Le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d’amende et un d’inéligibilité pour « prises illégales d’intérêts ». Son épouse Dominique Le Texier a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. Les magistrats ont jugé « particulièrement maladroites », les déclarations de Jean-Paul Huchon qui prétendait ne pas savoir ce que faisait sa femme, laquelle se trouvait sans qu’il le sache, employée de trois sociétés de communication choisies par la région. Les magistrats soulignent que « Jean-Paul Huchon a fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général dont il est pourtant le garant en sa qualité d’élu », et qu’« un tel comportement participe inévitablement à la dégradation de l’image des responsables politiques ». Mais Jean-Paul Huchon fait appel, et garde donc ses mandats…
Un journaliste se juge à ce qu’il ne dit pas. Les responsables politiques aussi. Pourquoi ne disons-nous rien de la condamnation du président de l’exécutif régional auquel nous appartenons. Il a fait appel et a droit bien évidemment de se défendre. Considérons-nous comme normaux les faits dont il est accusé?Notre solidarité politique serait totale et s'étendrait à la sphère privée.
Donc silence radio de la part des verts sur la condamnation de Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France. Il n’y aurait rien de mieux à dire que la condamnation est « très sévère » selon le mot rapporté par le Monde, donc sujet à caution, du président des élus verts de la région ? Si elle est sévère, cela veut-il dire qu’une condamnation moins sévère serait justifiée ?
L'appel est suspensif, notre jugement moral est-il suspendu aussi comme il l'a sans doute été quand nos adversaires politiques étaient dans de pareilles difficultés?
Une démission, le mot est lâché, pourrait être dans l'intérêt de tous.
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