Je recommande


 

Jour après jour

Avril 2007
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Sèvres

Lundi 30 avril 2007

La lettre publique de Guy Konopnicki à Roger Fajnzylberg est d’abord un lettre d’ami à ami , elle est publique et son auteur a voulu la plus large diffusion possible aussi je me permet d'y réagir. 

La lettre sur

http://www.jacques-blandin.net/Konopnicki.html

Je suis réservé sur certains points.  Plus particulièrement quand il écrit :

« Tu es, comme moi, à jamais, un juif polak. Ils le savent, eux !
C’est pour cette raison que la droite sévrienne s’est acharnée sur toi.
Un maire communiste, youpin au nom imprononçable, administrant une commune où résident tant de gens de bonne extraction, c’était intolérable. Et ce maire, exclu du PCF, demeurait à gauche et se battait encore après sa défaite de 1983 ! Il fallait l’éliminer de la vie publique. La gauche ne t’as sans doute pas donné la place que tu méritais. Mais la droite voulait te briser . »

C’est tout de même accuser d’antisémitisme « la droite sévrienne » dans son ensemble et laisser entendre que son opposition à M.Fajnzylberg était due à ses origines. On peut être antisémite et être de droite, bien entendu, il y a une famille de pensée pour cela mais on peut aisément être de « gauche » et avoir les mêmes penchants. Je ne suis pas sûr que cette grille de lecture soit aujourd’hui d’actualité. Papon a certainement des descendants, Raymond Barre balbutie encore sur les « français innocents » de la rue des Rosiers mais ils le font dans un silence de mort autour d’eux. A la limite, on peut se dire que des relents antisémites ont infecté la campagne de 1983 mais alors pourquoi parler au présent et laisser penser que cela est immanent à nos adversaires de droite ? 

Il a été maire et, pour certains, de droite mais aussi de gauche, un mauvais maire, il a été communiste, permanent du parti, ce sont bien des points qui, à mon avis, suffisent à susciter une certaine réserve au delà même de la droite. Je comprend même qu’on puisse être en vive opposition au « parti », et celui qui prévalait à la fin des années 80, comme les décennies précédentes, n’avait pas grand chose d’attirant pour le démocrate de base, voire même de gauche. Quant aux rénovations, refondations, on peut rester sceptique.

Une conseillère municipale du PSU démissionnait quelques mois après l’élection par le conseil municipal de Roger Fajnzylberg en dressant un réquisitoire assez éclairant de ses méthodes de gestion et je n’ai jamais été sûr qu’il reste grand chose à sauver de la période où il a dirigé la ville mais n’étant pas sévrien avant 1982, je n’ai jamais connu le paradis démocratique que par oui-dire.

Mais il est vrai que cela peut éviter de mener des réflexions encore plus poussées pour expliquer un naufrage qui a commencé en 1983 et tenter de comprendre pourquoi on est resté sur ce bateau.

Quant à vouloir « briser » quelqu’un, encore aurait-il fallu ne pas donner de prétexte à une campagne.  

« Crois-tu que ces gens t’acceptent, parce que reprend le langage de
l’égoïsme bourgeois, que tu te ranges à leur point de vue, comme si tu
avais toujours vécu comme eux ?

Mais tu as oublié … Tu ne sais plus d’où tu viens, d’où nous venons,
politiquement et socialement.

Tu te trompes, Roger. Pour eux, pour cette réaction qui espère triompher
dimanche, tu seras toujours regardé en fonction de ton passé, de tes
origines. Ils t’accueilleront avec toute la condescendance réservée aux
parvenus ayant piétiné leur acte de naissance. Ils ont pour toi ce
mépris avec lequel tu considères, toi, ceux qui avaient, jusque-là,
partagé tes combats. »
 

Là, c’est tout de même continuer à nourrir l’idée que la droite c’est le grand capital, la haute bourgeoisie arrogante et que la gauche, c’est la sueur de l’ouvrier et que donc les représentants de l’ouvrier ce sont Jack Lang et Laurent Fabius et ceux de la haute bourgeoisie, Nadine Morano et Jean-Claude Gaudin. Bigard soutient Sarkozy et Torreton Royal. Je les cite juste pour constater qu’il y a une grande attraction « populaire » à droite sur laquelle nous devrions nous interroger et que le plus populaire des deux n’est pas, bien heureusement, Torreton.  

La droite, ce sont aussi des valeurs, des analyses, des cultures qui ne ressemblent pas aux notres mais qui méritent aussi le respect. Et puis parlons des droites, c’est comme les gauches. Il n’y pas de famille de pensée unique.  

A 31%, il y a  un vrai vote populaire de droite même si je suis convaincu que les plus modestes électeurs de Sarkozy se trompent et seront les premiers atteints par les effets néfastes de sa politique. Il y a aussi l’émergence réelle d’une génération politique qui a choisi la droite et qui ne vient pas des beaux quartiers.  

On ne peut plus faire le coup de l’ombre et de la lumière, de la guerre d’Espagne, de la libération des camps juste à l’évocation d‘une campagne présidentielle et à l’échouage d’un repenti.  

Et je suis forcé de constater qu’il n’y pas que des « arrivistes, des notables, des corrompus » à droite dans les Hauts-de-Seine même si je veux bien concéder qu’ils me semblent plus nombreux qu’à gauche, où chacun sait règnent la vertu républicaine et le désintéressement.  

Des notables pourquoi pas mais je ne vois pas bien la différence entre des notables de droite et des notables de gauche. Quant au « piétinement de l’acte de naissance » effectué par Roger Fajnzylberg, c’est un bel hommage à Sarkozy, c’est donc dès notre naissance que notre destin politique est tracé. Un peu de distance "siérait", comme on dit dans les salons, au débat démocratique, jamais je ne voterai Sarkozy mais je me méfie, par nature des emballements qui nous font plus de mal que de bien.

 

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 avril 2007

Je mets en ligne le texte qu'en tant que président de bureau de vote, en suppléance d'un élu de droite, ne rêvons pas, j'ai trouvé dans les documents officiels mis à la disposition des membres du bureau. Je crois honnête de livrer ce plaidoyer à votre réflexion avec quelques remarques : Le maire indique que les élus de l'opposition n'ont pas soulevé d'objections à l'achat des machines. Non, ils ont voté contre le budget supplémentaire où leur achat était programmé, ce qui est une objection majeure.

"Le Conseil Municipal approuve, à la majorité, le budget supplémentaire de l’exercice 2006, au titre du budget principal, qui s’équilibre en recettes et en dépenses comme suit :

Section de fonctionnement : 1 793 897,25 €

Section d’investissement : 5 508 180,12 €

TOTAL DU BUDGET SUPPLEMENTAIRE : 7 302 077,37 €

Dont mouvements réels : 6 450 425,56 €

Dont mouvements d’ordre : 851 651,81 €

7 votes contre : M. MICHAUD, Mme BERES, M. BLANDIN, Mme CYROT, M. GERBAUD, M. PUZIN, Melle CANDELIER.

La présence de la déléguée de Dominique Voynet pour Sèvres, Catherine Candelier,  à la pose des scellés des machines n'est pas un quitus.

Enfin, rappelons qu'Edouard Vaillant fut un communard engagé et un des fondateurs de la sfio. Pourquoi parler d'Edouard ? Parce que le rédacteur de la note municipale a écrit ce prénom, puis quelqu'un s'apercevant de l'erreur (Daniel Vaillant fut ministre de l'intérieur de M.Jospin) s'est contenté de rayer le prénom Edouard. Illustration écrite de la maîtrise municipale, sinon des machines, au moins de l'Histoire.

"Vaillant soutint à l’assemblée beaucoup de projets socialistes dont il fut souvent le précurseur : la journée de 8 heures en janvier 1906 et en mars 1912, le projet de loi de 1910 concernant la création des retraites ouvrières, l’amélioration des prestations par l’augmentation des versements de l’État, la gestion ouvrière, l’extension de l’assurance à l’invalidité au chômage et la maladie. Il proposa d’autre part la création d’un Ministère du Travail, de l’hygiène et de l’ Assistance publique au cours des années 1894, 1898 et 1903."

Je conviens que cette figure de la gauche radicale occupe plus les esprits que celle du méritant ministre de l'intérieur de Lionel Jospin.

"Note sur le vote électronique

Le vote électronique est autorisé en France depuis 1969. Le Conseil constitutionnel l'a d'ailleurs rappelé dernièrement. Le matériel acquis par la ville équipe de nombreuses collectivités territoriales allemandes et hollandaises. C'est Edouard (barré sur le document original) Vaillant, Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Jospin qui a autorisé la mise en place de machines à voter homologuées et sans réseau. Les umes électroniques en service dans les 14 bureaux de vote de la ville sont du modèle ESF1 NEDAP NV commercialisé par France Election. Ces machines ont reçu leur agrément par arrêté ministériel en date du 12 avril 2007 (ci-joint).

En cas de panne, la ville dispose d'une machine supplémentaire. Si une deuxième panne survient, France Election met à disposition immédiatement une machine supplémentaire. Les 15 machines de la ville ont été mises à zéro et scellées devant huissier et en présence des représentants des candidats des Verts, des socialistes, de l'UDF et de l'UMP, le vendredi 20 avril 2007.

Lors des deux précédents scrutins, les urnes électroniques ont été testées d'abord dans trois bureaux (élection référendaire de 2005) puis dans cinq bureaux (élections cantonales partielles de janvier 2006). Dans les bureaux de votes où le vote électronique a été introduit, aucun problème n'a été signalé et les personnes âgées n'ont rencontré aucune difficultés. Les umes électroniques sont également dotées d'interfaces spécifiques pour les électeur malvoyants. Aucun contentieux n'a été engagé à la suite de ces deux scrutins.

Le Conseil municipal a donc décidé en juin 2006, lors du vote du budget supplémentaire, d'acquérir onze nouvelles machines à voter pour en doter l'ensemble des bureaux de vote de la ville. Aucun membre de l'opposition n'a soulevé le moindre moyen contre l'acquisition de ces machines. Les umes électroniques ne sont pas connectées au réseau Internet et ne peuvent pas être piratées par une connexion dématérialisée. Etablir une connexion physique ne peut pas passer inaperçu. Le principe dit de 1' « open source » ou le recours à un logiciel libre qui doivent permettre de contrôler le fonctionnement de la machine relèvent soit d'une compétence d'expert que peu de personnes possèdent, soit fragilisent précisément les umes vis à vis d'éventuels fraudeurs. Enfin les umes doivent être contrôlées par des agences de contrôle indépendantes pour être mises en service, en l'espèce Véritas.

L'argument du piratage traduit une vision théorique qui méconnaît totalement le fonctionnement d'un bureau de vote et qui jette a priori le discrédit sur les élus qui président les bureaux de vote, sur les agents municipaux qui font fonctionner les umes et qui sont également des électeurs et, enfin, sur les citoyens de toutes les formations politiques qui tiennent le rôle d'assesseur.

La « trace papier » qui est censée permettre le contrôle, voire le recomptage, contrevient est illégale. En effet, établir une trace papier du vote impliquerait d'indiquer le nom de électeur ainsi que le choix de l'électeur. Cela contrevient au principe fondamental de l'anonymat du vote garanti dans les bureaux manuels par des bulletins de vote identiques, des enveloppes identiques et la présence d'isoloirs. Emettre une « trace papier » n'est donc pas autorisé par le code électoral. Si une telle « trace papier » existait, elle serait la cause probable de très nombreuses contestations dont la justification serait impossible.

Avec les umes traditionnelles il n'existe aucune trace papier puisque les bulletins de vote doivent être détruits immédiatement après la fin du dépouillement du bureau. Seuls sont conservés les bulletins nuls et les enveloppes des bulletins blancs. Par conséquent, aucun recomptage global des bulletins n'est possible en France après l'élection. Derrière cet argumentaire peu convainquant contre les urnes électroniques se cache la crainte de fraudes. Mais il est de notoriété publique que la fraude a existé avec le vote manuel et qu'elle se déroulait dans bien des cas au moment du dépouillement. Le choix de la ville de Sèvres de se doter de ce matériel a été motivé d'une part, par la difficulté à trouver des scrutateurs pour le dépouillement. En effet, de plus en plus d'électeurs préfèrent regarder à la télévision les soirée électorales, surtout pour les élections nationales. De ce point de vue, les umes électroniques présentent l'avantage de donner les résultats quelques minutes après la clôture du scrutin. D'autre part, les umes électroniques permettent une économie significative en matière de personnel municipal. D'après les études des services municipaux, les 80 000 euros qu'a coûté l'équipement des 14 bureaux de vote seront amortis en quatre ou cinq scrutins soit, pour la ville de Sèvres, après les élections présidentielles et législatives de 2007, probablement à l'issu des élections municipales et cantonales de 2008. Cela d'autant plus que l'Etat accorde une subvention d'investissement spécifique aux communes qui se dotent de ces umes électroniques. Enfin le dernier élément qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est celui de l'économie de papier et du développement durable. Dans le scrutin traditionnel, le candidat devait fournir à chaque ville 2,4 fois autant de bulletins de vote que d'électeurs. Cela permettait de mettre un bulletin de vote de chaque candidat avec chaque profession de foi. Avec le vote électronique, les électeurs ne sont destinataires en plus des professions de foi que de la reproduction format A4 de l'écran de l'urne qui comporte l'ensemble des candidatures. Rien que pour l'élection présidentielle à Sèvres, cela représente une économie de 300 000 bulletins.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 25 avril 2007

Le bulletin municipal de mars dernier nous permettait d'attirer l'attention sur les machines à voter et leurs dangers. C'est à la mi-février que je me suis posé la question de leur inocuité en lisant les réflexions de Michel Briand, élu vert de Brest et un texte voté par notre conseil interrégional.

Depuis, c'est l'emballement contre les machines. Je m'en félicite, tout en m'interrogeant sur la sincérité de quelques emportements. Je ne suis pas prêt à surfer sur un mécontentement ponctuel pour mettre en cause telle ou telle politique municipale. Il est certain que le mode de leur introduction à Sèvres relève bien du "tout ou rien", 'une imposition sans réel débat mais j'ai reconnu que nous n'avions pas réagi lors de leur première introduction notamment dans 5 bureaux aux dernières cantonales. Je crois avoir le droit de revenir sur un avis que je n'avais pas donné et de lutter aujourd'hui avec conviction puisque je pense m'être fait une opinion argumentée et recevable.

 

Je réclame leur disparition tout en précisant qu'il ne s'agit pas d'un débat partisan. Je regrette que le maire de Chaville, prg, impose ces machines à la fureur de ses alliés socialistes mais il faut me faire comprendre pourquoi alors une adjointe prg de Chaville sera la candidate à l'élection législative, soutenue par le parti socialiste, associé sur les machines à notre ami Jacques Blandin, suppléant. Pour être cohérent et montrer l'importance de cette situation, il faut exiger l'abandon à Chaville, afin de pouvoir valablement donner des leçons à Sèvres.

Voici le communiqué que j'ai commis pour les verts des Hauts-de-Seine :

L'introduction massive des machines à voter s'est soldée par un grand embouteillage et des conditions d'exercice de la démocratie indignes de notre pays et plus particulièrement de notre département qui a le douteux privilège de s'en être très largement doté. Des attentes de plus d'une heure, des électeurs infantilisés, une perte totale des repères démocratiques liés à l'expression du vote. L'électeur étant appelé à faire son choix dans l'isoloir de la boite de la machine et non solennellement au grand jour après être passé dans l'isoloir. Nous contestions la fiabilité de ces machines, nous nous inquiétions des possibilités de fraude, nous déplorions le choix quasi clandestin fait par les élus des villes qui les ont installées, nous refusons aujourd'hui, en plus, la parodie démocratique que ces machines font vivre aux citoyens. Les verts des Hauts-de-Seine exigent que ces machines soient retirées des bureaux de vote et que l'expression démocratique se fasse de façon transparente et vérifiable, avec un bulletin de vote.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 24 avril 2007

J'ai évidemment éprouvé une réelle déconvenue du résultat obtenu par notre candidate et je ne me satisfait pas que les verts obtiennent à peine plus que René Dumont en 1974. C'est peu, c'est très peu. Nul doute qu'une réflexion active sur notre positionnement, notre comportement, la perception que nous donnons ne soit indispensable. Le vote utile a joué à plein mais pourquoi sommes-nous incapables d'occuper la place prise par François Bayrou sur l'échiquier politique? Je considère que nous avons mieux et plus concret à apporter et pourtant...

Pour autant, j'ai connu des périodes difficiles avec les verts où, par exemple en 1988, nous étions 36 adhérents sur l'ensemble des Hauts-de-Seine. Nous n'avions quasiment aucun élu, n'étions représentés quasiment nulle part. Nous avons fait un travail énorme, nous imposant dans de nombreuses communes et construisant un vrai parti écologiste. J'ai toujours été sceptique sur le "ni droite-ni gauche" qui nous a permis néanmoins de fédérer de nombreux électeurs. Mais cette posture est intenable car les contradictions entre nos valeurs et celles de certains de nos partenaires de l'époque étaient trop importantes. Il se trouve que c'est avec le parti socialiste que nous avons choisi de contracter en espérant ne pas être étouffés. Le virage à gauche a été sans doute aussi trop brutal puisque nous avons donné l'impression de renier nos électeurs primitifs, vite qualifiés de "bobos", pour nous décréter le règne de "l'écologie populaire".

Comment contester que la crise écologique touche d'abord ceux qui sont les plus défavorisés mais comment construire une alternative en ne s'adressant qu'à un électorat dit "de gauche" et souvent "à gauche de la gauche" et en abandonnant nos anciens électeurs? Le résultat ne s'est pas fait attendre.

Dominique Voynet a su, et sa profession de foi en est la démonstration, retrouver nos racines écologistes. Quelque soit l'estime que j'éprouve pour certains combats de José Bové, je crois que ces regroupements activistes sont sans issues. On se fait plaisir en clamant "tous ensemble" et on se retrouve, malgré la mobilisation de ce que le "mouvement social" compte de militants les plus engagés avec un discours déconnecté des préoccupations d'une très large majorité des citoyens.

Noël Mamère a eu raison de penser que Nicolas Hulot ne nous a pas fait du bien. Il a laissé croire que la crise écologique était soluble dans le consensus, sans crise et avec de la bonne volonté. Les sondés, qui ne souhaitent que l'harmonie pour beaucoup, ont plébiscité un homme qui, à l'image de François Bayrou, gomme les conflits de fond et ne tranche réellement sur aucun problème. 

Avons-nous eu raison de crédibiliser la démarche de Nicolas Hulot, qui, lui, à aucun moment n'a voulu s'engager à nos côtés? Pourquoi? Pour sauvegarder un capital de sympathie, qui s'évanouirait s'il faisait un pas vers un parti qui se range résolument aux côtés de la gauche et développe une critique du système qui n'est pas complaisante avec tout le monde.

Nous avons une relation étroite et en même temps conflictuelle avec le parti socialiste. Nous gérons de nombreuses régions et villes ensemble avec des difficultés, des remises en cause, mais aussi avec loyauté et engagement.

Je voterai avec détermination pour Sègolène Royal et vous engage à faire de même. J'ai commis les mois précédents plusieurs articles plus ou moins critiques sur ses positions. Je crois que beaucoup n'acceptent pas qu'une femme de caractère ait pu se hisser à un tel niveau et je n'ai jamais vraiment été choqué par ses déclarations sauf peut-être sur la rapidité de la justice chinoise.

Dès le début de cette campagne, j'espérai avoir à voter Ségolène Royal au second tour de cette élection, cela signifiait que nos combats communs n'étaient pas sans issues. Plus de 5% des suffrages auraient été préférables pour la promotion de nos valeurs mais comme nous avons été collectivement incapables de briser le plafond promis par les sondages, nous ne pouvons pas reprocher aux autres candidats nos propres faiblesses.

Nous présenterons des candidats écologistes dans toutes les circonscriptions du département. Les verts constitueront toujours une force avec laquelle il faut compter car nos idées ne sont pas solubles et la pertinence de nos combats ne s'évanouira pas. La crise écologique est là. Elle se développe durablement. Nicolas Sarkozy nous accompagnerait au bord du précipice, peut-être un peu plus loin, Ségolène Royal avec des verts forts et bien représentés, grâce à vous, peut faire beaucoup pour enrayer le mécanisme infernal justement dénoncé par nous depuis notre création.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 avril 2007

Une vraie plaie ces machines, des attentes très longues dues à leur installation, les difficultés de quelques électeurs et l'affluence. De 1 heure et quart à 15 minutes, c'est difficile à supporter pour des personnes âgées, femmes enceintes ou familles avec de jeunes enfants. La relation à l'électeur est détestable car nombre d'entre eux sont fatigués et tendus par l'utilisation de la machine. Avoir à répéter "appuyez sur le rond noir avec un chiffre en dessous du nom de votre candidat" puis "biennnnn, validez maintenant, c'est le bouton bleu en haut à droite". On voit ressortir de l'isoloir, un élécteur, trice, rougissant, confus, je dirai même humilié. Le président ne voit quasiment plus l'électeur qui fait sa petite affaire derrière son dos. On ne se serre la main qu'épisodiquement, la symbolique est morte. Quant à voir le "dépouillement" c'est consternant. On tente de retirer un ticket de caisse illisible d'une machine aux entrailles ouvertes.
Il faut arrêter immédiatement ces machines. Elles tuent la démocratie.

Inscrits    14175          
Votants    12440      87,8    
Exprimés    12311      86,9   
Abstention    1735      13,1    

Olivier BESANCENOT, LCR    232      1,9   
Marie-George BUFFET, PCF    145      1,2   
Gérard SCHIVARDI, PT    11      0,1   
François BAYROU, UDF    2875      23,4   
José BOVÉ, Altermondialiste    103      0,8   
Dominique VOYNET, les Verts    194      1,6   
Philippe DE VILLIERS, MPF    147      1,2   
Ségolène ROYAL, PS    3212      26,1   
Frédéric NIHOUS, CPNT    29      0,2   
Jean-Marie LE PEN, FN    551      4,5   
Arlette LAGUILLER, LO    62      0,5   
Nicolas SARKOZY, UMP    4750      38,6   

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus