« En France, où le nucléaire est omniprésent, il ne représente que 17 % de l'énergie finale consommée. Dire qu'il va nous sauver du changement de climat n'est pas raisonnable ! Tout passe par la sobriété et la maîtrise de l'énergie. Au niveau national comme mondial, la principale marge de manœuvre de lutte contre le réchauffement, c'est la maîtrise de l'énergie. Dans ce domaine, on oublie le rôle des infrastructures. Un exemple : Barcelone et Atlanta sont deux villes d'un million d'habitants. La première est concentrée, la seconde, étalée. La consommation d'énergie dans les transports est sept fois plus importante à Atlanta ! Mais une fois que l'autoroute est faite et les pavillons construits, il y en a pour cent cinquante ans ! Or nos dirigeants, nos élus locaux n'en sont pas conscients. » (Benjamin Dessus-Global Chance)
Le nucléaire, c’est 78% de l'électricité produite en France (17% de l’énergie consommée), ce qui est une exception puisque au niveau mondial, il représente à peine 2% de l'énergie consommée. Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).
Le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée, car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités. On voit donc bien que continuer à développer le nucléaire ne résoudra en rien la crise énergétique.
La facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays. On compte chaque année en France environ 500 « incidents » nucléaires .On oublie d'évoquer les risques de prolifération et ceux liés aux déchets, dont personne ne sait que faire.
La facture nucléaire est déjà très lourde : 153 milliards d’euros pour construire les 58 réacteurs français, et elle s'annonce encore bien plus importante (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros. Le futur réacteur EPR c’est plus de trois milliards d’euros, avec la même somme, on pourrait grâce à des sources d’énergie renouvelable produire plus d’électricité et créer 15 fois plus d’emplois non délocalisables. Et bien entendu, l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas !
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