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Frédéric Puzin
Conseiller de la communauté d'agglomération Val de Seine (2004-2008)
Sauf le nucléaire : pas question d’un moratoire sur l’EPR.
Sauf les OGM : pas question d’arrêter les essais en plein champ.
Sauf les autoroutes : pas question de cesser d’en mettre partout.
Les ONG : “- Si vous continuez le nucléaire, les OGM et les autoroutes, on parle de quoi ?”
Juppé : “- De l’ours des Pyrénées, si vous voulez”
Belle jurisprudence pour la démocratie locale à Sèvres. Il faut que nous aboutissions à une charte comme à Suresnes pour ne pas transformer le bulletin en tribune électorale, c'est tout.
"Le tribunal administratif de Versailles a annulé la décision, en date du 27 décembre dernier, de Philippe Pemezec, le député-maire UMP du Plessis-Robinson, de suspendre les tribunes de l'opposition dans le magazine municipal pour cause de période préélectorale. Dénonçant « une atteinte à la liberté de l'opposition et aux droits de l'opposition », les élus de gauche de la ville avaient introduit un référé mi-février pour faire annuler une décision traduisant, selon eux, « une volonté de museler l'opposition ».
De son côté, la municipalité avançait une « mesure de précaution pour éviter tout risque de contentieux ensuite ». Dans son ordonnance en date du 9 mars, le tribunal administratif indique que cette décision « porte une atteinte grave et immédiate à l'exercice » du mandat des élus d'opposition et évoque « un sérieux doute quant à (sa) légalité ». La décision est donc suspendue jusqu'à ce que le tribunal se prononce sur son annulation ou non. « La vie ne s'arrête pas parce qu'il y a des élections, la loi le dit, le juge le confirme », indiquent les élus de l'opposition qui retrouveront leur tribune en avril.[ ... ] Philippe Pemezec rappelle que depuis 1994, la ville avait l'habitude de suspendre les tribunes de l'opposition mais aussi l'éditorial du maire et parle d'une « très bonne nouvelle ». Il remercie [ ... ] l'opposition de son action en référé ayant permis « d'obtenir une réponse claire de la justice » sur ce point, ce qui fait « gentiment sourire » son opposition. Si dans son ordonnance, le tribunal administratif de Versailles ne fait aucune mention de l'éditorial du maire, il indique clairement que l'approche d'échéances électorales n'est pas une raison suffisante pour priver l'opposition de parole, et cela, même si le maire s'applique la même mesure.
Cette décision importante indiquera sûrement à d'autres maires la
marche à suivre en période d'élections.
Et donc Viviane MEILHAC, conseillère municipale verte de Suresnes, a tout simplement fait noter au maire de Suresnes, la jurisprudence du Plessis. Le Conseil Municipal de Suresnes, lors de sa séance du 24 mai 2007, sera
appelé à modifier son réglement intérieur pour rétablir la tribune de
l'opposition en- et hors-période électorale, et permettre la publication
de ces tribunes à l'identique sur le site internet de la ville, ce qui
n'était pas le cas avant ..."
"Vous savez quoi ? Il suffisait de demander ! C'est ce que j'ai fait lors
du dernier Conseil le 29 mars, mais ce qui m'a semblé un peu curieux,
c'est que j'étais la seule à le faire ! J'ai sorti de "Monsuresnes.com"
les décisions concernant le Plessis-Robinson, et le Maire s'est "couché"
tout de suite !"

Je soutiens aussi fortement que possible cette candidature parce que Luc défend un programme écologiste vert mais aussi parce qu’il porte ce projet particulièrement bien et mieux que tout autre. Et puis, c’est un ami de trente cinq ans. Depuis tout petit quasi. En plus ; il est enfant de Meudon, ancien élève de la Source, et fils adoptif de Sèvres depuis la fin des années 70.
Pourquoi ? Luc a toujours été de tous les combats écologistes et autres batailles valant la peine de les mener.
Dans nos jeunes années nous « avons fait » ensemble le second Malville, (j’étais aussi au premier) il y a trente ans. Nous n’évoquons pas sans émotion cette époque où le CRS savait parler au militant écologiste en gestation, « lève-toi fausse couche » dès le réveil et un maniement du bâton de police qui vous faisait comprendre l’inanité d’un petit déjeuner sur l’herbe. Les charges des compagnies noires sur le flanc des coteaux de Malville, la mise à sac des voitures des manifestants dans la ville (toutes ayant des plaques de département ne correspondant pas à l’Ain), et puis la souricière, la grande ferme, où quelques dizaines de manifestants pourchassés furent coincés par les troupes de choc et où on passa à un doigt du tabassage de foule. Luc y était (dans la ferme), moi pas. Il s’agissait d’une manifestation anti-nucléaire. Ensuite du Larzac à Lille, Luc a égrené les engagements militants sur le terrain d’abord globaux et puis locaux.
Nous avons vécus ensemble dans ce qu’on appelait à la haute époque une « communauté » et qu’on désigne maintenant sous le vocable romantique de « colocation ». Pour la communauté, pas d’inquiétudes, c’était limité et il était hors de questions que mes sous servent à nourrir des fainéants, et je me suis aperçu avec intérêt que le partage des tâches n’était pas génétique au niveau du sexe. Que des filles, dans un milieu favorable, pouvaient ne faire aucune tâche ménagère, pire que des garçons. Nous savions garder notre « quant à nous ».
Luc est à l’origine, cheville ouvrière du journal « Qui vive » dont la publication mensuelle a égayé la démocratie sévrienne, meudonnaise, chavilloise et boulonnaise (92100) pendant près de dix ans.
Luc a toujours revendiqué son ancien statut de « squatter » de la rue des caves. Il est un de ceux grâce à qui cette rue, une des plus pittoresques du centre de Sèvres, a été sauvée. Sans Luc et les squatters de l’époque (années 70-80), nul doute qu’une voie rapide percerait le flanc de Sèvres.
Après avoir été les chevilles ouvrières un peu isolées du PSU de Meudon, nous construisions les verts de Sèvres pour lesquels l’apport de Luc a été essentiel, et je peux en parler puisqu’il m’a permis de mener par deux fois des listes autonomes, une fois avec le ps. Ma première élection de conseiller municipal en 1983 n’a été possible que parce que Luc a refusé la proposition de l’ancien maire sarkoziste aujourd’hui. Il avait un avantage indéniable, il habitait Sèvres et moi pas.
Luc Blanchard a construit maints projets et a démontré sa force de travail et de conviction. Je pense aussi à faire bleu, aujourd’hui à l’amap, un investissement total dans des associations de défense et promotion de l’environnement, il préside la principale d’entre elles sur le Val de Seine et toujours sans sectarisme, sans parti-pris, avec une distance sur lui-même et sur le pouvoir, exceptionnelle.
Luc est un radical tempéré : il sait faire de l’écologie raisonnée, mener des assauts frontaux contre les projets déraisonnables et devenir interlocuteur incontournable et positif quand il s’agit de construire, de discuter, d’être partenaire.
Luc Blanchard est journaliste et écrivain, « Une hirondelle sur le web », « Brosses et malais » sont deux ouvrages différents mais toujours ancrés dans des aventures collectives.
Dans une autre époque. Luc est devenu quelques mois conseiller municipal de Sèvres, puis huitième de notre liste commune avec le ps de mars 2002, il n’a pu être élu. Je lui ai proposé plusieurs fois de démissionner pour lui laisser le siège mais il préférait assumer ses responsabilités associatives.
Aujourd’hui, Luc a décidé de s’investir dans l’action politique institutionnelle. Il se présente pour les verts comme aspirant député.
Il est le seul sévrien candidat titulaire, je sais que l’argument est faible mais dans ces périodes de rejet de l’étranger, pourquoi ne pas essayer ? Pour l'actualité, il est le seul à s’opposer au vote électronique. Il est écologiste et il le prouve tous les jours dans son action.
Je le soutiens comme ce texte vous le laisse entendre à demi-mot et je vous demande de réfléchir à l’option d’un vote pour Luc et pour les verts dimanche 10 juin.
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