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Sèvres

Samedi 29 décembre 2007

Salle comble le 20 novembre 2007 à la Maison des associations de Sèvres pour discuter de l’immigration et dénoncer la scandaleuse loi Hortefeux. Près de 150 personnes avaient répondu à l’appel d’un collectif unitaire regroupant des citoyens et diverses organisations locales (ASTI, Collectif citoyen du 29 mai, Collectifs de sans-papiers et Comités de Soutien aux Collectifs de Sans-Papiers du 92, Couleurs du Monde, FNDIRP, JCR, LCR, Les Verts, Mouvement de la Paix, PC, PS, RESF 92, Secours Catholique, Secours Populaire, Sèvres Débats).

Nous ne pouvions pas rester passifs face à la situation inacceptable imposée à tant de travailleurs immigrés, et à cette énième loi (3 en 4 ans) qui va aggraver toujours plus leur situation alors même que les décrets d’application des précédentes n’ont pas encore été pris…

Les participants purent d’abord voir le film « Laissez-les grandir ici ! », réalisé avec des enfants par un collectif de cinéastes en soutien au Réseau Education sans Frontières (avec une pétition à l’appui à signer sur le site du RESF).

Puis, Georges Meisner (membre de la FNDIRP) nous informa qu’ayant été un enfant juif caché victime du nazisme pendant la guerre de 40 et le régime de Vichy, il ne peut accepter les persécutions, expulsions, les rafles, les suicides… dont sont victimes tant d’étrangers aujourd’hui. Et le « Ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement » ne peut que lui rappeler le « Commissariat aux affaires juives ». Cruel souvenir !

Pour sa part, Jacques Ernest (membre du Comité de Soutien des Collectifs de Sans-Papiers du 92) nous exposa les différents points les plus critiquables de cette loi

Ensuite, Emmanuel Terray, anthropologue, fit part de son expérience de chercheur et de militant au sein du 3e collectif des sans-papiers de Paris. Selon lui, l’immigration n’est pas un problème. Les mouvements migratoires ont toujours existé et sont un fait de civilisation. À l’époque contemporaine, l’immigration en Europe a contribué à la croissance et à l’emploi. Par exemple, l’Espagne a accueilli 3 millions de migrants en dix ans ; or, dans le même temps, elle a connu une large diminution de son taux de chômage, une diminution du déficit de la Sécurité sociale, et sa croissance a constamment été de 3 % par an. Ce pays a régularisé 800 000 sans-papiers en 2006. Sans prétendre démontrer a priori de lien direct entre ces faits, E.Terray pointe cependant leur parallélisme.

Il ajoute que les lois visant à « maîtriser l’immigration » vont à l’encontre d’un des droits fondamentaux les plus anciens : la liberté de circulation et d’établissement, qui fait pour lui la différence entre maîtres et esclaves.

Mais de plus, ces lois sont totalement irréalistes : on ne peut pas empêcher les mouvements migratoires. E. Terray compare l’Etat qui veut se « protéger de l’immigration » à un éléphant voulant empêcher des fourmis d’entrer sur son territoire en les écrasant. Il en écrasera beaucoup, mais beaucoup rentreront quand même. Pour l’immigration  c’est le même principe. Malgré toutes les mesures répressives, il y aura toujours des étrangers qui chercheront à immigrer. Ce seront des clandestins quand ils n’auront pas de papiers. La loi Hortefeux et les précédentes ne peuvent donc que développer encore plus l’immigration « illégale », et donc fabriquer des « sans-papiers ». Cela permet au patronat de surexploiter toujours plus cette main-d’œuvre fragile car sans droits, voire de la licencier sans salaire. C’est par exemple le cas dans les secteurs à emplois dont les Français ne veulent pas (BTP, nettoyage…).  Sur ce point, un intervenant précise que la ligne TGV Est a été construite par un grand nombre de travailleurs sans-papiers. En plus, l’ensemble contribue à tirer l’ensemble des salaires et des droits sociaux vers le bas, et à enrichir l’industrie des « passeurs ». Tout ceci avec la complaisance des gouvernements successifs. C’est donc une hypocrisie que de prétendre éradiquer l’immigration illégale…

En même temps, ces lois françaises visent à restreindre la libre circulation des hommes alors que la mondialisation actuelle favorise les migrations : elle réduit le coût des transports et des communications ; les capitaux, les hommes, les marchandises et la musique circulent de plus en plus.  L’immigration est donc un fait incontournable. Plutôt que de l’interdire il faut mettre en place une véritable politique d’accueil des étrangers.

E. Terray formule plusieurs propositions alternatives à la politique actuelle :

- politique publique en matière de logement social, d’éducation, de santé,

- régularisation de tous les sans-papiers présents sur le territoire,

- dépénalisation du séjour irrégulier,

- fermeture des centres de rétention et des zones d’attente (à remplacer par une assignation à résidence),

- rétablissement du caractère suspensif de l’ensemble des recours,

- rétablissement de la Commission de séjour dans ses attributions,

- généralisation de la carte de séjour de 10 ans, permettant ainsi stabilité et intégration,

- obligation de motiver explicitement les refus de visas,

- suppression des restrictions au regroupement familial

- gestion de l’entrée sur le territoire par le ministère des affaires étrangères (et non par le Ministère de l’Immigration ou de l’Intérieur…).

Ces mesures immédiatement applicables ne nécessiteraient pas l’accord préalable de l’Union Européenne. Elles ne supprimeraient ni les frontières ni les visas. Mais, elles permettraient de rétablir les migrants dans leurs droits humains élémentaires.

Le débat fut fourni et enrichissant pour tous. Plusieurs membres de collectifs de sans-papiers ont témoigné des difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement dans leurs démarches, de leur peur de la police, de leur souffrance permanente, des vies brisées, des drames mortels que cela provoque. L’émotion provoquée par l’évocation de ces situations était palpable.

Concrètement et en conclusion, l’implication de tous apparut comme nécessaire pour renforcer le soutien aux immigrés en général. Il faut développer l’information et organiser les parrainages par des associations et collectivités locales.

Une pétition a été lancée pour réclamer la suppression de cet infâme « Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement » et l’abrogation de la Loi Hortefeux (signature sur :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1429).

Des extraits de la vidéo de la soirée seront disponibles d’ici quelques jours sur :

http://www.dailymotion.com/refusons_l_inacceptable

Contacts :  

Isabelle Vacher : 06 13 70 09 61

Georges Meisner : 01 46 26 19 14

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 24 décembre 2007

La sécurité routière est un grave problème sur notre ville. Plusieurs secteurs sont particulièrement dangereux et les accidents sont très nombreux. C’est un sujet assez ignoré des autorités municipales et du conseil général, et le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance entend les chiffres des vols à la roulotte pour savoir s’ils sont en hausse ou en baisse mais n’a jamais eu aucun retour sur la sécurité routière dont les dégâts sont d’une tout autre dimension. Si 62 personnes étaient blessés à Sèvres dans l’année par autre chose qu’une masse motorisée, nul doute que l’émotion serait intense.

 

2003

2004

2005

2006

Accidents corporels

45

53

58

46

Blessés légers

46

57

50

51

Blessés graves

4

4

17

11

Les principaux types d’accidents corporels impliquent les voitures et les piétons (17%), les voitures et les deux roues (28%) et seulement 9% les voitures entre elles.

C’est la départementale 910, avenue de l’Europe et Grande rue, et la départementale 407, rue de Ville d’Avray,  qui concentrent une part très importante des accidents. La carte sur 5 ans des accidents à Sèvres que nous plaçons sur notre site montre une noria d’accidents concentrés sur ces deux axes.

Les tués sont heureusement rares à Sèvres, 3 en 5 ans dont un sur la N118.

On ne peut plus laisser les départementales dans cet état, il faut réduire la vitesse des automobiles en installant des nouveaux aménagements urbains, tels des ronds-points et axes traversants qui relient les deux côtés de la ville. Le conseil général a une responsabilité importante sur ce dossier et plutôt que de s’épuiser à vouloir élargir la départementale 7 sur les bords de Seine, il pourrait sécuriser les axes sous sa responsabilité.

Le contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance avait, sur notre proposition, inclus des mesures contre la violence routière. Mais les actions engagées sont uniquement dirigées vers les scolaires, une séance d’information vers les seniors, prévue pour...2008 ! un recueil des accidents et puis c’est tout. Comme si le problème n’était qu’humain et que la structure routière n’était pas dangereuse en elle-même.

C’est sans doute pertinent de financer un radar léger au commissariat mais, sans arrêter de sanctionner les excès de vitesse induits par des routes larges et droites, il faudrait mieux faire disparaître la dangerosité de ces boulevards automobiles.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Vendredi 14 décembre 2007

Publicité

Le petit affichage banni de Paris

14/12/2007-12h20 - Emmanuel Berretta - © Le Point.fr

Les affiches publicitaires sur les vitrines des commerçants, bientôt interdites à Paris. Panique chez les petits afficheurs...

Au nom d'une loi de 1979 qui ne fut jamais appliquée jusqu'ici, la Ville de Paris s'apprête, lors du prochain conseil municipal, les 17 et 18 décembre, à bannir le "petit affichage" des vitrines commerciales. Une façon de lutter, bien que très tardivement, contre "la pollution visuelle".

La décision sème naturellement la panique chez les petits afficheurs, au premier rang desquels la société Insert. Sans base légale fiable, ce spécialiste du micro-affichage a prospéré tranquillement, rendant de nombreux services aux annonceurs parisiens à faibles ressources comme les théâtres ou encore la presse. "Ce sont 600 emplois en France qui sont ainsi menacés si la Ville de Paris prend cette décision, s'insurge Francis Folliot, président du directoire d'Insert. Sans Paris, où nous disposons de 13 800 faces publicitaires, nous perdrons 30 % de notre chiffre d'affaires. Autant dire qu'on est morts."

"Pas de chantage à l'emploi"

"Nous ne faisons qu'appliquer la loi et nous ne céderons pas à ce chantage à l'emploi, rétorque Laurent Fary, le porte-parole de Bertrand Delanoë, le maire de Paris. En outre, cette réglementation sur la publicité n'entrera en application que dans deux ans. Ça laisse donc le temps à Insert de s'adapter. Et puis, nous ne sommes pas fermés au dialogue avec les entreprises concernées au cours des deux ans à venir."

Insert se dit victime d'une décision plus ou moins concédée par le maire aux élus Verts de la capitale. "C'est totalement faux !", s'insurge Laurent Fary. Et d'avancer que la commission des sites qui a préparé cette décision a tranché à l'unanimité de ses 12 membres. Cette commission était composée pour une moitié de représentants de l'État (la préfecture), pour l'autre des élus de la ville provenant de toutes les sensibilités politiques. "Le diagnostic a été voté y compris par les élus UMP", affirme le porte-parole du maire.

Un recours contre la préfecture

À Marseille, Montpellier, Strasbourg, Clermont-Ferrand... la loi a été appliquée mais le règlement local a permis de préserver, en dehors des centres historiques, des zones à publicité élargie légalisant le petit affichage. Insert demande que cet aménagement soit transposé à Paris. "Dans la capitale, ce n'est pas possible car tout est historique", explique Pierre-Alain Brousseault, représentant Jean-Pierre Caffet, adjoint à l'urbanisme. En outre, cela introduirait des disparités entre les commerçants : certains auraient le droit de poser des affiches sur leur vitrine et pas d'autres. Le risque juridique est trop grand."

L'Union de la publicité extérieure (UPE) a introduit un recours devant le tribunal administratif contre la préfecture. Mais ce recours n'est pas suspensif.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Jeudi 6 décembre 2007

ACCORD PS - VERTS CANTONALES 2008

Les verts et le parti socialiste constatent la proximité de leurs analyses
sur la situation du département des Hauts-de-Seine. Ils relèvent la qualité du travail mené en commun au conseil général.
Ils affirment leur volonté unitaire de proposer une alternative de gauche et écologiste au pouvoir de l'ump, au conseil général comme dans une grande majorité
des communes des Hauts-de-Seine.

Pour cela, ils ont décidé de présenter des candidatures communes dans les
cantons suivants :
 

Un candidat titulaire vert avec une suppléante socialiste à

Ø      Boulogne-Billancourt Nord-Est

Ø      Clamart

Ø      Garches

Ø      Neuilly-sur-Seine

Une candidate socialiste avec un suppléant vert

Ø      Asnières-Sud

Un candidat socialiste avec une suppléante verte

Ø      Bois-Colombes

Ø      Suresnes

Une quatrième suppléance verte sur le canton d’Antony en cas d’accord municipal ps-verts dès le premier tour.

Le parti socialiste et les verts conviennent de présenter chacun une candidature dans le canton de Sèvres et dans celui de Colombes-Sud.

Les verts apportent leur soutien aux candidatures socialistes dans tous les autres cantons :

Ø      Bagneux

Ø      Boulogne-Billancourt Sud

Ø      Clichy

Ø      Colombes Nord Est

Ø      Courbevoie Nord

Ø      Fontenay-aux-Roses

Ø      Gennevilliers Sud

Ø      Issy-les-Moulineaux Ouest

Ø      Levallois-Perret Sud

Ø      Malakoff

Ø      Nanterre Nord

Ø      Villeneuve-la-Garenne

A Gennevilliers-Sud, Nanterre-Nord, Bagneux et Malakoff, ce soutien est conditionné à la constitution d’un accord municipal de rassemblement de la gauche et des Verts dans la ville où se situe le canton.

Les socialistes et les verts rechercheront la voie d'accords municipaux
basés sur une juste reconnaissance des apports de chacun. La fédération des Hauts-de-Seine du parti socialiste et le conseil départemental des verts des Hauts-de-Seine y veilleront dans le cadre d’un comité de suivi.

par Frédéric Puzin
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Dimanche 2 décembre 2007

 

 

Le maire de Sèvres a longuement attaqué le sdrif dans ce journal le mois dernier. Le projet de SDRIF est à l’enquête publique jusqu’au 8 décembre (www.sdrif.com), il a été élaboré par le Conseil Régional durant 2 ans, en association avec l’Etat, a été notamment approuvé par 5 départements, la chambre d’agriculture, le conseil économique et social. Ce schéma d’urbanisme souhaite répondre à plusieurs défis : favoriser l´égalité en veillant à la cohésion sociale et territoriale, anticiper les mutations ou crises majeures (changement climatique, renchérissement des énergies) et développer le dynamisme de la région. Il propose la production de 60.000 logements dont 30% de logements sociaux. Le maire de Sèvres s’oppose à cet objectif, car il pense que nous avons assez de logements sociaux : qui d’entre nous n’a pas aujourd’hui dans son entourage, dans sa famille, de personnes cherchant à se loger ? Le maire écrit que la région souhaite bloquer le développement économique de l’ouest. Le projet de SDRIF s’oppose à l’extension pharaonique de la Défense (450.000 m2 de bureaux supplémentaires), car il n’est pas viable ni juste qu’un seul territoire concentre l’ensemble des fonds publics pour son développement. C’est un principe de solidarité qui doit guider nos choix. Le SDRIF propose de privilégier les transports en commun aux projets d’autoroute, coûteux en termes financiers et environnementaux. Le Grenelle de l’Environnement s’est conclu par la même priorité. Le maire propose lui toujours de doubler la capacité de la RD7. Densifier de façon raisonnée le cœur de l’agglomération, ce n’est pas construire des tours et des barres sur les coteaux de notre ville. C’est faire en sorte, notamment par des opérations de rénovation de l’habitat ancien, de disposer de plus de logements. C’est faire en sorte que la ville ait plusieurs fonctions : habitat, activités, loisirs, pour que chaque Francilien/ne vive dans un cadre agréable, ait accès à un emploi proche de son domicile, aux services publics, à la formation. C’est aussi choisir de stopper l’étalement urbain, la disparition d’espaces naturels et agricoles.

 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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