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Sèvres

Lundi 28 avril 2008

Demandeurs d’asile, travailleurs immigrés, pourquoi viennent-ils ?

Le débat sera précédé de la projection du film-documentaire « Dem Walla dee partir ou mourir » de Rodrigo Saez, réalisé par le c a d t m

Le mardi 6 mai 2008 à 20 h atrium 3, Parvis Robert Schuman, 92370 Chaville

Le 20 mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen. Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des droits fondamentaux des personnes.

Le collectif Refusons l’inacceptable ! vous invite à débattre avec Jérome Martinez, de la Cimade, qui nous présentera ce projet de directive européenne. Nous aurons le plaisir d’accueillir aussi Henri Kondi du CADTM pour nous parler des raisons qui poussent les étrangers à quitter leur pays pour rejoindre à tout prix l’Europe au péril de leur vie.

Vous aurez également l’occasion de découvrir le film Dem Walla Dee (Partir ou mourir) réalisé par une équipe de Grenoble du CADTM. Ce documentaire, de 28 min, tourné à Dakar pendant l’été 2007, donne la parole aux Sénégalais, partis clandestinement en chaloupes à travers l’océan atlantique, pour rejoindre l’Europe qui verrouille ses frontières.

Immigration parlons-en !

En octobre 2007, nous nous sommes retrouvés (citoyens, élus, associations, partis politiques de Sèvres et villes environnantes) pour discuter de la politique d’immigration, xénophobe et raciste, du gouvernement, notamment après cette énième loi Hortefeux durcissant la situation de milliers de travailleurs immigrés, avec et sans papiers, et leurs familles.

Nous avons organisé un premier débat le 20 novembre 2007 à Sèvres, où nous avons pu échanger avec Emmanuel Terray (anthropologue) sur les aspects les plus inacceptables de la loi Hortefeux. Ce débat a été un grand succès. Plus de 150 personnes étaient présentes et beaucoup ont souhaité s’impliquer pour renforcer le soutien aux immigrés.

C’est donc nombreux que nous nous sommes rassemblés le 25 février 2008 à Meudon devant l’immeuble de John Maïna, jeune Kenyan qui s’est suicidé après avoir reçu le refus de sa demande de droit d’asile.

Une pétition a été également lancée demandant la suppression du Ministère de l’Immigration et l’abrogation de la loi Hortefeux (des centaines de signatures à ce jour).

Et, le 5 avril, plusieurs dizaines de Sévriens et Chavillois se sont rendus à Paris pour la manifestation à l’appel de l’UCIJ, RESF et des Collectifs de sans-papiers pour protester contre la « xénophobie d’état ».

Et pour nourrir le débat, posons-nous quelques questions En quoi la Loi Hortefeux, sur l’immigration, d’après ce que vous en savez, vous concerne-t-elle ? (comme citoyen(ne), ou étranger, enseignant(e), parent d’élève, travailleur(se), responsable d’entreprise etc.)

Avez-vous une idée des démarches qu’un étranger doit entreprendre pour obtenir un titre de séjour, et le temps qu’il faut, selon sa situation (célibataire, marié, avec ou sans enfants, de tel ou tel pays, etc.), et des chances réelles qu’il a de l’obtenir ?

Est-il normal qu’on fasse une enquête policière systématique sur les candidats au mariage “mixte” (entre Français(e) et étranger sans papiers), ou entre un(e) étranger(e) avec papiers et un(e) autre sans ?

Connaissez-vous un ou des parents d’élèves scolarisés par exemple avec un de vos enfants qu’on a expulsé(s) et dans quelles conditions ?

Savez-vous ce qu’est un “Centre de Rétention”, à quoi ça sert, pourquoi et comment on y envoie telle ou telle personne étrangère, et dans quelles conditions ?

Que savez-vous du “travail au noir” où on trouve beaucoup d’étrangers sans papiers, alors qu’ils ne souhaitent q’une chose : travailler dans des conditions normales (impôts, cotisations, etc.) ?

L’Europe va-t-elle “arranger” la situation, et de quelle façon ?

Que signifie pour vous le mot, “intégration” ?

Refusons l’inacceptable ! l’action continue Co n t a c t s Georges : georges.meisner@free.fr • Isabelle : ivacher@wanadoo.fr • Jacques Ernest : 06 08 70 39 02
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Dimanche 27 avril 2008

Devedjian va relancer la concertation préalable du projet d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine

Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a écrit à André Santini, Maire d’Issy-les-moulineaux, Hervé Marseille, Maire de Meudon, et François Kosciusko-Morizet, Maire de Sèvres, afin de leur annoncer qu’il souhaitait reprendre la concertation préalable du projet d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine entre le Pont de Sèvres et Paris, projet désormais intitulé Vallée rive gauche.

« Les choix du Département ne sont pas toujours compris par certains. Pour cette raison, je souhaite faire preuve de pédagogie et je suis désireux de pouvoir échanger sur ma vision de l’action du Département dans le Val de Seine », écrivait Patrick Devedjian. Le président du Conseil général souhaite « organiser une grande consultation du public », avec « les participations actives des communes d’Issy-les-Moulineaux, de Meudon et de Sèvres ». Patrick Devedjian espère que « cette concertation préalable puisse commencer le plus tôt possible  ». Le Conseil général devrait délibérer le 27 juin prochain « sur les objectifs et les modalités de la concertation ». Patrick Devedjian aspire à ce que les Conseils municipaux concernés délibèrent dans les meilleurs délais « pour émettre un avis sur les dispositions proposées ».

L e parisen relate cette concertation et cite Luc BLANCHARD, président des éluEs vertEs de Sèvres.

Et c’est reparti le département lance une énième concertation sur son projet de 2 x 2 voies sur la D 7, les quais de Seine entre Issy et le pont de Sèvres. « Les choix du département ne sont pas toujours compris par certains. Je souhaite faire preuve de pédagogie », a écrit Patrick Devedjian, patron du département, aux maires concernés. Le projet, qui porte maintenant le nom de « vallée rive gauche », n’est donc pas près de voir le jour. Le département souhaite depuis des années aménager cette route qui voit passer quelque 40 000 véhicules chaque jour et certainement beaucoup plus dans les années à venir avec les immeubles de bureaux qui poussent comme des champignons. Mais les associations de défense de l’environnement s’y opposent farouchement. Ils ne veulent pas d’une « autoroute urbaine » sur 4,2 k met plaident pour un léger élargissement de chaque voie existante pour laisser la place aux circulations douces, et notamment le vélo.

« Ces discussions ont deja eu lieu »

Aujourd’hui, Patrick Devedjian veut présenter au public « le bilan de cette expérimentation », et l’ensemble de son projet au travers d’expositions et mettre à la disposition des habitants un registre dans chaque mairie pour qu’ils puissent donner leur avis. Une concertation qui doit durer trois mois, certainement à partir de la rentrée de septembre. « Nous sommes satisfaits que le département ne passe pas en force. Mais il ne faudrait pas que cette concertation soit une simple opération de propagande. Pour cela, il faut que les deux projets, et pas seulement celui du conseil général, soient présentés », explique Luc Blanchard, président de Val de Seine vert, une des associations qui milite pour une autre vision des quais de Seine.

Hervé Marseille est doublement concerné.

Maire de Meudon, il est aussi vice-président du conseil général chargé des transports. Et il commence à trouver le temps long : « Le drame, c’est que ces discussions ont déjà eu lieu et que ça retarde le projet. Les maires se sont battus pour faire venir des entreprises et des emplois, on a fait venir Microsoft, SFR et d’autres et on attend toujours pour réaliser cet aménagement qui doit permettre de mieux circuler, mais aussi de valoriser les berges de Seine. » Olivier Debruyne



par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mercredi 23 avril 2008

« Retour de Flammes »

La tension exceptionnelle qui entoure le débat sur les OGM au Parlement est un violent retour de flammes du décalage entre la production du Grenelle de l’environnement et les habitudes parlementaires.

 Tant que les bonnes idées des ONG pouvaient servir de carburant à la communication de l’Elysée, la majorité n’y voyait pas d’inconvénient.

Mais la mise en œuvre du Grenelle, dans sa phase d’élaboration s’est avérée autrement exigeante, du simple fait des mécanismes de la démocratie participative.

 Pendant que les parlementaires de Droite en restaient à leurs archaïsmes, acteurs syndicaux, associatifs, économiques élaboraient sérieusement les mutations indispensables.

De spectateurs indifférents, les élus nationaux sont devenus sourcilleux, mais toujours aussi peu documentés. L’opposition, pour sa part, s’est contentée de dénoncer le probable marché de dupes et de mettre en avant d’une part les contradictions du gouvernement ami des lobbies bétonneurs et pollueurs, d’autre part les avancées de nombreuses villes et régions à Gauche.

Les premières annonces du Grenelle ont rassuré la majorité : aux thèmes santé, recherche publique, biodiversité ; le discours ; aux secteurs des entreprises des parts de marchés nouvelles pour vendre des voitures et isoler le bâti.

C’est au pied du maïs MONSANTO 810 que s’est fait le choc des cultures : le gel annoncé, puis l’installation d’une Haute Autorité alliant chercheurs et acteurs de la société, son verdict accablant, puis la proposition de Clause de Sauvegarde n’étaient que le fruit légitime de la confrontation féconde et de l’intelligence collective.

La majorité parlementaire furieuse, se sentant « larguée », « spoliée » de sa puissance, y a répondu par la force et l’autisme.

Autisme face à des consommateurs qui ne veulent pas d’OGM dans leurs assiettes. Autisme face à une jeunesse qui hurle que quand la contamination sera répandue, elle subira les arbitrages irresponsables de parlementaires qui ne seront pour certains plus de ce monde. Autisme face à la fragilisation des AOC, de l’agriculture biologique, et des équilibres construits sur la biodiversité.

Force ensuite, contre le Sénateur Le Grand, nourri de la richesse des experts indépendants, qui a osé dénoncer la force des lobbies dans le Parlement et a refusé la pente facile d’une agriculture que l’on mène dans l’impasse pour le profit de quelques uns.

Vive la belle et courageuse captation d’images des propos du Sénateur rapporteur Bizet dont pas une proposition ne déroge aux vœux les plus chers de MONSANTO ! On le voit, dans un reportage grand public, souffler à l’oreille d’un collègue à propos du Sénateur Le Grand « il a été exécuté à 2h38 du matin, mais il bouge encore... ».

Force contre la Ministre Kosciusko-Morizet, discrète mais convaincue, contre laquelle se sont déchaînés tous les quolibets machistes. La demande des excuses publiques est démesurée, comparée à la tolérance quotidienne des critiques acerbes de collègues masculins.

Les effets collatéraux sont aussi de mise : les chercheurs qui révèlent le côté peu fiable des manipulations génétiques, comme le lanceur d’alerte Christian VELOT, voient les budgets de leur équipe supprimés

 La loi est revenue en débat au Sénat, le Premier Ministre a verrouillé ses troupes et promis de revenir sur les quelques avancées protectrices.

Cela révèle, si nécessaire, le crédit que l’on peut donner à la prétendue «  revalorisation du rôle du Parlement » dans les réformes institutionnelles à venir !

Un montage assez démoniaque a permis au rapporteur Bizet et à Borloo, sous surveillance de Barnier, de rejeter les 96 amendements des Sénateurs. Les articles concernés deviennent alors figés en l’état, et ne termineront pas leur navette à l’Assemblée.

En revanche, un amendement unique Bizet, approuvé par le Ministre, a dévitalisé l’amélioration de l’article 1 (« dans le respect de l’agriculture traditionnelle labellisée, biologique »).

La conséquence, non négligeable, en est le retour devant l’Assemblée de cet article, désormais cible promise du Président Ollier (UMP), avec la bénédiction de Fillon. Retour à la triste case départ.

A ce sujet, les paroles retransmises par Mediapart, du Sénateur socialiste du Tarn : Jean-Marc Pastor, à la sortie du clash de la Gauche (séance quittée devant un tel verrouillage) sont inquiétantes « N’importe lequel d’entre nous aurait pu le voter ». [l’amendement Bizet].

Après l’incapacité de la majorité de lui donner suite, il restera du Grenelle de l’Environnement un grand livre Blanc pour la société en débat, et pour les partis de Gauche, « normalement » soucieux de l’intérêt général, de la solidarité ici et maintenant, ailleurs et demain, un défi pour l’urgence environnementale et sanitaire.

L’éthique en politique voit au-delà des lobbies et des bénéfices à court terme, et donne sens à l’action en remettant l’homme au cœur du projet de notre société.

Marie Blandin

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 16 avril 2008

Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables.

Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.

Tellement juste que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se présente pourtant comme «l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ». Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en matière de contrôle environnemental des publicités, est cette fois carrément à contre-courant.

Le vendredi 11 avril, sera signée la charte d'engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l'Écologie et du Développement durable.
 


par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Jeudi 10 avril 2008
On ne peut, en tant qu'écologiste, que se sentir solidaire, provisoirement, de la secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet. Je ne suis pas convaincu par l'ensemble de son engagement mais nous devons reconnaître qu'elle a essayé, avec courage, sinon candeur, de faire bouger les lignes à droite sur les questions écologiques.
Ceux, qui, comme moi, ont considéré le "Grenelle de l'écologie" comme une mascarade, sont consternés des résultats pratiques et législatifs des conclusions du Grenelle. Pour ceux qui pensent que l'écologie n'est ni de droite, ni de gauche, c'est une illustration lamentable de la résistance génétique de nombreux élus de droite aux exigences environnementales.  Les abandons continuels des promesses présidentielles n'épargnent aucun domaine. Peut-on être autre chose que consterné devant l'accumulation de reniements du gouvernement?
Nicolas Hulot en vient à trouver la LCR sympathique. Il est toujours dans l'excès
On trouvera toujours des raisons à n'importe quoi. La suppression par exemple de la carte familles nombreuses aura des conséquences environnementales en détournant les familles des transports en commun.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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