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Sèvres

Mardi 30 octobre 2007

22 points à l’ordre du jour de ce conseil, nous n’en retiendrons que les principaux pour ne pas nuire à la patience de notre lectorat fidèle. En début de conseil, on nous présente Skip et son épouse. Skip est l’ancien maire de Mount Prospect et comme il s’ennuyait, il est venu assister au conseil. On nous distribue pour l’occasion un pin’s de Mount Prospect avec un joli aigle américain. Nos collègues de la majorité l’arborent aussitôt. Nous remarquons à voix basse que le pin’s est « made in Taïwan ».

Les orientations budgétaires : traditionnellement adoptées deux mois avant le budget, il s’agit en temps normal pour la municipalité de s’auto congratuler et d’annoncer les projets pour l’année suivante. Las, nous sommes à la veille des élections municipales ! On s’auto congratule certes sur l’excellente façon dont on a géré les sous communaux l’an passé (« la situation financière est saine »), mais le document est vide d’ambitions, malgré l’annonce « d’une politique d’investissement ambitieuse ». Les projets n’ont en effet rien de nouveau : on met aux normes les bâtiments municipaux pour les rendre accessibles (c’est normal et c’est obligatoire qu’une mairie le fasse…), on rénove l’Hôtel de Ville (c’est tout pareil normal), on reconstruit l’école Croix-Bosset (le projet est dans les cartons depuis 10 ans, donc…). Rien, et nous le faisons remarquer sur l’amélioration des performances énergétiques, sur la qualité environnementale. Et pourtant il nous avait semblé que la crise énergétique et les dérèglements climatiques produisaient leurs premiers effets. Peut être pas jusque dans la tête de la majorité…

Concernant les ressources, bien entendu il ne fallait pas s’attendre à une augmentation du taux de fiscalité en période électorale. Pourtant, les dotations diverses de l’Etat sont en diminution. On fera donc moins avec moins, en « maîtrisant » par exemple les dépenses de personnels ou les dépenses de gestion courantes. Cependant, la fiscalité augmentera bien au travers de l’augmentation de l’assiette fiscale qui devrait tourner autour de 1, 8%. Mais ça, on ne le dit pas trop. Comme l’Etat a réformé la taxe professionnelle en 2006, on s’aperçoit que les rentrées seront là aussi en diminution….

Reste donc à recourir à l’emprunt. Pour couvrir des opérations qui ne sont, nous le répétons, que des opérations courantes et qui n’ont aucun caractère exceptionnel. Le Sèvrien peut donc dormir tranquille, en septembre prochain, ses impôts ne seront pas trop augmentés. Quant à son endettement, il part de très bas (600 euros par habitant). Nous faisons cependant remarquer que l’un des tableaux fournis par la municipalité nous semble lacunaire. Celui-ci fait ressortir un autofinancement possible de 2,6 millions d’euros mais sans indiquer de chiffres dans la ligne « dépenses imprévues ». L’an passé l’auto financement était de 2,24 millions avec des dépenses imprévues de 0,3 million. Il suffit de faire un petit calcul pour s’apercevoir que l’autofinancement n’est pas en hausse…La réponse du maire est confuse et l’on sent les services gênés de cette remarque audacieuse. Le budget de la ville devrait s’établir aux alentours de 29 millions d’euros. Et c’est à cet instant que l’on se rappelle, qu’au fait, beaucoup de choses dépendent désormais de l’intercommunalité ! Il faudra donc une analyse supplémentaire pour comprendre ce qu’il risque de ne pas se passer dans notre ville en 2008.

Le pseudo intérêt pour les questions d’environnement de beaucoup d’élus se vérifie lorsqu’il a fallu voter pour ou contre une centrale à produire du froid pour la climatisation des bureaux à construire sur l’Ile Seguin. Dans un secteur où les ordures ménagères seront aspirées en sous-sol, où les moyens financiers existent, on continue à climatiser des centaines de milliers de M2 et on se proclame partisans du développement durable, des économies d’énergies etc. Cela s’appellent des faux-semblants.

L’avis du conseil sur la demande d’ouverture du Franprix le dimanche après-midi donne lieu à un débat fourni et réveille notre conseil endormi. Le débat commence par une intervention de Jean-Pierre Fortin qui se pose en défenseur du petit commerce et de la liberté d’entreprendre. Oui, il faut ouvrir le dimanche après-midi parce qu’il existe des gens qui sont débordés le samedi et qui ne peuvent pas faire de courses, d’après lui. L’opposition municipale prend la parole, un peu trop au goût du maire qui ne voit pas pourquoi on débat autant de cette question. Pour lui, il y a des sujets et des non sujets.

Nous rappelons que nous avons interpellé en mars le Préfet et l’Inspection du travail car le Franprix était ouvert en toute illégalité. Nous nous attristons de la non réponse des autorités et de l’inaction de la Police, dont les locaux se trouvent pourtant à 50 mètres du délinquant. Nous rappelons que l’ouverture le dimanche après midi de commerces entraîne la suppression d’emploi dans d’autres établissements. Et nous nous opposons à cette ouverture dominicale (et pourquoi pas la nuit si tout soit être ouvert tout le temps), notamment parce que nous doutons que les salariés soient volontaires. Nous n’avons aucune confiance dans le porteur du projet qui pendant des mois a enfreint la loi.

Nous citons un extrait de l’homélie de Monseigneur XXIII, Archevêque de PARIS , à la messe des parlementaires célébrée en la fête de saint Denis, premier évêque de Paris, basilique Sainte-Clotilde, le 9 octobre 2007. « Dans les études sur le travail dominical, prend-on suffisamment en compte les retombées de la volatilisation du temps de travail sur l’équilibre des familles ? Quelles possibilités resteront que tous, parents et enfants, puissent se retrouver ensemble un jour complet et nourrir des relations plus riches que sous la contrainte des jours ouvrables, plus riches et plus variées que produire et consommer ?. Même si bien des gens souhaiteront travailler dans ces conditions pour améliorer leurs feuilles de paye, est-ce pour autant une proposition raisonnable ? Les employés doivent pouvoir gagner leur juste salaire sans être acculés à des horaires qui vont déstructurer l’équilibre de leurs relations familiales. »

Un rapport du Conseil économique et social en 1989 a démontré que l’abolition de la loi de 1906 entrainerait la destruction des commerces de proximité, l’affaiblissement financier des fournisseurs, le développement du consumérisme et l’exclusion familiale et sociale des employés du dimanche. Et nous précisons car nous ne sommes pas sectaires que « le repos du dimanche permet aussi de percevoir quelque chose de la liberté et de l’égalité de toutes les créatures de Dieu", a déclaré Benoît XVI. Nous insistons sur le fait que le travail le dimanche pour des salariés contrevient à tout ce que la droite prétend défendre.

Valeurs morales et familiales sont bafouées par une conception utilitariste à courte vue. Les salariées ne sont pas volontaires pour travailler le dimanche, elles sont contraintes par la modicité de leurs salaires, par les contrats qui ne sont jamais à temps plein. Il faut respecter le repos dominical du dimanche après-midi empêcher les commerces d’être ouverts tous les jours sans discontinuer. Il a fallu que nous dénoncions cette situation pour que l’entreprise réagisse en demandant une autorisation et continue néanmoins actuellement à bafouer la législation.

C’est la première fois qu’une soi-disant pétition est prise en compte par la mairie (120 personnes auraient signé une pétition favorable à l’ouverture du dimanche après-midi). Notre responsabilité est de penser aux enfants livrés à eux-mêmes, aux moments de détente et de partage collectif qui sont ceux de la famille et de chacun d’entre nous. En cas d’urgence, il existe assez d’épiceries familiales ouvertes.

Le Maire fait passer au vote en donnant la liberté puisqu’il s’agit d’un « vote en conscience ». Parce que pour les autres sujets, il n’y a pas de conscience… L’opposition de gauche vote contre et Christophe Chaboud s’abstient. Le Modem vote pour.

 

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 22 octobre 2007
Entre cinq et six sièges de plus au National et un premier élu au Conseil des Etats, avec le Genevois Robert Cramer: le parti savoure sa victoire.

Valérie de Graffenried
Lundi 22 octobre 2007

Les Verts ont le vent en poupe. Avec probablement six sièges gagnés au National (ils passeraient ainsi à 20 sièges; 9,3%) et l'entrée du premier Vert au Conseil des Etats, le Genevois Robert Cramer, ils sont clairement les deuxièmes grands vainqueurs de ce 21 octobre. Différents sondages prédisaient cette victoire.

Ce succès, qui confirme la tendance qui leur avait permis de passer de 4,9% des voix en 1999 à 7,4% en 2003, n'a pas pour autant poussé Ruth Genner à revendiquer immédiatement un siège au Conseil fédéral (lire ci-dessous). Pour elle, la présence de Verts au gouvernement ne sera possible que s'il y a un «consensus minimal au sein du gouvernement».

Les Verts ont éclos dans les cantons de Vaud, Genève, Bâle-Ville, Berne, et Soleure, en gagnant dans chacun de ces cantons un siège. Cela devrait aussi être le cas à Zurich. A Genève, les Verts ont gagné un second siège au profit de l'extrême gauche: Pierre Vanek (SolidaritéS) n'a pas été réélu. Dans le canton de Vaud, ils décrochent un troisième siège, le conseiller national Luc Recordon, la conseillère communale lausannoise Adèle Thorens et le syndic de Lausanne Daniel Brélaz occupant les premières places. Au Conseil des Etats, Luc Recordon n'a en revanche pas passé le premier tour. A Bâle-Ville, l'Alliance verte (Verts et Basta!) a pris un siège au PS. Il sera occupé par Anita Lachenmeier-Thüring. A Soleure, c'est également une femme, Brigitt Wyss, qui rafle un siège au PS.

Le thème du réchauffement climatique et son «effet mode» sont à l'origine de la poussée électorale des Verts. «Cela démontre que les Suisses ont véritablement envie de changement», s'est exclamée Adèle Thorens à la TSR. La plupart des sièges ont été recupérés sur le dos du PS. Les Verts se révèlent ainsi être en quelque sorte les fossoyeurs des socialistes. Ce qui rend le PS amer. A Genève, où les Verts progressent de 5 points pour atteindre près de 17% des suffrages, la présidente des socialistes Laurence Fehlmann Rielle attribue clairement la défaite des socialistes à la vague verte «qui a submergé Genève».

Interrogée par la radio, la conseillère nationale Christine Goll (PS/ZH) a déclaré que la progression des Verts la «réjouissait». «Mais si cela se fait au détriment du PS, nous ne gagnerons pas à Berne», a-t-elle aussitôt averti. Extrêmement satisfait de la première entrée d'un Vert au Conseil des Etats, Ueli Leuenberger, le vice-président des Verts, a lui aussi réagi en ce sens, relativisant ainsi un peu la victoire de son parti. «On aurait effectivement aimé progresser avec le Parti socialiste, avec le camp rose-vert, ce qui n'a pas été le cas», a-t-il souligné à la RSR. Et d'accuser l'UDC, et sa campagne «à plusieurs dizaines de millions» d'être à l'origine de cet état de fait.

A Zurich, les Verts libéraux, qui font pour la première fois leur entrée en scène, ont gagné trois sièges. Leur président Martin Bäumle, savourant cette victoire, a rapidement fait savoir que les Verts libéraux pourraient rejoindre, au National, le groupe PDC ou celui du PEV, le parti évangélique. Ecologie libérale n'a en revanche pas fait de percée.




par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Jeudi 18 octobre 2007

Le parisien dans son édition du 18 relate l'avancée des discussions entre les verts et le parti socialiste.

ON LES OUBLIE un peu facilement. Pourtant, il y a aura des élections cantonales en mars prochain, aux mêmes dates que les municipales, qui agitent plus les états-majors politiques, les 9 et 16 mars. Il est vrai aussi que l'absence de suspense sur l'équilibre gauche-droite de l'assemblée départementale n'incite pas aux coups d'éclat. Même en grappillant quelques victoires, la gauche ne risque pas de bouleverser l'échiquier. Le conseil général est élu pour six ans et l'assemblée est renouvelée par moitié tous les trois ans. Il y aura donc 22 cantons en compétition. Aujourd'hui, le groupe UMP, Nouveau Centre et apparentés compte 14 élus dans ces cantons renouvelables, le PC 5, le PS 2 et c'est à Clamart que les Verts détiennent leur seul élu au conseil général, Vincent Gazeilles. Au PS, on négocie avec les partenaires de l'ex-gauche plurielle, comme c'est aussi le cas pour les municipales. Pascal Buchet, patron des socialistes du 92 et lui-même renouvelable à Fontenay, est résolument optimiste : « J'ai déjà rencontré les Verts et nous allons certainement vers un accord au niveau départemental », explique-t-il. Même tonalité pour Fréderic Puzin, qui a mené les négociations pour les Verts : « Un accord est en vue, confirme-t-il, c'est notre volonté également. » L'homme réitère à cette occasion l'ancrage à gauche de son parti en affirmant qu'il n'y aura pas d'« ouverture » au MoDem. Reste à savoir quelle place les socialistes sont prêts à laisser à leurs alliés verts. « A Clamart, nous avons un conseiller général sortant, la question ne se pose pas », insiste Fréderic Puzin. « Ensuite, c'est au cas par cas. » Pascal Buchet, lui, évoque le cas de « trois ou quatre cantons » qui pourraient échoir aux Verts.

Les cantons renouvelables : Antony, Asnières-Sud, Bagneux, Bois-Colombes, Boulogne-Nord-Est, Boulogne-Sud, Clamart, Clichy, Colombes-Nord-Est, Colombes-Sud, Courbevoie-Nord, Fontenay, Garches, Gennevilliers-Sud, Issy-Ouest, Levallois-Sud, Malakoff, Nanterre-Nord, Neuilly-Sud, Sèvres, Suresnes, Villeneuve.

 

 

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 10 octobre 2007

Mercredi 10 octobre à 10h30 au Parlement Européen, le réseau PAN-Europe et l'ONG Milieudefensie (Pays-Bas) ont présenté les résultats des analyses de résidus de pesticides contenus dans des fruits achetés dans une boutique du Parlement Européen à Bruxelles. Des résultats étonnants !
Les résultats des analyses en résidus de pesticides contenus dans des fruits achetés dans une des boutiques du Parlement Européen ont été révélés lors de cette conférence de presse.

L’enquête et les fruits ciblés.

En juillet 07, des représentants de nos ONG ont acheté au sein du parlement européen 8 fruits différents (fraises, abricots, oranges, pommes, poires et 3 sortes de raisins). Ces fruits ont été analysés pour évaluer leur teneur en résidus de pesticides. La plupart des échantillons testés provenaient de l’UE : fraises belges, oranges espagnoles, 2 types de raisin d’Italie, pommes et poires françaises. L’une des grappes de raisin venait d’Egypte. Pas d’origine indiquée pour les abricots.


Résultats : Tous les fruits contaminés ! 28 résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans les échantillons, avec en moyenne 5 résidus différents par fruit, tous les échantillons étant contaminés. Fait remarquable : 14 pesticides différents rien que pour les fraises !

Parmi ces pesticides, on a retrouvé 10 cancérigènes connus, 3 neurotoxiques, 3 toxiques pour le développement ou le système reproducteur et 8 perturbateurs endocriniens suspectés. 2 de ces polluants ont été classés comme « hautement dangereux » par l’OMS.

Abricots, raisins et orange contenaient des résidus au delà de la Limite Maximale en Résidus (LMR) – seuil légal à ne pas dépasser : dont des perturbateurs endocriniens pour les abricots, un cancérigène pour le raisin ainsi que pour les oranges etc.

Ces analyses corroborent les enquêtes annuelles menées au niveau de l’UE faisant état en 2006 de plus de 324 pesticides différents retrouvés dans les 60450 échantillons testés. Avec plus de 40% des échantillons contaminés par des pesticides et 3% au-dessus des LMR. Pour la France ce sont 48% des aliments qui contiennent des pesticides dont 5% qui dépassent les LMR.

Les futures législations « La présence de pesticides dans les aliments, parfois à des niveaux importants, est la conséquence directe de la politique agricole européenne menée depuis plus de 50 ans. Chaque année, plus de 200 000 tonnes de pesticides sont épandus en Europe dont 1/3 en France ! Nombre de pesticides sont dangereux pour la santé et l’environnement. Alors que la question des pesticides occupe le devant de la scène en France, nous pensons qu’il est temps de prendre les mesures qui s’imposent pour une plus grande protection de la santé et de l’environnement. En France, le Grenelle de l’environnement devra  déboucher sur l'adoption d'un plan d'élimination des pesticides.

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 3 octobre 2007
 
Nous demandons un changement de cap

les 13 propositions des Verts sont applicables très vite, si la volonté politique est au rendez-vous. Il est urgent de changer de cap, en sortant du nucléaire par une loi progressive comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Espagne"

 

En voici la liste :

(PNG) 1. Un programme pluriannuel d’investissement massif pour le fret ferroviaire et fluvial, financé par une pollu-taxe sur les poids lourds et le transfert des budgets prévus pour des projets autoroutiers.

(PNG) 2. Réduction de 10km/h des vitesses autorisées sur route pour limiter la consommation de carburant et, donc, les émissions de gaz à effet de serre.

(PNG) 3. Plan national d’isolation des logements anciens. Pour chaque transaction immobilière, obligation de travaux de rénovation, avec l’aide de l’État, pour atteindre une consommation maximale de 80 kWh/m2/an. Pour le bâti neuf : dès 2012, la signature de tout permis de construire sera conditionnée à une consommation maximale d’énergie de 50 kWh/m2/an.

(PNG) 4. Dans chaque commune, pays ou agglomération, adoption d’un "Plan Climat" territorial, définissant les mesures pour réduire localement les émissions de gaz à effet de serre.

(PNG) 5. Interdiction des cultures OGM de plein champ et destruction des cultures illégales, dans l’attente d’un débat public contradictoire et de l’adoption d’une loi sur les biotechnologies réglementant la production en milieu confiné et assurant la protection des cultures conventionnelles et biologiques contre toute pollution génétique. Moratoire sur les agrocarburants.

(PNG) 6. Interdiction d’ici 2009 de toutes les substances cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques (CMR). Pour réduire l’usage des pesticides, instauration d’une taxe à hauteur de 50% du prix, qui financera un programme national d’aide à l’agriculture biologique, dont le cahier des charges exclut le recours aux pesticides chimiques de synthèse.

(PNG) 7. Dans l’attente d’une réforme de la Politique agricole commune, la France doit appliquer des règles plus strictes de conditionnalité environnementale pour réorienter les aides publiques vers les systèmes "les plus durables".

(PNG) 8. L’application du principe pollueur-payeur et l’instauration d’un bonus-malus budgétaire et fiscal favorable à la nature et l’environnement pour tout aménagement et activité, de l’État à la commune.

(PNG) 9. Le renforcement de l’actuel Secrétariat d’État en ministère de plein exercice pour la protection de la nature.

(PNG) 10. Pollueur-payeur : tout producteur est responsable de l’élimination totale d’un produit en fin de vie. Les distributeurs assurent la reprise des biens usagés, gratuitement et sans obligation d’achat de matériel neuf.

(PNG) 11. Réforme des procédures de débat public et d’enquêtes publiques, pour renforcer l’examen contradictoire des projets. Réforme des procédures et des contrats de délégation de service public et lutte contre la corruption.

(PNG) 12. Instauration d’un taux de TVA réduit sur les produits propres et plus élevé sur les produits nocifs pour l’environnement.

(PNG) 13. Rendre obligatoire l’évaluation par l’État et les collectivités de l’impact de leurs décisions sur l’environnement et imposer que les investissements publics contribuent à la lutte contre le réchauffement.

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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