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Sèvres

Mercredi 12 septembre 2007


J'ai un peu de mal à participer à la communion rugbystique de ces dernières semaines.  Le rugby se dit un sport de combat, et derrière  les  photos avantageuses  des calendriers  de mauvais goût, derrière  le pittoresque  des évocations guerrières  avec l'accent du sud-ouest  ne doivent pas être oubliés  les blessés et grands blessés  de ce "sport".  Plusieurs dizaines de pratiquants  ne se relèvent  pas d'accidents  "sportifs"  au sens propre du terme  car ils deviennent  handicapés à vie. L'arrière-cour du mondial c'est aussi beaucoup de choses de brisées même si la solidarité du milieu semble réelle. Un petit reportage dans un journal ou une télévision me paraitrait pertinent.
Quant aux gueules guerrières, aux mines farouches, aux appels à la mort comme souvent aussi au football (Raymond Domenech hurlant à un de ses joueurs "va les tuer"), je ne supporte pas trop.
Quant à l'entraîneur, Bernard Laporte, le personnage "prend l'oseille et tire-toi", casinos, bodegas, jambon, et maintenant maillots signés à plus de 140 euros, il n' a pas grand chose pour retenir ma sympathie. Ceci dit, je comprend qu'il s'en fout de mon opinion.

La Fondation Albert Ferrasse, par exemple, s'occupe de 107 blessés, para ou tétraplégiques, et de 47 orphelins. Et 2% des recettes sont consacrés à l'aide aux grands blessé sur chaque match de Championnat de France professionnel (D1/D2) et de Coupes d'Europe se disputant en France. je ne dis pas que tous les accidents graves arrivent sur le terrain mais on y va tout de me^me pour se faire "déchirer".

 Le site "doctissimo" précise les moyens médicaux déployés et ce n'est pas pour soigner un furoncle. Je sais que c'est une coupe du monde donc sans doute plus "virile" (berk) mais on peut considéer que des professionnels savnt mieux se protéger que des amateurs.

Coupe du monde de Rugby, dispositif médicalDans chaque ville qui accueille un des matchs de la Coupe du monde de rugby, un médecin coordinateur urbain est chargé d’organiser l’ensemble des équipes pour sa région. Pour chaque match, il y a ainsi sur le terrain : 1 médecin de match, en général médecin du sport, responsable d’une équipe de 10 spécialistes (un neurochirurgien, un chirurgien orthopédiste, un chirurgien du rachis, un chirurgien maxillo-facial, un ophtalmologiste, deux réanimateurs, un infirmier anesthésiste, un infirmier du bloc opératoire, un kinésithérapeute, huit secouristes et deux ambulances). En fonction de la gravité de la blessure, les soins seront apportés sur place ou à l'hôpital le plus proche.

Le dispositif prévoit également des équipes dites "mobiles" qui ont pour mission de suivre les joueurs en déplacement et un Dossier Médical Personnel pour chacun des joueurs de la Coupe du monde.

Une moyenne de 4 interventions par match

"La palette des risques propres aux rugby est assez large. Nous avons calculé qu'en moyenne, nous aurons à intervenir quatre fois par match. En compétition, une intervention sur dix est dite sérieuse " précise le Pr. François Laborde, coordinateur du dispositif médical au niveau national. Les blessures peuvent aller de la "bobologie" à l'évacuation d'urgence. Selon lui, la majorité des lésions concernent le genou et l'épaule. "Dans une mêlée, les épaules d'un joueur supportent une pression de 300 kg" nous précise le Pr. Laborde. Les lésions musculaires, les claquages et les hématomes constituent ensuite une grande partie des blessures

 

 

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