Frédéric Puzin
J'ai un peu de mal à participer à la communion rugbystique de ces dernières semaines. Le rugby se dit un
sport de combat, et derrière les photos avantageuses des calendriers de mauvais goût, derrière le pittoresque des évocations guerrières avec l'accent du
sud-ouest ne doivent pas être oubliés les blessés et grands blessés de ce "sport". Plusieurs dizaines de pratiquants ne se relèvent pas d'accidents
"sportifs" au sens propre du terme car ils deviennent handicapés à vie. L'arrière-cour du mondial c'est aussi beaucoup de choses de brisées même si la solidarité du milieu
semble réelle. Un petit reportage dans un journal ou une télévision me paraitrait pertinent.
Quant aux gueules guerrières, aux mines farouches, aux appels à la mort comme souvent aussi au football (Raymond Domenech hurlant à un de ses joueurs "va les tuer"), je ne supporte pas trop.
Quant à l'entraîneur, Bernard Laporte, le personnage "prend l'oseille et tire-toi", casinos, bodegas, jambon, et maintenant maillots signés à plus de 140 euros, il n' a pas grand chose pour
retenir ma sympathie. Ceci dit, je comprend qu'il s'en fout de mon opinion.
La Fondation Albert Ferrasse, par exemple, s'occupe de 107 blessés, para ou tétraplégiques, et de 47 orphelins. Et 2% des recettes sont consacrés à l'aide aux grands blessé sur chaque match de
Championnat de France professionnel (D1/D2) et de Coupes d'Europe se disputant en France. je ne dis pas que tous les accidents graves arrivent sur le terrain mais on y va tout de me^me pour se
faire "déchirer".
Le site "doctissimo" précise les moyens médicaux déployés et ce n'est pas pour soigner un furoncle. Je sais que c'est une coupe du monde donc sans doute plus "virile" (berk) mais on peut considéer que des professionnels savnt mieux se protéger que des amateurs.
Dans
chaque ville qui accueille un des matchs de la Coupe du monde de rugby, un médecin coordinateur urbain est chargé d’organiser l’ensemble des équipes pour sa région. Pour chaque match, il y a
ainsi sur le terrain : 1 médecin de match, en général médecin du sport, responsable d’une équipe de 10 spécialistes (un neurochirurgien, un chirurgien orthopédiste, un chirurgien du rachis,
un chirurgien maxillo-facial, un ophtalmologiste, deux réanimateurs, un infirmier anesthésiste, un infirmier du bloc opératoire, un kinésithérapeute, huit secouristes et deux ambulances). En
fonction de la gravité de la blessure, les soins seront apportés sur place ou à l'hôpital le plus proche.
Le dispositif prévoit également des équipes dites "mobiles" qui ont pour mission de suivre les joueurs en déplacement et un Dossier Médical Personnel pour chacun des joueurs de la Coupe du monde.
Une moyenne de 4 interventions par match
"La palette des risques propres aux rugby est assez large. Nous avons calculé qu'en moyenne, nous aurons à intervenir quatre fois par match. En compétition, une intervention sur dix est dite sérieuse " précise le Pr. François Laborde, coordinateur du dispositif médical au niveau national. Les blessures peuvent aller de la "bobologie" à l'évacuation d'urgence. Selon lui, la majorité des lésions concernent le genou et l'épaule. "Dans une mêlée, les épaules d'un joueur supportent une pression de 300 kg" nous précise le Pr. Laborde. Les lésions musculaires, les claquages et les hématomes constituent ensuite une grande partie des blessures
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