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Sèvres

Mercredi 28 février 2007

Le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d’amende et un d’inéligibilité pour « prises illégales d’intérêts ». Son épouse Dominique Le Texier a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. Les magistrats ont jugé « particulièrement maladroites », les déclarations de Jean-Paul Huchon qui prétendait ne pas savoir ce que faisait sa femme, laquelle se trouvait sans qu’il le sache, employée de trois sociétés de communication choisies par la région. Les magistrats soulignent que « Jean-Paul Huchon a fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général dont il est pourtant le garant en sa qualité d’élu », et qu’« un tel comportement participe inévitablement à la dégradation de l’image des responsables politiques ». Mais Jean-Paul Huchon fait appel, et garde donc ses mandats…

  

Un journaliste se juge à ce qu’il ne dit pas. Les responsables politiques aussi. Pourquoi ne disons-nous rien de la condamnation du président de l’exécutif régional auquel nous appartenons. Il a fait appel et a droit bien évidemment de se défendre.   Considérons-nous comme normaux les faits dont il est accusé?Notre solidarité politique serait totale et s'étendrait à la sphère privée.

Donc silence radio de la part des verts sur la condamnation de Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France. Il n’y aurait rien de mieux à dire que la condamnation est « très sévère » selon le mot rapporté par le Monde, donc sujet à caution,  du président des élus verts de la région ? Si elle est sévère, cela veut-il dire qu’une condamnation moins sévère serait justifiée ?

L'appel est suspensif, notre jugement moral est-il suspendu aussi comme il l'a sans doute été quand nos adversaires politiques étaient dans de pareilles difficultés?

Une démission, le mot est lâché, pourrait être dans l'intérêt de tous.

   

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 21 février 2007

Tout court conseil, j’ai pu rattraper Jack qui était entre 4 et 5 heures du matin et qui avait encore bien du mal avec les manigances de Logan.

Le conseil a voté à l’unanimité le vœu que le lycée de Sèvres s’appelle Jean-Pierre VERNANT. Le maire nous indique qu’en fait il serait obligatoire de donner un nom aux lycées depuis que la région est en charge de leur gestion. A vérifier. J’explique que je regrette un peu notre emballement collectif qui me fait penser à la position que j’avais eu pour déplorer la dénomination du square Jean CAILLONNEAU, décision trop rapide, trop émotionnelle même si mon émotion n’avait sans doute pas l’intensité de celles des amis de monsieur CAILLONNEAU.

Evidemment Jean-Pierre VERNANT n’a pas la même stature mais ce qui se fait dans la précipitation n’est jamais bon. Je cite cette magnifique phrase d’une amie qui n’est pas verte « en donnant un nom au lycée de Sèvres, on le rend anonyme ». Merci à elle pour cette sentence qui m’a valu un succès d’estime au conseil. Je propose « Lycée de Sèvres-Jean-Pierre VERNANT » » mais le maire dit qu’on a pas le droit au nom de la commune. A voir aussi. De toutes façons d’autres instances délibèreront.  

 

Dans le cadre du développement durable on nous donne un petit carnet tout en plastique avec un petit bic tout en plastique mais avec écrit dessus ville de Sèvres, en plastique aussi. Je ne comprend pas, c’est laid et sans utilité. Ca a du coûter cher et venir de Chine. C’est incohérent.  

 

Nous commençons le conseil par le programme de réhabilitation des immeubles de la semi. Comme par hasard, la ville demande à la semi un programme de travaux et de grosses réparations et donc la semi s’y soumet mais évidemment demande à la ville de financer ses demandes. En fait la semi est obligée de rénover son patrimoine avec ou sans demande de la ville. 3 600 000 euros seront versés à la semi sur 20 ans. Du coup, la ville achète 111 réservations d’attributions de logement. C’est une bonne chose.

Le constat est que la semi ne peut pas réhabiliter seule son patrimoine.

La société est déficitaire du fait de la mauvaise gestion de la droite depuis 20 ans. C’est une réalité que refuse de reconnaître le maire. Il rappelle que la société a oublié de faire appel à des financements type 1% lors des constructions de plusieurs programmes. Monsieur VIDEAU et monsieur SELEZNEFF, anciens dirigeants de la société et élus de sa majorité à l’époque, pourraient s’en expliquer. Ils sont systématiquement mis en cause de façon implicite par le maire. Je m’interroge sur l’absence de plan global de redressement. C’st toujours une impression de décisions prises au fil de l’eau. Allongement de la durée des prêts pour en abaisser le coût de remboursement, subventions diverses sollicitées etc. Le maire nous annonce que c’est la  dernière grande délibération sur la semi avant un adossement probable à une autre société.

Baisse de la natalité à Sèvres, des conséquences sur le nombre de classes dès maintenant. On va rénover l’école Croix-Bosset. Les conditions de chantier et de déménagement temporaire des clases suscitent un court débat qui se clôt par un vote unanime. 

 

On a quelques logements sociaux de plus à l’ancienne gendarmerie de la rue Anne AMIEUX (8 dont deux à attribution mairie et une attribution supplémentaire pour un F3 à Suresnes. C’est bien, c’est par des petites opérations que nous accroîtrons le nombre de logements sociaux à Sèvres en les basant prioritairement sur les coteaux particulièrement le droit très déficitaire dans ce domaine.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 19 février 2007
Martine Billard, députée verte de paris, nous éclaire sur la vraie nature de Bayrou. Dimanche soir sur M6, il menaçait un journaliste qui avait fait l'affront de pointer le côté démagogique et lepenien du brâme, "les médias m'ignorent" "il n'y en a que pour les autres". Monsieur de la Villardière lui ayant fait remarquer qu'il faisait partie de "l'establishment", le candidat victime lui a curieusement répondu comme si c'était le peuple de france qui s'exprimait par sa voix et le menaçait de la guillotine.
Le débat sur Bayrou qui pourrait gagner contre Sarkozy me semble faire l'impasse sur un certain nombre de positions de l'UDF telles qu'elles se sont exprimées en vote sur les lois présentées au parlement depuis 5 ans. Depuis 2 ans l'UDF a souvent pris l'habitude de se diviser en "trois parties" sensiblement égales au moment des votes : pour, contre, abstention. Ainsi quand Bayrou annonce que l'UDF va voter contre un texte de loi présenté par le gouvernement, il faut en fait traduire par 1/3 votera contre, 1/3 pour, et le dernier tiers s'abstiendra : centriste quoi :-P

Je vous mets donc ci-dessous quelques uns des votes de Bayrou ces dernières années sur des textes significatifs. Vous pouvez retrouver le détail (comme pour tous les députés) sur le site mon-depute.com  en sélectionnant Bayrou. Il n'a ainsi jamais voté contre une seule des lois répressives et il a voté la majorité des lois antisociales. Il a aussi voté pour les lois du lobby agricole et celle du lobby nucléaire.
Par ailleurs en ce qui concerne l'assurance maladie, l'UDF est pour le "panier de soins".
Mon expérience en les côtoyant à l'AN me les fait ranger dans la catégorie "libéraux pour l'économie" "démocrates chrétiens" pour le social et réactionnaire sur les moeurs !

Je pense que ce sont des vérités qu'il faut dire à toutes celles et ceux qui se laissent charmer par le côté "3ème homme" de Bayrou dans l'élection présidentielle.


Projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la prévention de la délinquance
  :ABSTENTION

Projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration : ABSTENTION

Projet de loi relatif au retour à l’emploi et au développement de l’emploi : POUR

Projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers : POUR

Projet de loi d'orientation agricole : POUR

Projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'école (dit Loi Fillon): ABSTENTION

Projet de loi, adopté par le Sénat, de programmation pour la cohésion sociale (dit loi Borloo): POUR
 
Projet de loi d'orientation sur l'énergie : POUR

Projet de loi relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social (texte de la commission mixte paritaire) POUR

Projet de loi portant décentralisation en matière de revenu minimum d'insertion et créant un revenu minimum d'activité : POUR

Projet de loi portant réforme des retraites  POUR

Projet de loi pour la sécurité intérieure POUR

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Dimanche 18 février 2007

 http:// www.recul-democratique.org

 

 Les technologies de l'information et de la communication peuvent constituer un apport à la démocratie participative lorsqu'elles favorisent l'expression des citoyens et leur consultation, permettant de mieux les associer aux prises de décision dont les élus ont la mission. Mais nous considérons que ces technologies présentent des risques, non maîtrisés à ce jour, qui en rendent l'utilisation inappropriée dans le cadre des échéances électorales. Les machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd'hui en cours d'installation dans plusieurs dizaines de villes en France et à Sèvres particulièrement sans qu’un débat public n'ait eu lieu sur le bien fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation.

 

Le vote dans un lieu public est un acte symbolique au cœur du système de démocratie représentative en France. Il faut d'abord chercher à améliorer la participation au vote : favoriser l'inscription sur les listes, élargir le droit de vote aux résidents étrangers, inciter à participer à la tenue du scrutin et au dépouillement du vote. Les machines nous obligent à faire confiance à un ordinateur dont le code de traitement est secret et sans aucun moyen de recomptage. Rejoignant l'avis de nombreux experts et citoyens, les débats qui traversent de nombreux pays utilisateurs, Les Verts posent outre le débat public deux conditions, aujourd’hui non respectées, concernant les machines à voter :  

 

* que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage et que le votant puisse, à travers ce papier, contrôler que la machine a correctement enregistré son vote.  

 

* que le socle technique de la machine et du logiciel soit en logiciel libre ou à minima des logiciels ouverts à tous et non des codes secrets et propriétaires.  

 

En attendant le respect de ces deux conditions nous appelons la municipalité de Sèvres à arrêter de les utiliser et nous demandons à l'Etat de retirer l'agrément des machines avant la tenue de ce débat public. Nous demandons également que les électeur-ices-s ne se voient pas imposer un vote par une machine dont on ne peut garantir la façon dont il sera comptabilisé. 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mercredi 14 février 2007

Le nouveau concessionnaire du marché est en fait l’ancien . La société n’est pourtant pas le mieux disant (« le moins cher » en Ségolin) et les raisons qui conduisent à écarter son concurrent sont un peu étonnantes car cette entreprise proposait plus à la mairie dont un tri sélectif. On lui reproche sèchement d’avoir indiqué que le marché de la cristallerie ouvrait tous les jours.

 

Ce qui est encore plus dommage c’est la belle photographie du journal municipal « le sévrien » de décembre 2006 où on voit pendant le temps de l’appel d’offres, le directeur général de l’entreprise finalement désignée, en compagnie d’élus sévriens à Wolfenbüttel, notre ville jumelle. La décence et la retenue dans ce domaine des marchés publics aurait du éviter cette association. Vous venez échanger sur le fonctionnement des marchés dans vos villes juste au moment où vous êtes contraints par la loi de relancer un appel d’offres. La période était-elle la mieux choisie pour goûter l’asperge basse-saxonne et un petit Jagermeister ?

Nous craignons que des soupçonneux malintentionnés puissent penser à une forme de favoritisme.

 

 

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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