Lundi 11 septembre 2006
L’écologie a-t-elle sa place dans cette pré-campagne présidentielle ?
Canicule, sécheresse… Comment ignorer la pollution des eaux ou le réchauffement climatique ? Tous les candidats se sentent obligés d’ajouter une petite louche d’écologie dans leur discours. Mais tous continuent à prôner la croissance, aucun ne remet en cause la société de consommation ni ne propose de changer en
profondeur, pour améliorer la qualité de la vie et préserver les ressources de la planète.
A l’exception, peut-être, de l’extrême gauche ?
Comme souvent de ce côté-là de l’échiquier politique, la dénonciation est vive, les propositions plus rares et moins crédibles. Surtout lorsque, par avance, on annonce que l’on ne participera pas à une majorité gouvernementale… Les Verts sont aujourd’hui les seuls à faire le lien entre les questions sociales et les questions environnementales. Isoler des logements, c’est améliorer le confort des habitants, réduire leur facture de chauffage, et créer des emplois ici, non délocalisables. Dans ce secteur, on table sur 200 000 emplois. Ce n’est pas rien.
Que vous inspire la candidature de José Bové ?
José, qui a partagé avec nous bien des combats, contre les OGM et pour une agriculture plus juste, par exemple, aspire à être le candidat des « collectifs du 29 mai ». Avec qui ? Le PC et la LCR. Sur quel projet ? Ils ne semblent d’accord sur rien, ni sur la sortie du nucléaire, ni sur le droit des étrangers, et n’accordent à l’écologie qu’une place anecdotique.
Pour l’instant, les Verts sont plus connus pour leurs bisbilles internes que pour leur capacité à assumer le pouvoir…
Je vous rassure, nous avons grandi ! Et beaucoup d’élus verts assument aujourd’hui de lourdes responsabilités, dans les régions, et dans bien des grandes villes.
Certains pensent qu’on peut faire de l’écologie sans les écologistes. Moi pas. Personne ne s’occupe sérieusement de ces questions quand les Verts sont à 3% ! A 6%, 8%, 10% nous sommes écoutés et les politiques publiques en portent la marque.
A en croire les sondages, Nicolas Hulot a plus de chance que vous de faire un bon résultat en avril prochain. Pourriez-vous vous retirer en sa faveur ?
Depuis René Dumont en 1974, les Verts ont toujours été présents aux présidentielles. Ce sera le cas cette fois encore Je ne me sens pas menacée par Nicolas. Il utilise sa notoriété pour porter l’écologie au cœur du débat présidentiel… qui pour l’instant tourne exclusivement autour des sondages de popularité de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Quels sont vos atouts face à Nicolas Hulot et Corinne Lepage ?
Je suis une femme formidable (rires). Sérieusement, ce n’est pas une question de personne ! Les Verts ont un réel ancrage de terrain, et une vraie capacité à apporter des solutions. Le soutien de personnalités connues est évidemment précieux… Mais qui porte la lutte contre l’EPR à Cherbourg ? Contre les porcheries industrielles en Bretagne ? Contre les incinérateurs en Corse ? Les Verts ! Nous contribuons à alerter l’opinion. Et nous proposons, avec le souci de réduire les nuisances, d’inventer les emplois de demain, de vivre mieux ensemble. Nos élus sont bosseurs, sérieux, honnêtes. Leur légitimité est une vraie force.
Cette légitimité est-elle suffisante pour vous éviter d’être « récupérée » ?
Des écologistes, il y en a partout, dans les associations de protection de la nature, dans les réseaux de l’économie solidaire, de solidarité avec le Sud, de lutte contre la pauvreté, d’éducation populaire, pour le droit au logement, pour une citoyenneté active, dans les coops bios, les crèches parentales, les associations de quartiers, les mouvements de jeunesse, les usagers de la santé, les artistes, les blogueurs… Les Verts s’appuient sur l’expérience de ces millions de personnes, Ils n’ont pas toujours su répondre à leurs attentes ? L’un de mes objectifs, c’est de prouver que les Verts ont changé, qu’ils sont à la hauteur. Nous posons les bonnes questions, nous apportons aussi des réponses ! Le pétrole est de plus en plus rare, et cher. On continue à se plaindre ou on change nos habitudes ? C’est devenu urgent !
Canicule, sécheresse… Comment ignorer la pollution des eaux ou le réchauffement climatique ? Tous les candidats se sentent obligés d’ajouter une petite louche d’écologie dans leur discours. Mais tous continuent à prôner la croissance, aucun ne remet en cause la société de consommation ni ne propose de changer en
profondeur, pour améliorer la qualité de la vie et préserver les ressources de la planète.
A l’exception, peut-être, de l’extrême gauche ?
Comme souvent de ce côté-là de l’échiquier politique, la dénonciation est vive, les propositions plus rares et moins crédibles. Surtout lorsque, par avance, on annonce que l’on ne participera pas à une majorité gouvernementale… Les Verts sont aujourd’hui les seuls à faire le lien entre les questions sociales et les questions environnementales. Isoler des logements, c’est améliorer le confort des habitants, réduire leur facture de chauffage, et créer des emplois ici, non délocalisables. Dans ce secteur, on table sur 200 000 emplois. Ce n’est pas rien.
Que vous inspire la candidature de José Bové ?
José, qui a partagé avec nous bien des combats, contre les OGM et pour une agriculture plus juste, par exemple, aspire à être le candidat des « collectifs du 29 mai ». Avec qui ? Le PC et la LCR. Sur quel projet ? Ils ne semblent d’accord sur rien, ni sur la sortie du nucléaire, ni sur le droit des étrangers, et n’accordent à l’écologie qu’une place anecdotique.
Pour l’instant, les Verts sont plus connus pour leurs bisbilles internes que pour leur capacité à assumer le pouvoir…
Je vous rassure, nous avons grandi ! Et beaucoup d’élus verts assument aujourd’hui de lourdes responsabilités, dans les régions, et dans bien des grandes villes.
Certains pensent qu’on peut faire de l’écologie sans les écologistes. Moi pas. Personne ne s’occupe sérieusement de ces questions quand les Verts sont à 3% ! A 6%, 8%, 10% nous sommes écoutés et les politiques publiques en portent la marque.
A en croire les sondages, Nicolas Hulot a plus de chance que vous de faire un bon résultat en avril prochain. Pourriez-vous vous retirer en sa faveur ?
Depuis René Dumont en 1974, les Verts ont toujours été présents aux présidentielles. Ce sera le cas cette fois encore Je ne me sens pas menacée par Nicolas. Il utilise sa notoriété pour porter l’écologie au cœur du débat présidentiel… qui pour l’instant tourne exclusivement autour des sondages de popularité de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Quels sont vos atouts face à Nicolas Hulot et Corinne Lepage ?
Je suis une femme formidable (rires). Sérieusement, ce n’est pas une question de personne ! Les Verts ont un réel ancrage de terrain, et une vraie capacité à apporter des solutions. Le soutien de personnalités connues est évidemment précieux… Mais qui porte la lutte contre l’EPR à Cherbourg ? Contre les porcheries industrielles en Bretagne ? Contre les incinérateurs en Corse ? Les Verts ! Nous contribuons à alerter l’opinion. Et nous proposons, avec le souci de réduire les nuisances, d’inventer les emplois de demain, de vivre mieux ensemble. Nos élus sont bosseurs, sérieux, honnêtes. Leur légitimité est une vraie force.
Cette légitimité est-elle suffisante pour vous éviter d’être « récupérée » ?
Des écologistes, il y en a partout, dans les associations de protection de la nature, dans les réseaux de l’économie solidaire, de solidarité avec le Sud, de lutte contre la pauvreté, d’éducation populaire, pour le droit au logement, pour une citoyenneté active, dans les coops bios, les crèches parentales, les associations de quartiers, les mouvements de jeunesse, les usagers de la santé, les artistes, les blogueurs… Les Verts s’appuient sur l’expérience de ces millions de personnes, Ils n’ont pas toujours su répondre à leurs attentes ? L’un de mes objectifs, c’est de prouver que les Verts ont changé, qu’ils sont à la hauteur. Nous posons les bonnes questions, nous apportons aussi des réponses ! Le pétrole est de plus en plus rare, et cher. On continue à se plaindre ou on change nos habitudes ? C’est devenu urgent !
par Frédéric Puzin
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