Frédéric Puzin
Conseiller de la communauté d'agglomération Val de Seine (2004-2008)
Le bulletin municipal de mars dernier nous permettait d'attirer l'attention sur les machines à voter et leurs dangers. C'est à la mi-février que je me suis posé la question de leur inocuité en lisant les réflexions de Michel Briand, élu vert de Brest et un texte voté par notre conseil interrégional.
Depuis, c'est l'emballement contre les machines. Je m'en félicite, tout en m'interrogeant sur la sincérité de quelques emportements. Je ne suis pas prêt à surfer sur un mécontentement ponctuel pour mettre en cause telle ou telle politique municipale. Il est certain que le mode de leur introduction à Sèvres relève bien du "tout ou rien", 'une imposition sans réel débat mais j'ai reconnu que nous n'avions pas réagi lors de leur première introduction notamment dans 5 bureaux aux dernières cantonales. Je crois avoir le droit de revenir sur un avis que je n'avais pas donné et de lutter aujourd'hui avec conviction puisque je pense m'être fait une opinion argumentée et recevable.
Je réclame leur disparition tout en précisant qu'il ne s'agit pas d'un débat partisan. Je regrette que le maire de Chaville, prg, impose ces machines à la fureur de ses alliés socialistes mais il faut me faire comprendre pourquoi alors une adjointe prg de Chaville sera la candidate à l'élection législative, soutenue par le parti socialiste, associé sur les machines à notre ami Jacques Blandin, suppléant. Pour être cohérent et montrer l'importance de cette situation, il faut exiger l'abandon à Chaville, afin de pouvoir valablement donner des leçons à Sèvres.
Voici le communiqué que j'ai commis pour les verts des Hauts-de-Seine :
L'introduction massive des machines à voter s'est soldée par un grand embouteillage et des conditions d'exercice de la démocratie indignes de notre pays et plus particulièrement de notre département qui a le douteux privilège de s'en être très largement doté. Des attentes de plus d'une heure, des électeurs infantilisés, une perte totale des repères démocratiques liés à l'expression du vote. L'électeur étant appelé à faire son choix dans l'isoloir de la boite de la machine et non solennellement au grand jour après être passé dans l'isoloir. Nous contestions la fiabilité de ces machines, nous nous inquiétions des possibilités de fraude, nous déplorions le choix quasi clandestin fait par les élus des villes qui les ont installées, nous refusons aujourd'hui, en plus, la parodie démocratique que ces machines font vivre aux citoyens. Les verts des Hauts-de-Seine exigent que ces machines soient retirées des bureaux de vote et que l'expression démocratique se fasse de façon transparente et vérifiable, avec un bulletin de vote.
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