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Sèvres

Samedi 27 mai 2006

Calme et volupté

 

3,675 délits par jour à Sèvres en 2006

A ma demande (avril 2000) la sécurité routière enfin intégrée dans le contrat.

Le clspd se réunit à nouveau avec l’armée mexicaine de rigueur. Sauf que là, plusieurs associations étaient venues à plusieurs. Embouteillages, recherches de chaises. On note la présence de M.LAMELOT le sous-préfet de Boulogne–Billancourt, d’Hervé MARSEILLE, maire de MEUDON, en tant que représentant du conseil général, de monsieur PAGES, procureur de la république à Nanterre, vice-président du clspd, très en forme et très en verve.

 

Plusieurs fois, il a voulu avoir le « top ten » des individus qui sont le plus nuisibles à Sèvres. Il nous dit que c’est toujours pareil et que ces individus représentent une très grosse partie de la délinquance.
Nous pourrions tenter ce top ten ou proposer le pitch à TF1. On pourrait même organiser un intervilles des sauvageons mineurs et adultes.

Le maire explique que si le conseil général est représenté c’est parce que il va peut-être cofinancer. Il va être cosignataire du contrat qui sera validé par le conseil municipal, suite du recours gagnant que j’avis déposé contre le premier contrat local de sécurité. Le maire avait refusé de le faire valider par le conseil. Le tribunal administratif lui avait donné tort.

MARSEILLE va attendre la fin de la réunion pour justifier sa présence et faire un petit couplet autosatisfait sur le cg et toutes les belles choses qu’il fait.

Geneviève MAQUART,  Catherine CYROT et Guy DAROLES se demandent pourquoi les associations ne sont qu’invitées et pas titulaires avec droit de vote. Le maire leur répond qu’il est déjà bien bon de les inviter. Il est même un peu colère. C’est vrai qu’avec des élus amis et des cohortes de fonctionnaires dont la première obligation statutaire est l’obéissance hiérarchique, on était plus tranquille.

Madame MATRICON, commissaire de police, nous fournit des statistiques très succinctes. Nous avons droit maintenant à des comparaison sur 4 mois.

Si la délinquance augmente ce ne peut pas être de la faute au Nikola ou aux forces de l’ordre ou à la politique mise en oeuvre. Non, ce sont tout bonnement les statistiques qui se trompent. Elles comptent des choses qu’elles ne devraient pas compter. Enfin, ce n’est pas juste de considérer les voitures brûlées comme de la délinquance parce que c’est exceptionnel insiste le maire. En fait, on n’apprécie les chiffres que lorsqu’ils baissent et lorsqu’ils augmentent, à ce moment là, pour lui,  il faut être très prudent dans leur interprétation.

La délinquance a augmenté de 1,73% à Sèvres en 2005 mais les délits dits de voie publique ont baissé de 5% et les faits élucidés ont augmentés de 10%. Cela pour 2005. Comme il n’est jamais bon d’avoir le nez sur le guidon et que les stats au jour le jour ça joue du yo-yo, les 4 premiers mois de 2006 donnent une augmentation de 6,52% soient 441 faits contre 414 en 2005 sur la même période. Ce sont les violences sur la voie publique qui augmentent avec une hausse des vols avec effraction 51 contre 43 en 2005, ainsi que les dégradations 97 contre 91. Ce sont 3,675 faits délictueux par jour que connaît notre bonne ville. La part des mineurs dans les faits élucidés est de 43 sur 142. A peu près 30% (En 2004, la part des mineurs était de 57% pour les faits élucidés). Les mineurs représentent 61% pour la délinquance de voie publique.

Il y a 31% de taux d’élucidation.

On parle du CPE pour dire qu’il y a eu peu d’incidents. De nombreux jeunes collégiens ont pourtant été interpellés. Sinon on s’étend sur les rixes entre la bande du Gros Chêne à Chaville et nos braves petits gars de Sèvres. Le Gros Chêne a tenté d’étendre son emprise sur Sèvres. Un coup de cutter a été porté au visage d’un jeune. Le 10 mai une descente permettait l’interpellation de 10 jeunes de la bande du Gros chêne et « le plaisir » (sic) de 7 interpellations pour violences, dégradations, outrage à fonctionnaire.

Le maire, pensant sans doute au parrainage de Maracineni précise que « les jeunes roumains se mettent au cambriolage  après les horodateurs».

Yann FRADIN (Espaces) s’interroge sur les actions de prévention menées. On dégage en touche ne lui répondant que les jeunes sévriens ne sont pas concernés. Il reviendra sur le sujet en constatant que son association offre des possibilités d’alternatives à la peine ou à la fin de peine et que celles-ci ne sont plus utilisées par la justice. M.PAGES en prend bonne note.

Ensuite M.ANTONELLI, qui est responsable de l’élaboration du contrat à la mairie et madame PETTEX-SABAROT, directrice adjointe des services, présentent les fiches-actions. Sécurité routière, vie du réseau et éducation-prévention en sont les trois grands thèmes

On notera parmi les actions notables, une prévision du rehaussement de l’enceinte du collège, le don de bicyclettes aux agents de proximité et la location d’une piste de sécurité routière.

M.PAGES insiste sur la qualité du lien police-justice-mairie et fronce les sourcils quand une fiche-action disait vouloir les améliorer. Guy DAROLES, président des enfants animateurs, dans une forme éblouissante, précise l’action des enfants-animateurs et insiste sur le besoin de formation régulière et spécifique sur les apprentissages. Il souligne plus tard que les conseils de discipline ont abouti à des exclussions dont les « bénéficiaires » ont mis un temps très long à être rétablis dans un établissement. Il insiste sur le besoin d’une solution plus rapide. La proposition en était faite de les « occuper en attendant » dans un activité « mairie ».

J’interviens sur le besoin de faire connaître le Pass 92 à toutes les associations, seules une douzaine d’entre elles, para-municipales pour la plupart, sont validées par le conseil général pour l’emploi de ce chèque de 75 euros qui est remis à presque tous les élèves du collège.

Une réunion assez intéressante grâce aux nombreuses questions posées par des membres « invités ». Il est précisé par monsieur BOUQUIN, président de l’association d’aide aux victimes de Boulogne-Billancourt que les jeunes de moins de 35 ans correspondent à 60% des victimes.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Vendredi 26 mai 2006

Amnistie de Guy Drut : Avec Chirac, tout est permis

 

Communiqué de presse des Verts

vendredi 26 mai 2006

 

 

 

La décision du Président de la République d’amnistier Guy Drut, condamné dans le cadre de l’affaire des marchés publics d’Ile de France, est une preuve supplémentaire, après l’affaire Clearstream, d’un Etat dévoyé et sans morale.

Avec Jacques Chirac, tout est possible. La proximité avec le Président de la République représente un laisser-faire et un passeport immunitaire contre la loi.

Les Verts s’élèvent contre une telle décision qui discrédite la République et mine la confiance des citoyens dans nos institutions. Lorsque l’Etat-UMP est à l’œuvre, c’est la démocratie et la justice qui trinquent.

 

Sergio Coronado

Porte-parole des Verts

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Jeudi 25 mai 2006

Mon intervention exhaustive lors de la séance du conseil de communuaté du 16 mars dernier.

M. Puzin. - Sur ce rapport, je note qu'il n'y a pas de véritable coordination avec les documents de l'urbanisme et vous faites référence au SDRIF de la région Ile-de-France en 1994 qui indiquait, il y a déjà seize ans : "il faudra assurer la diversité des catégories de logements sur les communes afin d'assurer partout la mixité des logements et des emplois." Cela me fait sourire de voir que 16 ans plus tard, on en est à peu près au même type de constatations ou de discours. Tout ce qui s'écrit sur les objectifs de mixité sociale me paraît à prendre avec des pincettes.

 

De toute manière, tous ces plans et ces schémas, lorsqu'ils sont concordants avec la réalité, on s'en félicite ; quand on s'en écarte, comme par rapport au SDRIF de 1994, on en fait état, on en fait le constat, point à la ligne.

 

Je remarque qu'il y avait également un plan de construction de logements sociaux qui avait été mis en place, au moins une annonce par le Président du Conseil général qui prévoyait la construction de 3 000 logements par an. Où en somme-nous ? Avez-vous des informations sur ce plan, qui paraissait important ?

 

Sur l'ensemble du dossier, je pense que l'OPAH est une initiative à soutenir, ainsi que le plan de relance pour absorber une partie des vacances, mais on constate tout de même dans ce PLH des signaux de grande alerte. Je connais évidemment beaucoup moins bien la ville de Boulogne-Billancourt que vous et ses élus, mais je suis étonné que l'on puisse caractériser cette ville d'une ville de jeunes actifs sans enfants ; c'est la phrase qui est à l'intérieur du rapport. Il y a un solde migratoire négatif des familles avec enfant, particulièrement à Boulogne-Billancourt, et on constate que 75% des administrés de cette ville n'ont pas de personnes à charge  et 60% ceux de Sèvres. C'est un constat ni négatif ni positif, mais qui doit énormément nous interroger.

 

Si les personnes à charge sont si peu nombreuses, les familles nombreuses sont une rareté statistique à l'intérieur de Boulogne-Billancourt, et aussi pourraient tendre à le devenir dans la commune de Sèvres. Au-delà même de la mixité sociale, c'est un drame lorsqu'on fait des projections sur le futur, et je m'inquiète justement de la timidité de ce plan par rapport à cette réalité.

 

Je voulais dire également qu'il existe de très forts noyaux de précarité et que la population de nos villes n'est pas à l'image des élus qui la représentent. J'y reviendrai.

 

Le parc social est concentré et insuffisant. Sur Sèvres, on a dit et répété qu'il était concentré à 76% sur ce que l'on appelle joliment la Vallée, qui est tout de même un couloir des pollutions du bruit, visuelles et chimiques, et je constate qu'il y a 2,1% des logements sociaux situés sur le coteau rive droite de Sèvres et 7,3% sur le coteau rive gauche, mais on nous explique que tout cela est suffisant et qu'il n'y a pas besoin d'implanter de nouveaux logements sociaux.

 

Je vous demande donc une politique volontariste qui permette à notre communauté et aux villes, non seulement d'atteindre les 20% qui ne sont pas un plafond. Le technocrate ou le ministre, qu'il soit de gauche ou de droite, qui a trouvé ce 20% un jour, a imaginé que cela pouvait être un plancher et non pas un plafond, ce qui est aujourd'hui dans les têtes de beaucoup d'élus. On dit que 20%, c'est le seuil de tolérance.

 

Si vous avez 25%, c'est félicitations, si vous avez moins, ce n'est pas très bien, mais si vous avez 50, le trop-plein est là, il y a beaucoup trop de familles qui peuvent être dans des logements aidés. Je crois que c'est tout à fait un détournement de cette loi qui voulait simplement fixer un plancher et inciter à en faire plus.

 

C'est pour cela que je trouve indécente l'accession à la propriété du parc social telle que proposée dans le plan. C'est une décision idéologique que vous avez fait rétablir malgré nos remarques. C'est une simple conviction du Président qui le décide. Je constate que vous n'avez pas de logements sociaux, mais pour autant, vous voulez les vendre. C'est un peu cela qui me surprend.

 

Vous seriez à 56%, comme des communes que l'on connaît ou à des taux importants, je comprendrais que l'on puisse rentrer dans cette phase-là, mais lorsqu'on est à 10 ou 11% de logements sociaux dans une commune, qu'on arrive à 13% dans une communauté, et annoncer que l'on veut faire de l'accession sociale à la propriété en vendant les logements sociaux et en en faisant une fiche-action, je suis contre.

 

En plus, sur ce terme de mixité sociale, j'aimerais bien que l'on en parle plus avant. La manière dont c'est compris dans la majorité de la communauté, on a l'impression que c'est le pâté d'alouette, un peu de revenus modestes et beaucoup de forts revenus, alors que la population française comme celle de notre région n'est pas à cette image. Il y a 42% de la population française classée dans les catégories sociales défavorisées ; 25% qui sont dans les catégories sociales moyennes et une minorité, 30%, qui sont considérées comme favorisées ou très favorisées.

 

Je sais que, dans notre région Ile-de-France, les pourcentages sont plus favorables pour ceux ayant des moyens plus importants, néanmoins la majorité de ceux qui vivent dans nos villes n'ont pas des revenus suffisants pour pouvoir accéder à la propriété dans le parc privé ou se loger dans de bonnes conditions.

 

C'est au-delà d'une mixité sociale qui introduit quelques centaines de familles. Il faudrait exiger une parité sociale plus importante et réaliste par rapport aux besoins.

 

Ce que nous indique le constat, c'est également la paupérisation des habitants des Hauts-de-Seine. On parle d'accession à la propriété, d'établissement de plans pour l'accession à la propriété et on voit qu'il y a une perte moyenne de 5 000 € de revenu moyen annuel déclarée par foyer fiscal dans les Hauts-de-Seine entre 1993 et 1997. Cette perte est encore de 3 000 € aujourd'hui. C'est énorme et cela accompagne le mouvement de fuite, voire un terme un peu fort : l'apartheid rampant entre classes sociales au niveau du logement.

 

On est en train, dans notre région, la banlieue ouest, de créer véritablement des zones et des ghettos. On repousse de plus en plus loin. Les jeunes actifs arrivent, semble-t-il encore, à s'installer dans nos communes, mais les jeunes actifs avec enfants sont repoussés de plus en plus loin.

 

Dernier point qui expliquera mon vote négatif sur le PLH : les 80 places sur les personnes du voyage sont toujours absentes. C'est vraiment la patate chaude que l'on se refile de commune en commune, de communauté en communauté. Il faut bien que les gens de voyage trouvent des conditions de vie décentes et je suis toujours étonné que, malgré les plans et la législation qui rendent ces places obligatoires, elles sont toujours absentes, renvoyées aux calendes grecques.

 

Quant au Plan Départemental de Relogement, il y a un objectif de 54 qui n'est pas atteint. Cela a été  limité à 24 en 2003. On l'explique dans le document par un faible taux de rotation. Je suis d'accord, mais il y a d'abord l'insuffisance du parc. Les mesures peuvent être considérées comme positives, c'est certainement un premier pas, mais ce n'est pas leur ampleur qui permettra à cet objectif d'être atteint.

 

Je vous remercie.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mardi 23 mai 2006

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Découpe, semi et programme local de l’habitat

 

Un conseil long eut égard à deux thèmes importants : le programme local de l’habitat du Val de Seine, élaboré par la communauté, qui devait être approuvé par chaque commune et le débat ouvert sur la vente à la découpe de la résidence des Acacias. Les éluEs verts votent contre ce plh pour les raisons développées ci-dessous et rappelées autant à la communauté qu’au conseil municipal.

Notre position sur le plh

Le compte administratif est approuvé.

Plusieurs garanties communales sont accordées à la semi pour des remboursements d’emprunts dont le but est de faire passer la part prise par les remboursements d’annuités d’emprunts de 75% à 60% du montant des loyers perçus. Ce n’est évidemment pas suffisant pour assurer une sortie de la société de son déficit récurrent. Cette année 2005 il est de 786 000 euros (contre 331 000 euros en 2004). On connaît les faiblesses de la société, petit parc social, plus aucune opération semblant possible à Sèvres, mauvaises anticipations et gestion de l’équipe KOSCIUSKO-VIDEAU-SELEZNEFF.

Il y a, de plus, un changement de la méthode comptable. Le système de calcul des amortissements a changé et la semi a choisi un système rétrospectif, et non pas prospectif. Ce changement se répercute de 2 766 000 euros sur les capitaux propres de la société. L’amortissement passe de 90 à 60 ans. Il est linéaire aujourd’hui et était progressif hier.

Evidemment les capitaux propres accusent le coup et passent de 7 437 000 euros à 4 076 000 euros.

Les provisions pour gros entretien diminuent beaucoup, (836 000 au lieu de 2 069 000). La trésorerie se voit amputée de 1 700 000 euros par rapport à 2004.

Le règlement Sèvres-manufacture devrait être remboursé à la ville d’ici l’été.

Les produits financiers baissent énormément et cette situation va perdurer. Le directeur présente un tableau de référence jusqu’en 2036 avec les loyers prévus, les charges et le plan d’entretien du patrimoine. Les mesures qui devraient être prises : renégociations d’emprunt, allongement de durée des prêts pour aboutir au taux de 60% .

Les nouveaux taux permettent une baisse significative des échéances de remboursement. Vente de certains patrimoines inutiles à la société : salle Alphonse LOUBAT pour 350 000 euros, logements ou locaux non sociaux isolés. Paiement par la ville de ses droits d’attribution des logements sociaux. 114 de ceux-ci n’ont pas été payés et le seront. (3 000 000 euros) On fera jouer ponctuellement des avances de trésorerie par la ville. Le président cherche une société pour s’adosser, mutualiser (office de Boulogne-Billancourt) ou pour reprendre la semi mais pour cela il faut une situation claire et apurée.

Pour le Belvédère (ancienne clinique des Binelles) cinq promesses et deux ventes réalisées. Le bruit de la RN 118 en surplomb est un frein à la vente.

La ville cède à la SEMI la bande de terrain qui surplombe la résidence GLATIGNY. Ce ne sera donc plus un passage public mais une voir interne à la résidence. Solution plébiscitée par tous pour des questions de propreté et de sécurité.

On réhabilité la crypte des anciens combattants pour laquelle le « Souvenir français » a pu dégager par souscription la somme de 10 000 euros. Bravo à cette association.

Une rémunération des stagiaires est désormais prévue pour les étudiants. 30% du smic mensuel pour les bac à bac +2, 40% pour les bac +3, 50%pour les bac +4. Je fais remarquer que notre société est enkystée par le poids des diplômes qui ne préjugent pas de la qualité et de l’investissement du travail effectué. Je propose 50% pour tous mais la majorité se demande si le maximum de la moitié du smic pour quelqu’un qui vient travailler en mairie ce n’est pas d’une générosité excessive. Tout juste sortie du CPE, la droite ne voulait pas se montrer trop généreuse pour ces fainéants de stagiaires. A 2 euros 15 de l’heure, les chinois vont nous regarder avec jalousie.

Les 16156 m 2 des 251 logements de la résidence des Hauts-de-Sèvres seront vendus à la découpe par la société GECINA. Ses investissements dans l’immobilier de bureau sont beaucoup plus rentables. La vente peut être une opportunité pour certains qui souhaitent devenir propriétaires. Les personnes âgées « bénéficient des protections accordées par la loi » précise une des négociatrices du groupe qui fait état de « l’enthousiasme » général.

On peut douter que l’enthousiasme soit partagé par tous. On pense généralement qu’1/4 des locataires ont les moyens ou l’envie de devenir propriétaire dans ce cas de figure. L’impact sur le quartier n’est pas quantifié. 700 personnes sur les 1500 du quartier sont touchées. 251 logements sur 694.

Le maire de Sèvres déclare qu’il ne peut, (ne veut) rien faire et la conseillère déléguée au logement fait une déclaration au conseil municipal où seul le point de vue de GECINA est retenu : aucune action n’était envisagée pour faire une analyse des conséquences sur le quartier, les écoles, la ville et sur la vie même des habitants concernés. Le programme local de l’habitat de la communauté du Val de Seine propose de recourir à l’acquisition et l’amélioration de logements privés qui rentreraient alors dans le parc social.

L’établissement foncier départemental ou le régional sont conçus pour cela.

C’est la proposition que nous faisons : après étude, un montage avec la communauté d’agglomération, permettant d’acquérir des logements, pour préserver notamment la mixité sociale du quartier et pour améliorer notre parc social. Il faut conserver, de plus, un parc locatif privé déjà très faible à Sèvres (20%).

Comme le précise le programme local de l’habitat, nous souhaitons « éviter l’amplification du phénomène de vente à la découpe et surtout ses conséquences en terme de peuplement, induite par la disparition de logements à loyers bas ou intermédiaires » (sic). La communauté doit utiliser, comme prévu, « l’outil de la préemption ». Le PLH précise qu’il faut « prévenir ces ventes en instaurant des réserves pour le logement (...) grâce à une veille active ».

Cette prose de Jean-Pierre FOURCADE et de François KOSCIUSKO-MORIZET vaut pour ce qu’elle pèse dans la réalité : pour l’instant, rien. Nous avons à exiger que ce programme soit suivi d’effets concrets.




 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mardi 16 mai 2006
Fête antilibérale le dimanche 21 mai à Sèvres (Parc de Brimborion) de 11h à 18h Après le Non au TCE le 29 mai 2005 et le Non au CPE en avril 2006 le Collectif citoyen de Sèvres, Chaville et Ville-d'Avray fait la fête "Un an déjà et deux victoires. Nous ne pouvions pas laisser passer la date anniversaire du 29 mai 2005 sans fêter ces victoires contre le libéralisme. Entre buffet et groupes musicaux, vous êtes invités à participer à un débat sur la politique agricole libérale menée en ce moment au niveau mondial et plus particulièrement sur les OGM. Qu’est-ce que les OGM ? Pourquoi ? Au service de qui ? Quels sont les risques ? Que vient faire le libéralisme là dedans ? Où en sommes-nous ? Juan ROY DE MENDITTE (membre du conseil scientifique d’ATTAC, commission OGM), Francine BAVAY (membre d’Alter Ekolo et Vice présidente du conseil régional d’IDF) et Pierre PERTUS (membre de Slow Food, défense de la biodiversité) seront présents pour répondre à toutes vos questions. Vous pourrez prendre connaissance de la Charte anti-libérale, établie en partenariat avec tous les collectifs locaux et le "Collectif national du 29 mai". Elle permettra d’enrichir la réflexion autour des propositions pour une alternative antilibérale qui seront portées dans les luttes sociales et politiques à venir. Vous pourrez aussi déguster et acheter des produits bio et du commerce équitable et... bien d’autres surprises encore. Seront présents également des stands de presse et de documentation. Vous découvrirez alors que le "Collectif citoyen du 29 mai de Sèvres, Chaville et Ville-d’Avray" est bien présent parmi vous ! Venez nombreux nous rencontrer, discuter et faire la fête ! http://www.collectif29mai.be" Contact : Isabelle Vacher 06 13 70 09 61
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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