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Sèvres

Mercredi 14 mai 2008

La liste des responsabilités des élus de la nouvelle équipe municipale montre que d’abord l’équipe n’est pas aussi nouvelle que cela. La moyenne d’âge s’élève brutalement et les 2 premiers adjoints qui suivent le maire ont connu leur première élection en …1983.  J'apprécie beaucoup que les trois premiers de la liste des adjoints soient de vieux mâles dominants. C'est une  marque de respect et  les alternances homme-femme ou femme-homme ont quelque chose de  castrateur.

Madame Sarinelli, messieurs Barrier et Fortin représentent-ils le renouvellement, l’appel à la jeunesse et au changement ? Messiuers Barrier et Fortin auront géré la ville pendant plus de 30 ans de suite. Le maire, comme madame Sarinelli se contenteront de 25 années de pouvoir. Les mots de conservatisme et de maintien des avantages acquis prennent tout leur sens.

Il est vrai qu’une majorité de sévriens semble ne pas goûter le changement, quelqu’il soit, faute à nous-même de ne pas l’incarner de façon assez positive et rassembleuse.

Une chose me choque tout particulièrement dans la composition de l’équipe, c’est l’absence d’une délégation d’adjoint aux affaires scolaires ou à l’éducation. Il n’y  qu’un conseiller délégué, monsieur Tourin, que je ne connais pas, nouvel élu. Je ne lui fais pas de procès d’intention mais tout cela me semble un peu léger et d'un poids très relatif pour peser dans les orientations de la ville.
La hiérarchie des délégations est une prise de position politique. Il est indispensable de réclamer que les affaires scolaires fassent l’objet d’une priorité et soient rattachées à un élu participant de droit à l’exécutif, un adjoint.  C’est un très mauvais signe donné à l’école, aux parents d’élèves, aux responsabilités propres de la commune dans le domaine éducatif.

C’est toute l’école qui est aujourd’hui dégradée. Il est vrai que les délégations ont été réparties en fonction des intérêts personnel des élus et pas en fonction de l’intérêt général et que la plupart des « portefeuilles » des élus n’ont pas grand sens. Ce sont des collections de domaines épars, répartis en dépit du bon sens.

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Lundi 28 avril 2008

Demandeurs d’asile, travailleurs immigrés, pourquoi viennent-ils ?

Le débat sera précédé de la projection du film-documentaire « Dem Walla dee partir ou mourir » de Rodrigo Saez, réalisé par le c a d t m

Le mardi 6 mai 2008 à 20 h atrium 3, Parvis Robert Schuman, 92370 Chaville

Le 20 mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen. Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des droits fondamentaux des personnes.

Le collectif Refusons l’inacceptable ! vous invite à débattre avec Jérome Martinez, de la Cimade, qui nous présentera ce projet de directive européenne. Nous aurons le plaisir d’accueillir aussi Henri Kondi du CADTM pour nous parler des raisons qui poussent les étrangers à quitter leur pays pour rejoindre à tout prix l’Europe au péril de leur vie.

Vous aurez également l’occasion de découvrir le film Dem Walla Dee (Partir ou mourir) réalisé par une équipe de Grenoble du CADTM. Ce documentaire, de 28 min, tourné à Dakar pendant l’été 2007, donne la parole aux Sénégalais, partis clandestinement en chaloupes à travers l’océan atlantique, pour rejoindre l’Europe qui verrouille ses frontières.

Immigration parlons-en !

En octobre 2007, nous nous sommes retrouvés (citoyens, élus, associations, partis politiques de Sèvres et villes environnantes) pour discuter de la politique d’immigration, xénophobe et raciste, du gouvernement, notamment après cette énième loi Hortefeux durcissant la situation de milliers de travailleurs immigrés, avec et sans papiers, et leurs familles.

Nous avons organisé un premier débat le 20 novembre 2007 à Sèvres, où nous avons pu échanger avec Emmanuel Terray (anthropologue) sur les aspects les plus inacceptables de la loi Hortefeux. Ce débat a été un grand succès. Plus de 150 personnes étaient présentes et beaucoup ont souhaité s’impliquer pour renforcer le soutien aux immigrés.

C’est donc nombreux que nous nous sommes rassemblés le 25 février 2008 à Meudon devant l’immeuble de John Maïna, jeune Kenyan qui s’est suicidé après avoir reçu le refus de sa demande de droit d’asile.

Une pétition a été également lancée demandant la suppression du Ministère de l’Immigration et l’abrogation de la loi Hortefeux (des centaines de signatures à ce jour).

Et, le 5 avril, plusieurs dizaines de Sévriens et Chavillois se sont rendus à Paris pour la manifestation à l’appel de l’UCIJ, RESF et des Collectifs de sans-papiers pour protester contre la « xénophobie d’état ».

Et pour nourrir le débat, posons-nous quelques questions En quoi la Loi Hortefeux, sur l’immigration, d’après ce que vous en savez, vous concerne-t-elle ? (comme citoyen(ne), ou étranger, enseignant(e), parent d’élève, travailleur(se), responsable d’entreprise etc.)

Avez-vous une idée des démarches qu’un étranger doit entreprendre pour obtenir un titre de séjour, et le temps qu’il faut, selon sa situation (célibataire, marié, avec ou sans enfants, de tel ou tel pays, etc.), et des chances réelles qu’il a de l’obtenir ?

Est-il normal qu’on fasse une enquête policière systématique sur les candidats au mariage “mixte” (entre Français(e) et étranger sans papiers), ou entre un(e) étranger(e) avec papiers et un(e) autre sans ?

Connaissez-vous un ou des parents d’élèves scolarisés par exemple avec un de vos enfants qu’on a expulsé(s) et dans quelles conditions ?

Savez-vous ce qu’est un “Centre de Rétention”, à quoi ça sert, pourquoi et comment on y envoie telle ou telle personne étrangère, et dans quelles conditions ?

Que savez-vous du “travail au noir” où on trouve beaucoup d’étrangers sans papiers, alors qu’ils ne souhaitent q’une chose : travailler dans des conditions normales (impôts, cotisations, etc.) ?

L’Europe va-t-elle “arranger” la situation, et de quelle façon ?

Que signifie pour vous le mot, “intégration” ?

Refusons l’inacceptable ! l’action continue Co n t a c t s Georges : georges.meisner@free.fr • Isabelle : ivacher@wanadoo.fr • Jacques Ernest : 06 08 70 39 02
par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Dimanche 27 avril 2008

Devedjian va relancer la concertation préalable du projet d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine

Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a écrit à André Santini, Maire d’Issy-les-moulineaux, Hervé Marseille, Maire de Meudon, et François Kosciusko-Morizet, Maire de Sèvres, afin de leur annoncer qu’il souhaitait reprendre la concertation préalable du projet d’aménagement de la RD7 et des berges de Seine entre le Pont de Sèvres et Paris, projet désormais intitulé Vallée rive gauche.

« Les choix du Département ne sont pas toujours compris par certains. Pour cette raison, je souhaite faire preuve de pédagogie et je suis désireux de pouvoir échanger sur ma vision de l’action du Département dans le Val de Seine », écrivait Patrick Devedjian. Le président du Conseil général souhaite « organiser une grande consultation du public », avec « les participations actives des communes d’Issy-les-Moulineaux, de Meudon et de Sèvres ». Patrick Devedjian espère que « cette concertation préalable puisse commencer le plus tôt possible  ». Le Conseil général devrait délibérer le 27 juin prochain « sur les objectifs et les modalités de la concertation ». Patrick Devedjian aspire à ce que les Conseils municipaux concernés délibèrent dans les meilleurs délais « pour émettre un avis sur les dispositions proposées ».

L e parisen relate cette concertation et cite Luc BLANCHARD, président des éluEs vertEs de Sèvres.

Et c’est reparti le département lance une énième concertation sur son projet de 2 x 2 voies sur la D 7, les quais de Seine entre Issy et le pont de Sèvres. « Les choix du département ne sont pas toujours compris par certains. Je souhaite faire preuve de pédagogie », a écrit Patrick Devedjian, patron du département, aux maires concernés. Le projet, qui porte maintenant le nom de « vallée rive gauche », n’est donc pas près de voir le jour. Le département souhaite depuis des années aménager cette route qui voit passer quelque 40 000 véhicules chaque jour et certainement beaucoup plus dans les années à venir avec les immeubles de bureaux qui poussent comme des champignons. Mais les associations de défense de l’environnement s’y opposent farouchement. Ils ne veulent pas d’une « autoroute urbaine » sur 4,2 k met plaident pour un léger élargissement de chaque voie existante pour laisser la place aux circulations douces, et notamment le vélo.

« Ces discussions ont deja eu lieu »

Aujourd’hui, Patrick Devedjian veut présenter au public « le bilan de cette expérimentation », et l’ensemble de son projet au travers d’expositions et mettre à la disposition des habitants un registre dans chaque mairie pour qu’ils puissent donner leur avis. Une concertation qui doit durer trois mois, certainement à partir de la rentrée de septembre. « Nous sommes satisfaits que le département ne passe pas en force. Mais il ne faudrait pas que cette concertation soit une simple opération de propagande. Pour cela, il faut que les deux projets, et pas seulement celui du conseil général, soient présentés », explique Luc Blanchard, président de Val de Seine vert, une des associations qui milite pour une autre vision des quais de Seine.

Hervé Marseille est doublement concerné.

Maire de Meudon, il est aussi vice-président du conseil général chargé des transports. Et il commence à trouver le temps long : « Le drame, c’est que ces discussions ont déjà eu lieu et que ça retarde le projet. Les maires se sont battus pour faire venir des entreprises et des emplois, on a fait venir Microsoft, SFR et d’autres et on attend toujours pour réaliser cet aménagement qui doit permettre de mieux circuler, mais aussi de valoriser les berges de Seine. » Olivier Debruyne



par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Vendredi 4 avril 2008

Lors du conseil municipal de Sèvres qui s’est déroulé hier soir, les Verts ont été exclus par la majorité municipale de toute représentation à la communauté d’agglomération du Val-de-Seine (Boulogne-Sèvres).

Luc Blanchard et Catherine Candelier, conseillers municipaux Verts, dénoncent l’attitude anti démocratique des maires de Sèvres et de Boulogne, qui en décidant de réduire à 4 sièges la place de l’opposition au sein de l’intercommunalité, privent 10,87% *d’électeurs sévriens de représentation. Lors de la dernière mandature, l’opposition détenait 6 sièges dans cette représentation (4 PS, 2 Verts sur 30 délégués).

Les Verts s’étonnent que, partout dans les Hauts-de-Seine, les majorités UMP réduisent la place attribuée aux oppositions dans les conseils intercommunautaires. De plus en plus de compétences sont déléguées aux intercommunalités qui peu à peu se substituent aux conseils municipaux. En choisissant de ne pas faire siéger l’ensemble des sensibilités politiques, l’UMP continue dans le département à vouloir régner sans partage et fait fi de la démocratie.

Au-delà de cet épisode peu glorieux, les Verts de Sèvres s’interrogent sur le devenir de la communauté d’agglomération du Val-de-Seine, fondée sur un effet d’aubaine financier et qui n’a toujours pas de véritable projet.

* score de la liste des Verts de Sèvres au premier tour des élections municipales 

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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Jeudi 3 avril 2008

Le maire de Sèvres proteste officiellement contre les soirées organisées par de grands groupes privés sur le domaine national.

QUI AURAIT CRU que le parc de Saint-Cloud, le majestueux domaine national classé monument historique, pourrait faire des vagues ? Et pourtant, depuis quelques semaines, la grogne des riverains monte contre la gestion de ce joyau, propriété du ministère de la Culture. En cause : les « événements » montés par de grosses sociétés privées qui louent une partie du domaine pour leurs fastueuses opérations de communication. La dernière en date, celle organisée par Cegetel, le géant de l'Internet et de la téléphonie le 19 mars, n'est pas passée inaperçue.

Chapiteau géant, noria de camions et décibels à fond.

« J'ai dû demander à la police d'intervenir »

Depuis, le maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, ne décolère pas : « Cegetel casse les oreilles des riverains du domaine de Saint-Cloud jusqu'à trois heures de la nuit avec l'autorisation de la préfecture et de l'administrateur du parc de Saint-Cloud ! proteste-t-il. Je dénonce la désinvolture des administrations du parc et de la préfecture (...) et je m'élève vivement contre la re
cherche systématique de recettes par l'administrateur du parc. »

Très remonté, François Kosciusko-Morizet a écrit une lettre d'explication aux habitants, envoyée ces jours-ci, et envisage de demander à Christine Albanel, ministre de la Culture, la convocation en urgence du comité de liaison. « Ce comité avait été créé il y a environ dix ans justement pour associer les maires des communes voisines aux décisions du gestionnaire du parc. Mais il ne s'est plus réuni depuis longtemps » déplore le maire.

« Pour la fête de Cegetel, nous n'étions même pas avertis ! J'ai été réveillé à 1 heure du matin, et j'ai dû demander à la police d'intervenir pour faire baisser le son de la musique... » Un tapage nocturne géant en quelque sorte. François Kosciusko-Morizet va plus loin et annonce « étudier toutes les voies de recours possibles contre tout projet d'événement bruyant dans le domaine de Saint-Cloud. »

« Les pelouses sont de vrais champs de boue »

Fréderic Puzin, secrétaire départemental des Verts, et voisin des lieux est aussi en colère : « Je lance un cri d'alarme pour sauver le parc. Je m'y promène souvent et j'habite à environ 2,5 km sur les hauteurs de Sèvres. Lors de la fête de Cegetel, j'entendais la musique de chez moi. Et l'état des pelouses c'est une consternation, ce sont de vrais champs de boue. Il y a une dérive vers une utilisation mercantile du parc. »

Sur le site Internet du domaine, le gestionnaire ne fait pas mystère de son désir de rentabiliser l'espace : « Comme de nombreuses sociétés prestigieuses, choisissez le domaine national de Saint-Cloud pour cadre de vos événements », peut-on lire.

« Ce sont des recettes non négligeables pour le parc, reconnaît Gilles Bonnevialle, l'administrateur. Une grosse soirée peut être facturée jusqu'à 150 000 €. Il s'agit d'une politique d'ouverture des parcs nationaux sur l'extérieur, voulue par le ministère. Si il y a eu une gêne, j'en suis désolé. Mais, il ne faut pas tout remettre en cause pour un simple incident. Pour moi, c'est un coup de colère du maire. »

par Frédéric Puzin publié dans : Sèvres aujourd'hui
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