Frédéric Puzin
La continuité de la circulation des piétons n’est jamais assurée, celle de la sainte automobile élevée au rang d’une grande cause locale. Difficile de se déplacer à pied dans notre ville sans être contraint de descendre des trottoirs, normalement destinés aux piétons. Nous passerons sur la saleté des rues, les crottes de chiens, les poubelles éventrées, les huiles et les détritus sur l’asphalte particulièrement devant les vendeurs de restauration rapide.
Nos concitoyens motorisés ne répugnent pas à occuper largement les minces bandes de trottoirs de nombreuses rues.
Ces véhicules y sont garés avec l’approbation de la municipalité et même ses encouragements puisque le maire déclare aux vœux des forces de sécurité, devant le commissaire de police, qu’une tolérance pour le stationnement sur les trottoirs est instaurée dans la ville la nuit. Piétons, circulez de jour uniquement !
Les camionnettes de livraisons se voient un fort bel espace réservé sur le trottoir et non plus sur la chaussée, avec l’immanquable justification du « moi, je travaille ».
La mobylette est elle l’outil principal de la grande classique « remontée de la rue piétonne » et du « sens interdit face nord » ce qui tend à prouver que les comportements crétins n’ont pas d’âge.
Ne parlons pas des enseignes sur trépied, distributeurs de journaux gratuits, poteaux de signalisation plantés au beau milieu du trottoir. Pour les travaux, la palme revient sans doute au chantier du 104 grande rue où le trottoir avait disparu et le piéton indélicat sommé de traverser sans protection.
Ceux qui circulent à pied sont soupçonnés d’être des feignants n’ayant rien de mieux à faire que de se promener.
Qui se préoccupe des poussettes, des SévrienNEs à mobilité réduite, de tous ceux remontant leurs courses à pied en haut des coteaux sans faire une crise de nerfs.
Un changement de perspective et un partage réel de l’espace public sont urgents.
Une vraie démocratie participative réclame que chaque assemblée de quartier fasse un inventaire des points noirs de la place des piétons et des personnes à mobilité réduite quartier par quartier. Nous demandons une commission extra-municipale de la circulation, réunissant usagers et associations.
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