté réglementant son usage ;
-    il est expressément indiqué que la charge de la dépollution complémentaire pour les équipements sensibles sera assumée par la société Renault et, à cet égard, dans une lettre très explicite, adressée au groupe @lternance gauche-verts le 6 octobre 2006 par M. Michel Bart, Préfet des Hauts-de-Seine, il est précisé que Renault prendra en charge les travaux et leur coût, ce que confirme d’ailleurs un courrier adressé par Renault au secrétaire général de la Préfecture des Hauts-de-Seine et dont le Préfet a joint copie à sa propre lettre.
Le groupe d’opposition @lternance gauche-verts du conseil municipal de Boulogne-Billancourt prend acte avec satisfaction des progrès considérables qui viennent d’intervenir et qui soit se sont déjà concrétisés, soit le seront dans les prochains jours, grâce à quatre ans de combat acharné pour que soient prises des mesures correspondant aux exigences d’une dépollution irréprochable de ce grand site industriel.
Les intérêts des Boulonnais seront préservés et il s’agit là d’une grande victoire.
 Dans ces conditions, le groupe envisage, bien entendu, de se désister de ses deux recours, mais il restera très vigilant quant aux études complémentaires, aux conséquences à en tirer et aux décisions que le Préfet sera amené à prendre afin d’encadrer les opérations de dépollution en cours, notamment en ce qui concerne les équipements sensibles destinés à recevoir du public.
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 9 octobre 2006
Les verts ont actuellement une actualité chargée. Après la désignation de Dominique VOYNET pour porter les couleurs de l'écologie politique à la prochaine présidentielle, ce sont les candidatEs aux élections législatives qui viennent d'être proposéEs à la validation de nos instances après des votes en assemblées de circonscription puis en assemblée générale départementale. Les verts seront bien au rendez-vous des prochaines échéances.
Le congrès qui aura lieu en décembre fixera l'orientation de notre part pour les deux années à venir. Mon souhait est qu'une majorité nette s'y dessine et que nos modes de fonctionnement interne soient revus pour qu'il puissent mieux correspondre aux besoins d'efficacité d'un mouvement d'envergure nationale. Quand la désignation socialiste sera effectuée, la campagne qui s'annonce pourra ne pas être seulement consacrée aux débats internes à ce parti mais permettront de confronter des projets et de lever de multiples ambiguités. Dominique VOYNET saura porter une parole libre et novatrice qui ne se contentera pas de faire écho aux sondages.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Jeudi 5 octobre 2006
Suite au vote du Parlement européen sur la Directive "Qualité de l’air" en plénière aujourd’hui, l’eurodéputée Verte française Marie Anne Isler Béguin a déclaré : "Le vote du Parlement est scandaleux dans la mesure où il affaiblit la règlementation sur la qualité de l’air en Europe. Pourtant, le coût des maladies provoquées par la pollution de l’air alourdit chaque jour la facture sanitaire totalement pris en charge par la collectivité.

"Avec une pollution de l’air en Europe à l’origine de 350 000 morts prématurées par an et une augmentation de 9% par an du coût sanitaire, le vote du Parlement européen sur le qualité de l’air est irresponsable. Il affaiblit la réglementation existante.

"Déjà en l’état, les normes européennes de pollution proposées sont loin de respecter les recommandations de l’Organisation Mondiale [de la Santé], notamment pour les particules fines PM10. Même le gouvernement fédéral US requiert des règles plus contraignantes pour les particules très fines PM2.5 !

"L’Union européenne qui était leader en matière environnementale a tendance à s’endormir sur ses lauriers et laisse ses politiques s’affaiblir par le jeu insidieux de la simplification de sa législation et avec la complicité d’une majorité conservatrice au Parlement européen.

"Nous comptons sur la responsabilité du Conseil européen pour maintenir les acquis en matière de dépollution de l’air. La santé n’est pas négociable."

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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