Frédéric Puzin
Conseiller de la communauté d'agglomération Val de Seine (2004-2008)
Au conseil municipal, nous nous sommes opposés à l’avis favorable voté par la quasi totalité de la majorité (sauf un) et de l’élue du modem au travail des salariés d’une supérette sévrienne le
dimanche après-midi. Nous attendons les autres demandes de commerçants qui seront forcément maintenant suivies d’un avis favorable de la droite sévrienne.
Pour nous, l’importance des liens familiaux et sociaux qui se forgent dans des moments de repos privilégiés où (presque) tous s’arrêtent pour se détendre, réfléchir, se rencontrer… est mise en cause, une fois de plus, par une conception utilitariste à courte vue. C’est pratique de pouvoir faire ses courses à n’importe quelle heure et c’est pratique de ne jamais se préoccuper du coût individuel et social de ses décisions.
Il peut y avoir des commerces alimentaires ouverts le dimanche après-midi mais ceux-ci ne peuvent être tenus par des salariés. Ainsi, il existe plusieurs petites épiceries ouvertes à ce moment-là. Nous n’en contestons pas le besoin mais ces ouvertures sont de la seule responsabilité de leurs responsables et n’y contraignent pas de salariés.
Enfants seuls, destruction des relations familiales, transformation de l’être humain en robot de consommation, exploitation de salariéEs sous-payéEs qui n’ont aucun choix, voilà le résultat attendu de la remise en cause d’une loi de … 1906. A l’époque, cela s’appelait une conquête sociale, aujourd’hui pour certains, très présents au conseil municipal de Sèvres, c’est un genre d’avantage acquis qu’il importe de remettre en cause avec le sourire et bonhomie. Le maire souhaitant qu’on ne passe pas trop de temps à en discuter.
L’intérêt très relatif pour les questions d’environnement des élus de droite comme de gauche se vérifie lorsqu’il a fallu voter pour ou contre à donner un avis favorable à la construction d’une centrale pour produire du froid pour la climatisation des bureaux à construire sur l’Ile Seguin. On continue à climatiser des centaines de milliers de M2 et on se proclame partisans du développement durable, des économies d’énergies etc. Cela s’appelle des faux-semblants.
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