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Sèvres

Samedi 25 février 2006
Communiqué de presse de Vélorution à propos de la destruction de la piste cyclable à Boulogne-Billancourt (92).

Dupanloup, école du crime écologique

Le Maire de Boulogne-Billancourt et les parents d'élève de Dupanloup en font l'école du crime écologique ; les élèves, eux, résistent...

Il fallait le faire : le jour du premier anniversaire du protocole de Kyoto, le maire de Boulogne-Billancourt détruit 100 mètres de piste cyclable pour permettre aux parents motorisés de l'école Dupanloup de laisser leurs enfants pile à la porte de l'établissement.

Si un gaz n'était pas si léger, on pourrait dire que le symbole vaut son pesant de CO2 : céder au lobby automobile, plutôt que de protéger les enfants et les générations futures...

Notre envoyé spécial est allé enquêter sur place. À la sortie de l'école, des voitures partout, des maneuvres dangereuses. En fin d'après-midi en effet, trois vagues d'une trentaine de voitures s'arrêtent devant l'école, dont les horaires de sortie sont échelonnés. Les premières se garent au bord du trottoir longeant l'école, les suivantes en face, en bordure de la piste cyclable restante, et ensuite au droit des entrées d'immeubles. Alors qu'il semble que la majorité des enfants viennent à pied, et une partie en trottinette. Et peut-être certains venaient-ils en vélo avant que la piste ne soit démolie ? Mais il semble que les adultes les plus nocifs aient eu gain de cause...

Parents d'élèves, libérez-vous de la voiture !

Écoutez vos enfants, ils sont plus écolos que vous : le site web de l'école qui présente leurs travaux montre plein de dessins anti-bagnole ! Et le titre d'une expo récente qui y est présentée montre un état d'esprit positif :
« Questions d'écologie, protection de l'environnement, autant de préoccupations actuelles engageant notre avenir, l'avenir de notre planète et de ses habitants ».
Malheureusement, tout change à la sortie de l'école...

Monsieur le Maire de Boulogne-Billancourt, ayez un minimum de courage !

À lire les beaux discours que vous affichez sur le site web de la ville, on pourrait croire que la politique n'est qu'affaire de marketing :
« Les déplacements et les transports constituent une des principales sources de nuisances et de pollution environnementale et engendrent de nombreux dysfonctionnements à Boulogne-Billancourt. Le trafic automobile, de transit particulièrement, pénalise trop souvent la vie quotidienne des Boulonnais et le fonctionnement des activités multiples de la Ville. »
Beau discours d'édile...

Vélorution terminera sa manifestation du 4 mars (sur le thème du protocole de Kyoto) avec une action pédagogique et spectaculaire devant l'école Dupanloup.

Contre le réchauffement climatique, ne cherchons pas de boucs émissaires lointains : agissons ici et maintenant !



Vélorution spéciale Kyoto le samedi 4 mars, rendez-vous à 14h00 place du Châtelet.



Vélorution est un regroupement de cyclistes, rollers et piétons, autour d'un objectif commun : la diminution de la place des transports individuels motorisés et polluants (voitures, motos et scooters) dans notre société.

Vélorution a pour buts de promouvoir l’utilisation du vélo pour les déplacements et d'inciter automobilistes et motards à abandonner leur véhicule.

Les vélorutions sont des manifestations revendicatives qui ont lieu un peu partout en France. À Paris, le rendez-vous est le 1er samedi de chaque mois, à 14h00 place du Châtelet.

L'auto-moto asphyxie nos villes et nos vies. Or ce n'est pas une fatalité : c'est un mode de pensée qu'il faut contester. Par nos comportements, nos choix, il nous appartient de nous libérer de la tyrannie auto-moto.

Cyclistes, rollers, fauteuils, piétons : réclamons l'espace public et la surface au sol volés par les véhicules à moteur, encombrants, dangereux, polluants et bruyants. Faisons de la rue un espace de convivialité. Limitons les déplacements. Méprisons la vitesse motorisée. Fuyons l'hétéronomie, recherchons l'autonomie. Soyons les critiques de la contreproductivité industrielle. Rapprochons-nous. Favorisons le vélo.
« Entre des hommes libres, des rapports sociaux productifs vont à l'allure d'une bicyclette, et pas plus vite. » (Ivan Illich)
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Vendredi 24 février 2006


Les Verts des Hauts de Seine expriment, à leur tour, leur désaccord total quant au protocole du Conseil général du 92 visant à généraliser, à terme, une présence policière dans les collèges. "Il s’agit d’un dossier répressif, sécuritaire, hâtif, peu clair, et de nature à aggraver les risques", dénoncent les Verts :

"Ce protocole est à la fois une erreur sur le principe, la philosophie, les fondements même de l’éducation contemporaine, et sa mise en application concrète recèle son lot de mauvaises surprises.
Sur le principe, le message de défiance envoyé aux jeunes est déplorable. Considère-t-on tous nos enfants comme des délinquants en puissance ? Le message transmis aux équipes éducatives ne l’est pas moins : définitivement estampillés inaptes à faire régner la paix dans leurs établissements, c'est de la dépossession symbolique, du sabotage complet et définitif de l'autorité de ces acteurs dont il s’agit. Les fédérations de parents d’élèves, elles, ont bien compris qu’elles étaient exclues du projet. L’enseignement sanctuaire où, en parallèle de l’acquisition des connaissances, il s’agit surtout d’apprendre à vivre ensemble, devient une annexe de commissariat…Quelle ambition !
Très concrètement, le protocole reste très flou sur la mise en œuvre. Le policier sera-t-il armé ou pas ? d’une arme à feu ? Cette intrusion d’une arme à l’école est un facteur de banalisation et de risques inadmissibles. En quoi précisément consistera la formation de l’agent ? Quel établissement ne se plaint pas du manque de budget, qu’il s’agisse de matériel, locaux, ressources… ? Or il va falloir offrir local, ordinateur, aménagements divers au policier. En cas de mise en échec du policier, que se passera-t-il ? L’envoi de troupes en renfort ? Ce protocole génère l’escalade.
En conclusion, la répression, soit-elle symbolique, que représente un policier au collège – et cela à défaut de surveillants, de documentalistes, de conseillers d’orientations, d’intervenants de soutien, de médiateurs, d’infirmières, de psychologues… acteurs légitimes , à l’efficacité prouvée, dont les postes sont en chute libre – augure très mal de la relation d’une société avec sa jeunesse.
C’est la porte ouverte à toutes les dérives (provocations, bavures, policiers à la maternelle…). Les Verts proposent de substituer à ce protocole une étude indépendante sur l’évolution des conflits scolaires dans le département des hauts de seine, la prise en compte dans l’analyse des facteurs multiples de la délinquance et de la violence scolaire, une augmentation du nombre des adultes encadrants, et surtout l’élaboration d’une réelle éducation à la non-violence, qui doit être enseignée au même titre que les matières classiques".

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Jeudi 23 février 2006
Ce matin, les fumées de la TIRU, usine d'incinération d'Issy-les-Moulineaux qui dessert une grande partie de la banlieue ouest et sud, se sont évanouies. C'est une avancée considérable pour les riverains et pour l'environnement. La nouvelle usine, Isséane, actuellement en travaux, entre à son tour en fonction, dans le courant de l'année 2007. Elle est encore surdimensionnée par rapport aux objectifs de réduction à la source et de recyclage est en construction. Elle répond à des normes plus strictes.
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 20 février 2006

BBI février 2006

 

La communauté d’agglomération du Val de Seine
entre Boulogne-Billancourt et Sèvres :
un montage administratif inutile et coûteux

 

Début 2004, une intercommunalité a pris effet entre Boulogne-Billancourt et Sèvres. Cette structure administrative se surajoute aux nombreuses autres structures que sont les communes, les cantons, les départements les régions sans oublier les quartiers et tous les syndicats intercommunaux à périmètres propres qui perdurent également.

La motivation du législateur pour créer de telles structures intercommunales était de mutualiser les équipements et les moyens des communes participantes, notamment dans le cas d’une commune géographiquement au centre et d’autres communes plus petites environnantes.

Dans cet esprit, une construction regroupant Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Meudon, Sèvres, Saint-Cloud auraient sans doute eu un sens. Les egos des maires concernés n’ont pu se concilier.

Pour ne pas être en reste, les majorités de droite de Boulogne-Billancourt et Sèvres ont créé entre les deux communes cette intercommunalité improbable, démographiquement déséquilibrée, géographiquement aberrante.

Soyons juste ! nous ne sommes pas les seuls ! la Cour des Comptes a dénoncé en décembre 2005, les errements de nombreuses intercommunalités artificielles comme la nôtre aux découpages dictés par des accointances partisanes ou des égoïsmes communaux.

 

Au-delà du discours convenu sur la mutualisation des moyens, il s’agissait surtout d’éviter à Boulogne (une des villes les plus riches de France) de payer la pénalité dû au FSRIF (Fonds de Solidarité de la Région Ile de France) du fait du manque de logements sociaux à Boulogne (environ 11% au lieu des 20%, minimum fixé par la loi). Sevres avec 25% de logements sociaux réduit en effet le manque de Boulogne dans le domaine.

En échange(?), Sèvres voit ses taxes et notamment son taux de taxe professionnelle baisser légèrement (de 9,98% à 8,73%) pendant que Boulogne voit le sien encore plus légèrement monté (de 8,67% à 8,73%) !

Sur les plans administratifs et comptable, 80% de l’énergie dépensée dans les conseils d’agglomérations et une part non négligeable des séances des 2 conseils municipaux sont consacrés à la répartition des recettes, des charges et des ressources humaines et matériels entre les structures. Il a naturellement été nécessaire d’affecter des personnels administratifs et comptables à cette gestion propre ainsi que des indemnités aux représentants des communes !

A ce jour, la complication est telle que les services des deux mairies ne savent pas faire un bilan des coûts (ou des économies ( ?)) d’une telle structure. [Tout au plus peut-on se réjouir d’avoir échapper à un hôtel intercommunal du Val de Seine (comme celui qu’a fait construire à grand frais A.Santini à Issy-les-Moulineaux).]

 

Sur le plan de la démocratie, ça n’est guère mieux : élection indirecte des représentants par les conseils municipaux qui n’ont donc pas à rendre compte aux électeurs, refus par la majorité de l’expression publique de l'opposition dans les journaux municipaux, sans parler du fait que Boulogne et ses 107.000 habitants ont 15 représentants (12 de la majorité, 3 de l’opposition) et Sèvres avec 24.000 habitants ont aussi 15 représentants. Cette bizarrerie est due au fait qu’aucune commune(!) d’un telle structure prévue pour plusieurs communes ne doit occuper plus de 50% des postes!

 

Ces incohérences seraient tolérables s'il s'agissait d’apporter un véritable plus aux fonctionnements des services mais c’est plutôt le contraire qui se produit : imbrication des organigrammes, dilution des responsabilités entre les services ...

 

Une fois le constat posé, le plus grand reproche à faire à cette structure est l’absence de réel projet fédérateur entre les 2 villes et pour cause ! Le seul projet commun déclaré ( ?) est la construction d’une passerelle reliant Sèvres à l’île Seguin pour rejoindre la ci-devant Fondation Pinault.

De plus, la séparation géographique des deux communes par la Seine, dissuade (comme c'était prévisible) une mutualisation des équipements de voirie et d'entretien des espaces verts pour lesquels la traversée permanente du sinistre pont de Sèvres n'aurait aucun sens économique et écologique. Il en est de même du constat lui aussi prévisible que les personnels de chaque commune reste naturellement sur leurs territoires respectifs.

À ce propos, un projet commun, géographiquement évident, palpable pour les populations  à partager entre Boulogne et Sevres aurait pu être de faire enfin avancer le dossier de la traversée du Pont de Sèvres pour les piétons et les circulations douces. Las ! cela dépend encore d’autres structures administratives et notre seule point de rencontre reste cet aménagement sinistre, pollué et quasi infranchissable pour piétons, poussettes, vélos…

Bref, cette intercommunalité -- ce machin comme aurait dit le Général -- se révèle aussi inutile et vraisemblablement aussi coûteuse que nous le craignions.

À ce stade, il est encore temps de constater l'inanité de cette structure malgré le discours faussement triomphaliste des voeux du maire et d'en tirer les conséquences en arrêtant l'expérience sans attendre que l’Etat, comme l’y incite la Cour des Comptes, ne prenne ses responsabilités.

 

Remi LESCOEUR

 

 

Le point de vue de Frédéric Puzin (conseiller municipal Vert de Sèvres, représentant à l’intercommunalité) :  En plein accord avec Rémi LESCOEUR, les verts de Sèvres ont dénoncé le « machin », occasion manquée d’une vraie communauté du Val de Seine. Nous avons choisi d’y participer sans illusions sur sa réelle fonctionnalité. Du point de vue sévrien, un faux choix nous était laissé en rejoignant ou Arc de Seine, présidé par l’UDF ou Val de Seine, fief UMP. L’intérêt des communes et de leurs habitants, l’union des communes du Val de Seine, Boulogne-Billancourt, Sèvres, Issy-les-Moulineaux, Meudon etc. a été considéré comme secondaire par la droite quasi-hégémonique dans notre secteur.

 


Quelques BONUS non utilisés :

 

Pour des raisons de procédures, l’opposition intercommunale n’a pas eu l’occasion de faire ses propositions pour donner un souffle à ce montage administratif, malgré ses handicaps. Le 20 juin nous voulions proposer d’étendre l’intercommunalité aux thèmes suivants :

-         le renforcement des communications et des transports entre les deux villes et particulièrement le problème du Pont de Sèvres ;

-         le logement et la création d’un office intercommunal d’HLM, le lancement d’une opération intercommunale d’amélioration de l’habitat (OPAH) ainsi qu’une action intercommunale pour le logement d’urgence ;

-         la culture et la création d’un espace culturel intercommunal, une salle de concerts et le lancement d’un festival de musique ;

-         le sport et le transfert de la compétence « sports » à l’intercommunalité, y compris la formation diplômante des jeunes ;

-         la vie scolaire et notamment la reconnaissance de l’intérêt communautaire pour les centres de vacances et les déplacement scolaires ;

-         l’environnement et notamment la lutte contre les nuisances sonores et les pollutions de l’air et visuelle.

 

les compétences obligatoires :

            -- le développement économique

            -- l'aménagement de l'espace communautaire

            -- l'équilibre social de l'habitat

            -- le développement urbain

 

les compétences optionnelles :

            -- la voirie et les parcs de stationnement d'intérêt communautaire

            -- la gestion de l'eau

            -- les équipements culturels et sportifs d'intérêt communautaire

 

Le Monde : Cour des comptes :

 

Surcoûts", "opacité", "doublons", "compétences virtuelles", "faible mutualisation des moyens", "sous-évaluation des charges" : Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, a choisi de prendre à rebrousse-poil les élus réunis, mercredi 23 novembre, au congrès de l'Association des maires de France (AMF), en leur réservant la primeur du dernier rapport de la haute juridiction financière sur l'intercommunalité.

Les conclusions de l'enquête, menée auprès de 144 communautés, sont sévères : pour la Cour, "l'impact (de l'intercommunalité) en termes (...) d'économies d'échelle ou de nouveaux services rendus n'apparaît pas de manière flagrante". Cette "réforme inachevée" aura, en revanche, "représenté un coût réel pour les contribuables" et comporte "un risque de dérive financière".

Après la commune, l'intercommunalité est devenue le "deuxième niveau d'administration locale" français depuis la loi Chevènement de 1999, qui a accéléré les regroupements. Les trois quarts du territoire sont maillés de structures intercommunales. Elles financent, en grande partie, les transports publics, le ramassage des déchets, les grands équipements sportifs, culturels et, depuis 2004, également les programmes d'urbanisme. La Cour admet qu'il y a eu "souvent" une "amélioration quantitative et qualitative du service rendu aux usagers". Mais elle décortique le double jeu des maires qui, tout en tirant avantage du système pour leur commune, ont su s'engouffrer dans les brèches législatives pour échapper aux contraintes financières du fédéralisme intercommunal.

L'Etat n'a pas su les y contraindre. Les préfets, censés piloter l'intercommunalité, ont fait preuve d'une "implication" trop "prudente", déplorent les magistrats financiers. Ils ont avalisé des découpages dictés par des accointances partisanes ou des égoïsmes communaux. Ils ont fermé les yeux sur la constitution de communautés "défensives", créées pour éviter l'absorption par une grande ville voisine, mais dénuées de véritable projet de développement. Dans les zones rurales, certaines communautés se sont créées sur des bases trop petites, du fait des rivalités politiques. Elles n'ont pas, du coup, les moyens de leur développement. La carte intercommunale est aussi mitée du fait du refus de communes "riches" de se joindre aux autres.

La loi Chevènement du 12 juillet 1999 sur l'intercommunalité prévoyait de mettre fin à l'empilement des Sivom, SIVU et autres syndicats intercommunaux du passé. Au lieu de cela, les élus ont laissé subsister "un enchevêtrement de syndicats de tous types", auquel est venu s'ajouter un foisonnement de nouveaux syndicats mixtes.

L'intercommunalité a surtout échoué, en partie, à créer de vrais espaces de solidarité politique et économique extracommunaux. Censée, dans l'esprit de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'intérieur, "lutter contre l'apartheid social (...) devenu spatial", comme l'a encore montré la crise des banlieues, elle n'a pas été un vecteur suffisant de rééquilibrage de l'offre de services à l'échelle des agglomérations.

La loi de 1999 a, certes, incité les maires à se fédérer en leur offrant des dotations financières alléchantes. Les élus se sont saisis de l'aubaine. Mais, une fois empochée la manne de l'Etat, les communes se sont débrouillées pour se reverser à elles-mêmes les recettes de taxe professionnelle, au lieu de les laisser au pot commun. Pour justifier ces redistributions souvent "excessives", selon la Cour, elles ont sous-évalué les charges intercommunales, privant, du même coup la communauté de moyens nécessaires à d'éventuels projets collectifs ou l'obligeant à augmenter ses impôts. C'est le cas notamment de la communauté urbaine de Marseille, de l'agglomération de Vannes (Morbihan) ou de celle de Toulouse.

Les maires ont entretenu le flou dans la répartition des responsabilités entre les communes et l'échelon intercommunal, favorisant l'apparition de "doublons". Les réductions de personnels dans les communes, qui auraient dû accompagner les transferts de compétences, n'ont pas été effectives. Conséquence : les impôts communaux au lieu de baisser ou de se maintenir au même niveau, comme on aurait pu l'escompter, ont augmenté.

Du côté des intercommunalités, "pour l'instant, il n'y a pas de dérive financière globale, estime le rapport. Mais on ne saurait écarter un risque de dégradation à terme". Pour autant, la Cour ne sonne pas l'hallali du système. La couverture du territoire étant quasiment achevée, il paraît difficile de revenir en arrière. Mais elle engage l'Etat et les élus à corriger les dérives par des "actions volontaristes".

Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, et Brice Hortefeux, ministre délégué aux collectivités territoriales, viennent de signer une circulaire aux préfets qui leur demande de corriger les périmètres peu "cohérents", de "s'assurer" que les structures "exercent effectivement les compétences qui leur sont transférées", de veiller à ce que les charges intercommunales soient, enfin, évaluées "en toute objectivité" par les élus. Dans un sondage Ipsos publié par le Courrier des maires, mercredi 23 novembre, 74 %des maires jugent "positive" l'intercommunalité.

Béatrice Jérôme

 

Intervention de Rémi LESCOEUR en séance

 

Mr le Président,

Avant d'étudier le budget de la troisième année de notre intercommunalité, il est très instructif de lire la rapport de la Cour des Comptes récemment sorti sur le sujet.

Mr Seguin –au nom prédestiné pour nous parler de ce qui fâche dans le Val de Seine, Mr Seguin -donc- parle de doublons, de faible mutualisation, de découpages dictés par des accointances partisanes ou d'effets d'aubaine pour profiter de diverses mannes financières.

 

C'est en effet ce que l'on constate dans notre communauté sans voir pour l'instant le moindre impact positif (ni négatif d'ailleurs) sur la vie des habitants. Tout au plus peut-on voir une dissolution supplémentaire des responsabilités avec ce nouvel empilement de structures administratives.

Aux  questions d'habitants demandant une information ou un service auprès de la mairie, les agents répondent de bonne foi qu'il faut s'adresser à la communauté d'agglomération parce que la compétence est transférée sans pouvoir dire au juste comment joindre cette intercommunalité.

En terme de nouveaux services ou d'amélioration de l'efficacité des anciens services grâce à l'interco, le bilan est donc quasi nul.

Le sujet aujourd'hui est d'analyser les coûts prévisionnels de ce montage administratif pour l'année à venir.

En marge de cet exercice, nous aimerions connaître le différentiel en terme de budget entre la somme des deux communes en année pleine avant l'Interco –par exemple en 2003 et la nouvelle somme consolidée des trois structures : Sèvres + Boulogne + l'interco.

En commission des finances  -le rapporteur a oublié de l'indiquer dans son compte rendu-, Madame Sarineli nous a d'abord dit que l'on aurait jamais ce bilan avant que Monsieur Monginet, plus constructif,  ne nous le promette. Il a d'ailleurs insisté sur la réelle complexité de l'opération du fait des nombreuses opérations croisés ce que nous voulons bien croire.

Même si cette complexité n'est sûrement pas à porter au crédit de cette nouvelle structure.

Bref, vous l'avez compris :  nous abordons cette exercice avec au moins autant de réserves que celles qui sont décrites dans le rapport de la Cour des comptes et qu'au delà des seuls aspects financiers de l'opération nous attendons toujours que vous donniez un véritable sens à cette intercommnalité - sens qui soit réellement tangible pour nos concitoyens.

 

Merci Mr le Président.

 

 

 Communiqué

Le groupe Val de Seine gauche et verts a décidé de se retirer du débat du conseil d’agglomération  de la Communauté d’Agglomération du Val de Seine du 23 juin 2005.

En effet, le Président Fourcade a empêché que soient déposées en commission lundi 20 juin dernier les propositions de notre groupe, interdisant qu’elles soient discutées et votées en séance du Conseil.

Ces propositions portent notamment sur :

-         le renforcement des communications et des transports entre les deux villes et particulièrement le problème du Pont de Sèvres ;

-         le logement et sur la création d’un office intercommunal d’HLM, le lancement d’une opération intercommunale d’amélioration de l’habitat (OPAH) ainsi qu’une action intercommunale pour le logement d’urgence ;

-         la culture et la création d’un espace culturel intercommunal, une salle de concerts et le lancement d’un festival de musique ;

-         le sport et le transfert de la compétence « sports » à l’intercommunalité, y compris la formation diplomante des jeunes ;

-         la vie scolaire et notamment la reconnaissance de l’intérêt communautaire pour les centres de vacances et les déplacement scolaires ;

-         l’environnement et notamment la lutte contre les nuisances sonores et les pollutions de l’air et visuelle.

Le groupe Val de seine gauche et verts développera tous ses efforts pour qu’un véritable débat ait lieu à la fois sur l’élargissement des compétences communautaires, les coûts induits par cette extension ainsi que sur l’élargissement de la communauté à d’autres communes.

Le groupe exige que lui soit enfin reconnu un droit d’expression dans le journal du Val de Seine, inséré dans les deux journaux municipaux.

 

Boulogne-Billancourt, le 23 juin 2005

 

Jacques Blandin, Président du groupe : 06 62 11 62 89

Pierre Gaborit,Frédéric Puzin,,Marc Fusina,Jean-Luc Michaud,Rémi Lescoeur

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Dimanche 19 février 2006
Vincent GAZEILLES, conseiller général vert de Clamart  a interrogé Nicolas SARKOZY sur l'expérimentation de Gennevilliers.


CONSEIL GÉNÉRAL DES HAUTS-DE-SEINE

Réf : DV/LG/SA

Nanterre, le 0 5 DEC. 2005

Monsieur le Conseiller général,
Vous avez souhaité recevoir des informations concernant
l'expérimentation faite sur la commune de Gennevilliers en vue
d'économiser l'énergie électrique sur l'éclairage public.
Rappelons que le principe est une télégestion à distance de l'intensité
de chaque point lumineux.
Les principaux éléments de conclusion du fonctionnement du système de
télégestion de l'éclairage public à Gennevilliers mis en place début
2004 (éléments fournis par la ville de Gennevilliers en avril 2005) sont
les suivants :
Les économies d'énergie réalisables sur l'ensemble des matériels de
gestion installés seraient de l'ordre de 24 à 36% suivant les périodes
de l'année (été ou hiver).
Les économies réalisées portent à la fois sur l'éclairage public mais
également sur les illuminations.
Les installations nécessaires à la télégestion représentent une
plus-value de 10% sur le matériel installé par rapport à un équipement
traditionnel :
• coût d'un candélabre classique (fourni/ posé): 13.500 euros TTC,
• surcoût pour le matériel de télégestion/ candélabre : 1.200 euros TTC.
Il s'avère cependant que la conclusion de cette expérience tirée par la
ville est de ne pas poursuivre dans cette voie.

En effet, même s'il n'est pas possible de la mesurer, l'insécurité
nocturne provenant d'une baisse de l'intensité lumineuse sur les voies
est ressentie comme très négative. Enfin le coût de l'investissement
supplémentaire n'est pas rentable sur le strict plan économique, même si
ce facteur retour sur investissement n'est pas primordial dans cette
approche.

En espérant avoir répondu à votre attente, Je vous de croire, Monsieur
le Conseiller général, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Nicolas SARKOZY
Ministre d'Etat,
Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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