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Sèvres

Mardi 28 novembre 2006

 La jolie passerelle qui doit relier l'Ile SEGUIN aux berges de Sèvres n’en finit plus de croître et de grandir (en coût). Par rapport au premier devis de juin 2004, nous sommes arrivés aujourd’hui à plus de 10 millions d’euros HT pour un ouvrage dont le dessin et la conception ont évolué de manière significative depuis le vote par le jury du projet retenu. C’est une augmentation de 40% du coût en 2 ans et 5 mois alors que même un premier coup de pioche n’a pas été donné. Une longue litanie d’imprévisions, d’aléas impossibles à prévoir justifierait cette envolée des coûts. Qu’on en juge : la présence d’une canalisation de gaz, celle des caténaires du tram, les travaux de confortation de la berge etc. Il est plus que curieux que l’on découvre que la passerelle va finalement enjamber la Seine et que cela va créer quelques difficultés techniques.

Du coup, on en vient à envisager des économies telles les changements de revêtements pour des matériaux plus « cheap », on a même envisagé la réduire en longueur et en larguer. A la limite on pourrait proposer un bac.

Comme il faut faire des économies, on diminue la provision faite pour des aléas futurs qui passe de 8 à 5% du coût. Pour ne pas avoir de problèmes dans des travaux, le mieux c’est de  décréter qu’il n’y en aura pas.

La rémunération du brillant cabinet d’études et architecte augmente aussi en fonction du coût des travaux et si la rémunération passe de 11,6 à 11% du total, c’est en définitive un joli bonus qui est versé.

 A ma question sur la priorité accordée à cette passerelle et au fait que (peut-être) plus de dix millions d’euros trouveraient un emploi plus adapté au besoin de tous, le président FOURCADE rétorque que Sèvres et Boulogne-Billancourt « ont besoin de cette passerelle ».

100 euros par habitant de la communauté voilà le coût provisoire et actuel de la passerelle.

A quel coût renoncerait-on ?

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Vendredi 24 novembre 2006
Michel BRIAND, adjoint vert aux nouvelles technologies à Brest, pose le problème des machines à voter. Sèvres est concernée. le débat est ouvert : Quelques 1200 machines, agréées par le ministère de l’Intérieur (des modèles Nedap, ES&S et Indra), sont en fonctionnement dans les mairies françaises (soit 1,2 millions d’électeurs concernés en France sur une base d’un nombre moyen de mille électeurs par machine). Après Diebold, Nedap… Les failles de sécurité des machines à voter, en fait des ordinateurs, sont démontrées une à une : en changeant un circuit, des experts indépendants hollandais ont pu faire donner à la machine le résultat voulu ... Un certain nombre de citoyens et d’associations, tels les animateurs des sites « Ordinateurs de vote » et « Pour une éthique du vote automatisé » et plus récemment l’éditorial de la lettre de la FING réclament un moratoire en attendant une fiabilité absolue de ces machines, condition sine qua non à leur acceptation. Brest, fut la première ville en France à mettre en place les machines, avec un souci de « modernisation et d’économie » de la part des élus socialistes porteurs du projet. Dans la majorité municipale les élus Verts ont pris position contre, regrettant une automatisation qui réduit la symbolique de ce moment du vote démocratique et qui s’accompagne d’une diminution des scrutateurs bénévoles. Dans d’autres villes françaises ou européennes des élus locaux verts demandent aussi de stopper ces machines non fiables et s’opposent aux délibérations qui proposent cet équipement. La Cnil le Conseil de l’Europe , et de nombreux experts et citoyens posent deux conditions, aujourd’hui non respectées, concernant les machines à voter : - que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage et que le votant puisse contrôler que la machine a bien voté comme il le lui a demandé. - que le socle technique de la machine et du logiciel soit des logiciels ouverts et non des codes secrets et propriétaires. Les machines doivent atteindre le niveau de transparence et de confiance que l’on a aujourd’hui dans nos bulletins papiers et dans le décompte manuel et citoyen. On ne peut pas troquer un système dans lequel quiconque peut vérifier la validité du vote contre un système opaque où des experts décident sans débat contradictoire. A quelques mois d’échéances électorales de premier ordre, nous exprimons le souhait que Les Verts prennent position publiquement sur ces machines. Notre parti, actif en matière des droits démocratiques et citoyens, ne peut rester à l’écart de ce vaste débat public, qui, n’en doutons pas, va s’amplifier dans un avenir proche, d’autant que dans d’autres pays, européens en particulier, les citoyens reprennent la main sur cette question en défendant un contrôle des procédures de vote. Avec le souci que l’exercice démocratique ne souffre d’aucune suspicion, nous proposons que les Verts prennent position pour : - un moratoire sur l’usage des « machines à voter », compte tenu des failles des machines à voter, de l’impossibilité de recomptage et du caractère secret du code informatique ; - un débat public sur l’opportunité de l’automatisation des procédures de vote démocratique et les moyens de favoriser une plus grande implication des citoyens dans les processus de vote ; - la suspension de l’homologation par l’Etat et l’arrêt des subventions qui permettent aux villes de s’équiper, en attendant les conclusions du débat.
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 20 novembre 2006
Un parti politique qui organise des primaires en son sein pour départager plusieurs candidats, quelle belle innovation. Une "première" affirmait les journalistes de France-inter et d'autres radios nationales. Ils ont simplement oublié ou n'ont pas su qu'il y a quelques semaines les verts ont désigné au bout d'une primaire à deux tours (voire trois) Dominique VOYNET comme candidate après plusieurs réunions publiques et un grand nombre de réunions internes où les candidatEs se sont présentés devant les adhérents de notre parti. Seule différence, nous n'avons pas eu droit à une couverture médiatique. Sans réclamer le traitement réservé au PS, quelques miettes nous auraient suffies. La chaine parlementaire aurait-elle osé ouvrir son antenne à nos candidats? Rien n'est moins sur. La dévotion des médias est à l'aune des sondages.
Mais rien, pour les médias, rien n'existe en dehors de deux partis  et l'écologie n'est consommable à une heure de grande écoute que validée par Nicolas HULOT dont la compétence est certaine puisqu'il fait de l'audimat.
Nul doute qu'ils ne soient confrontés encore une fois à l'impensable, que les électeurs ne se laissent pas dicter leur vote. Un traitement équitable et non pas égal, ne rêvons pas,  des candidatEs en lice serait à l'honneur d'une profession (journalistes) peut-être décriée injustement mais dont une certaine servilité et un penchant irréversible pour la simplification interrogent.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Lundi 13 novembre 2006

Je ne suis pas choqué, loin de là, par les propos volés de Ségolène ROYAL. Si ce "vol d'images" cette manipulation provient de l'entourage d'un des autres candidats, je n'en serais pas étonné parce qu'il semble y avoir une spécialité de la détention de cassettes vidéos (Affaire MERY).Plus sérieusement, pour avoir vu l'extrait contesté, madame ROYAL situe son intervention dans le cadre de l'aide aux enfants en difficultés en pensant, à raison, que cette aide doit venir de l'établissement public et pas des officines de soutien scolaire réservées à ceux qui peuvent profit des déductions fiscales assorties. Elle ne propose pas d'accroître les horaires des professeurs mais qu'ils puissent avoir de bonnes conditions de travail dans l'établissement. Ils pourront aider et rencontrer les élèves ainsi que j'ai pu le constater dans des établissements britanniques (avant Tony BLAIR). On peut certainement critiquer les positions du ps mais il ne sert à rien de partir en vrille à la moindre déclaration de cette candidate comme si les deux autres étaient des libertaires altermondialistes. Ceux qui hurlent à la simple évocation de ce sujet du temps de présence dans l'établissement se taisent quand l'ineffable DSK propose de faire financer l'université par les entreprises.

Je ne voterai pas PS au premier tour de l'élection présidentielle mais au second certainement si leur candidat fait un meilleur score que Dominique VOYNET.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Mercredi 8 novembre 2006

STRASBOURG (Conseil Europe)

-  Le député-maire des Verts Noël Mamère a obtenu la condamnation de la France mardi à la Cour européenne des droits de l’Homme devant laquelle il avait porté plainte pour atteinte à sa liberté d’expression.

Le député-maire de Bègles (Gironde) avait saisi la Cour en avril 2003, après avoir été condamné pour diffamation pour avoir reproché à un haut fonctionnaire d’avoir minimisé les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, lors d’une émission télévisée.

-  M. Mamère avait reproché au Pr Pierre Pellerin, alors directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), de souffrir du "complexe d’Astérix", en racontant sans cesse "que la France était tellement forte que le nuage de Tchernobyl n’avait pas franchi nos frontières". Il l’avait en outre qualifié de "sinistre personnage", dans l’émission "Tout le monde en parle" de la chaîne publique France 2, le 23 octobre 1999.

L’arrêt observe que l’on se trouve dans un cas où l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme "exige un niveau élevé de protection".

Les propos de M. Mamère "relevaient de sujets d’intérêt général, à savoir la protection de l’environnement et de la santé publique", selon les juges strasbourgeois.

  • M. Mamère "s’exprimait en sa qualité d’élu et dans le cadre de son engagement écologiste, de sorte que ses propos relevaient de l’expression politique ou +militante+", selon l’arrêt.

La Cour rappelle aussi sa jurisprudence qui permet à une personne s’engageant dans un débat public d’intérêt général de tenir des propos quelque peu immodérés. Les propos étaient sarcastiques, mais dans les limites de la provocation admissible, selon la Cour qui "n’y voit pas de termes manifestement outrageants".

Les juges européens ont estimé en conséquence que la condamnation M. Mamère pour diffamation ne pouvait passer pour "proportionnée et nécessaire dans une société démocratique", étant donné l’importance du débat.

  • Le 11 octobre 2000, Noël Mamère et France 2 avaient été condamnés à une amende équivalent à 1.525 euros, peine confirmée en appel.
  • Le 22 octobre 2002, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi en cassation du député-maire écologiste.
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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