Frédéric Puzin
Conseiller de la communauté d'agglomération Val de Seine (2004-2008)
On aimerait mieux comprendre comment la Ville choisit ceux qu'elle veut honorer par des
plaques commémoratives.
Ainsi, la maison de Sèvres de Monseigneur Jean CALVET.
Celui-ci succède en 1942, à la tête de l¹Institut catholique de Paris, au cardinal BAUDRILLART, "collaborateur" notoire, qui écrivait en 1941, « voici le temps d¹une nouvelle croisade, j¹affirme que le tombeau du christ sera délivré ».
Contrairement à ce qu'avait laissé entendre le bulletin du doyenné "Ensemble", Mgr CALVET n'a pas reçu la médaille de "Juste des nations". Elle a été décernée à Mgr SALIEGE, évêque de Toulouse, pour avoir publiquement dénoncé les traitements faits aux juifs.
Jean CALVET était adhérent de l¹Association de défense de la mémoire de l¹ex- Maréchal PETAIN à la source des persécutions anti-juives dès juin 1940.
Morceaux choisis de sa « petite histoire de la littérature française » :
« On ne voit pas quel élément essentiel la Réforme (NDLR. protestante) a apporté à la pensée française. »
« La science de Voltaire a fait son temps : aucun homme sérieux ne va s¹alimenter à cette source »
« L¹Encyclopédie est une oeuvre de destruction de toute autorité insinuée adroitement. »
« Lamartine a négligé de travailler sa langue »
« L¹art de George Sand a vieilli très vite et il nous semble aujourd¹hui bien fané »
« Balzac écrit mal et a des sentiments vulgaires »
« On ne lit plus Zola en France et personne n¹ose en dire du bien »
« Joseph de Maistre condamne la révolution comme satanique, c¹est un très grand écrivain ».
Il ne s¹agit pas de faire le procès des morts mais de constater qu¹un petit carreau de pierre apposé par une municipalité sur une propriété mérite plus d¹attention. Ne serait-ce que pour faciliter le travail de mémoire des générations suivantes ! Comment construirions-nous notre avenir sans la capacité de discernement sur notre passé commun ?
Il ne s¹agit pas de faire le procès des morts mais de constater qu¹un petit carreau de pierre apposé par une municipalité sur une propriété mérite plus d¹attention. Ne serait-ce que pour faciliter le travail de mémoire des générations suivantes ! Comment construirions-nous notre avenir sans la capacité de discernement sur notre passé commun ?
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