Candidat des Verts à l'élection cantonale partielle du 22 Janvier
Frédéric Puzin / Sèvres: "Pour une fois, j'appelle au vote utile!"
Jamais les Verts ne se sont trouvés dans une telle position... L'élection partielle organisée à la suite au décès subit du conseiller général UDF Jean Caillonneau, trouve une gauche éparpillée et une droite divisée.... D'où l'appel du Vert Frédéric Puzin, déjà bien implanté à Sèvres, à un vote utile (les écologistes étaient à 50 voix de Jean Caillonneau aux précédentes cantonales). Il y a là une superbe carte à jouer pour que Vincent Gazeilles ne soit plus le seul Vert à siéger à l'Hôtel départemental à Nanterre. Frédéric Puzin vient d'ouvrir un blog de campagne (sevres2006.over-blog.com)
Interview
Première Heure - Quels sont les véritables chances pour les verts d'avoir un second siège au Conseil Général ?
Frédéric Puzin : " S'il y a un endroit où les Verts ont une chance, c'est bien à Sèvres. Je pense que nous sommes en position pour gagner cette élection. Mais c'est une partielle et personne n'y était vraiment préparé. Le décès de Jean Caillonneau a surpris tout le monde. Cette élection va montrer quels sont les rapports de force dans la commune. Si je regarde les élections régionales, il faut savoir raison garder. Face à la vague porteuse de la gauche (45% à Sèvres au 2éme tour), et que ce n'est pas si simple, car la sociologie de Sèvres a changé depuis 83. Nous avons un exemple très défavorable avec la lourde défaite des municipales (58% droite, 42% gauche)mais avec, a contrario, au 2éme tour des cantonales (de 2001), le score de la candidate verte qui est arrivée à 50 voix du sortant de droite. Sans pour autant assimiler Jean Caillonneau à François Kosciusko-Morizet car il y a des coefficients personnels qui jouent énormément dans une petite ville comme la nôtre.
P.H. -Ne partez-vous pas avec un handicap avec ce fractionnement à gauche ?
F.P : "Non ! Ce n'est pas un fractionnement. C'est à priori un réflexe de Pavlov de dire que " s 'il y a plusieurs candidats de gauche ce n'est pas bien !" Non ! Je ne sais pas ce qu'ils ont en tête tous! Croire que s'il y a un seul candidat à gauche comme s'il y avait un seul parti et une sensibilité de gauche. Non ! Il y en a plusieurs. Et l'on ne va pas attendre le 22 Janvier 2006 pour s'en apercevoir. Nous avons un discours particulier et original donc nous ne sommes pas réductible dans le soutien. Ceux qui pensent qu'il y a trop de candidats à gauche, c'est qu'ils veulent un soutien à leurr candidature. Ou bien s'ils sont vraiment sincère, il faudrait leur demander ce qu'ils veulent négocier, parce qu'ils veulent toujours négocier toujours. Malgré les grands discours, c'est beaucoup plus trivial en dessous si vous grattez.
P.H.-Est-ce que ce n'est pas pour se positionner avant les municipales 2008 ?
F.P. • " Oui et non ! Certains appellent cela des primaires. J'ai été le premier à appeler aux primaires. Et une primaire, c'est sur des projets. Il est vrai que nous allons faire des professions de foi, mais ce ne sera pas vraiment un projet global pour la ville, plutôt des propositions pour le département et ses habitants. C'est tout à fait différent de se présenter tout seul sans même un suppléant. En tous les cas, pour moi, il n'y a pas trop de candidats car je pense que chaque parti a son originalité... Au premier tour, les sévriens choisiront et nous diront ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils pensent de nous, de nos programmes. Si nous ne faisons pas plus de 10% des votants, il faudra vraiment se remettre en question, faire autre chose et passer la main à une nouvelle génération de militants.
P.H. - Quels sont les enjeux de cette élection ?
F.P. : "Ce sont 2 ans de conseil général puisque ce siège sera remis en jeu en 2008. Mais ils ne sont pas uniquement sévriens. Il y a un enjeu personnel dans le sens où meilleur sera le score et meilleur sera notre position pour aborder les municipales. Je suis convaincu que la ville ne peut être gagnée que par les Verts, en tous les cas, par une sensibilité qui ne soit pas figée de la même façon que d'autres formations politiques. Si vraiment i! y a une option... ce sera au sein certainement d'un grand rassemblement. Mais nous avons fait beaucoup de fois le scénario avec la tête de liste socialiste ou autre et à chaque fois, nous avons perdu et reculé. Mais là, je suis certain que s'il y a une ville, un canton en IDF où cela peut être joué, c'est certainement Sèvres. Et puis il y a le conseil général où Vincent Gazeilles fait un excellent travail. Pour l'instant, il est tout seul. Je m'associerai (administrativement) comme lui au (groupe) PS comme il le fait actuellement. Ce ne sera pas inutile pour la droite d'avoir un écho à ce que dit Vincent Gazeilles. Si les altoséquanais veulent entendre ce message là, peut être que des dossiers qui nous sont cher, avanceront plus vite ou qui seront pris en meilleure considération.
P.H. • Finalement cette élection est vraiment une opportunité pour les Verts?
F.P. • " Nous pouvons planifier des trucs très longtemps à l'avance! De toute façon cela ne sert à rien. Car au dernier moment ou un an à 6 mois avant, n'importe qui, n'importe quoi, n'importe quel événement peut intervenir et vous ramener à beaucoup plus de modestie. On n'est pas maître des événements. Qui auraient pu prévoir que l'on serait tous confrontés à une élection voilà 3 mois ? Personne. Tout le monde savait que la vraie échéance serait les municipales. Nous serions entrés dans une espèce de brouillard où chacun aurait montrer ses muscles en disant " regardez ! c'est certainement moi le meilleur". Là, l'intérêt, même s'il n'y a que 40% de participation, c'est ce que cette élection va permettre de savoir si le discours des uns et des autres sont crédibles ou pas.
P.H. - Quelle est l'atmosphère actuellement ?
F.P. " C'est cordial entre les candidats ! Chacun mène sa barque comme il l'entend. Chacun va vraiment à la recherche de chaque électeur, expliquer, montrer qu'il est là. Je ferai une réunion publique sans personnalité d'envergure nationale alors que certains vont en chercher. Je suis certain qu'elles ont beaucoup de choses à dire, mais je ne suis pas convaincu que cela passionne les électeurs pour l'instant. Mon objectif est de leur dire qu'il y a une cantonale, qu'ils comprennent bien que je suis candidat... L'essentiel est de parler de Sèvres, de faire redécouvrir le conseil général. Pour une fois je pourrais appeller au vote utile. Nous sommes dans une bonne situation pour le réclamer.
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