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Sèvres

Mercredi 16 avril 2008

Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables.

Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.

Tellement juste que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se présente pourtant comme «l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ». Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en matière de contrôle environnemental des publicités, est cette fois carrément à contre-courant.

Le vendredi 11 avril, sera signée la charte d'engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l'Écologie et du Développement durable.
 


par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 2 avril 2008
Le parisien m'a contacté et va faire un article sur le sujet. La protestation enfle et a amené le maire a envoyer un courrier à chaque électeur pour montrer qu'il réagit à nos protestations.
Je continuerai à relayer au maximum vos commentaires et réactions.
par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Dimanche 17 février 2008

Le sport en ville

Le sport a une triple mission :
· Educative : il incarne notamment les valeurs de respect des autres et des règles d'une communauté, le partage, l'esprit d'équipe, le courage, la persévérance, l'ouverture d'esprit, l'apprentissage de ses capacités et de ses limites.
· Lien social : il permet de partager et ainsi contribue par exemple à la lutte contre les exclusions. Il remplit un rôle de prévention de la délinquance.
· Equilibre et santé : la lutte contre l'obésité, les maladies cardio-vasculaire (etc...) est fortement favorisée par la pratique sportive régulière. Le sport est un vecteur de santé évident chez les enfants comme chez les adultes et les seniors.

Favoriser la pratique sportive dans la ville est donc une mission importante devant faire l'objet d'une action volontariste, déterminée mais aussi cohérente. Dans un souci de dépasser l'offre privée commerciale et l'offre en équipements sportifs, les Verts proposent des actions orientées sur les pratiques sportives, à développer prioritairement en faveur des publics scolaires et/ou défavorisés, en partenariat avec les collectivités périphériques (réflexions intercommunales sur les choix d'équipements lourds en commun ou encore sur le sport de haut niveau) et la région.

Le sport français est organisé autour d'une cogestion état/fédérations, alors que ce sont surtout les ménages (52%) et les collectivités (29%) qui paient. Les collectivités territoriales sont propriétaires de la presque totalité du parc sportif. 8% du budget des communes est investi dans leur environnement sportif.

De plus en plus de personnes de tous âges recherchent des contextes différents, avec une convivialité qui existe de moins en moins. En témoignent le développement du fitness, de la marche, du jogging, du roller, du VTT. On note aussi une répulsion grandissante vis-à-vis de la quantité de travail exigée par la compétition. L'expansion des sports de loisir, extrêmes mais aussi le dopage ou la violence dans les stades continuent à détourner du sport fédéré nombre de pratiquants. Une nouvelle demande d'activités physiques, centrées sur la découverte des milieux naturels, se développe. Ces nouvelles pratiques sportives allient découverte d'un site et activité physique dans le cadre d'épreuves à la fois ludiques et compétitives (raids, challenges verts, rallyes).

La construction d'équipements sportifs traditionnels tels que les gymnases et les stades engazonnés est largement sous-tendue par le postulat qu'il existe des « sports de base ». Sports qu'il conviendrait de maîtriser pour accéder avec quelques chances de succès à d'autres pratiques. Cette hypothèse n'a jamais pu être vérifiée. Or on peut jouer au handball ou au badminton, faire du skate ou du parapente sans avoir jamais pratiqué ces « sports de base ». Les stades d'athlétisme, par exemple, (tout comme les vélodromes) ne sont utilisés que par les scolaires (qui n'ont pas le choix) et les rares licenciés des clubs. Ils sont incompatibles avec les pratiques des sports de loisirs de la majorité des pratiquants. D'autres solutions, qui allient aménagement du territoire et pratiques sportives de pleine nature, sont souhaitables. 

Que proposent les Verts comme politique sportive innovante à l'échelle d'une ville et d'une intercommunalité ?
· Ouverture des terrains de sports à tous les habitants, sans qu'ils soient nécessairement membres d'une association
· Définir des critères objectifs et quantifiables de répartition des subventions et des équipements sportifs aux associations.
· Organiser un audit pour qu'une ville sache précisément quels sont les besoins réels en terme d'équipements. Rechercher la réalisation ou l'aménagement d'un espace vert équipé pour des sports. Laisser l'intercommunalité juger de la répartition et du fonctionnement des gros équipements coûteux (piscine, patinoire,...)
· Soutenir davantage les associations et les événements favorisant le sport pour tous plutôt que le seul haut niveau.
· Harmoniser les pratiques des différents clubs sportifs au niveau de la commune mais aussi de la communauté d’agglomération.
· Ne soutenir le sport professionnel et de haut niveau qu'en recevant en contrepartie des garanties comme sur la lutte contre le dopage, la violence sur le terrain et dans les tribunes, le bon fonctionnement d'écoles de sport, etc...
· Exiger pour les nouvelles constructions et les aménagements et rénovations les normes les plus strictes et les plus innovantes en matière environnementale (retraitement des eaux de piscine, chauffage, déchets, entretien, phytosanitaires, récupération des eaux de pluie,...)
· Diminuer l'empreinte écologique du fonctionnement de toutes les structures et projets subventionnés par la ville
· Soutenir les activités physiques en milieu naturel et notamment dans les espaces verts, encourager la pratique de la marche, du vélo, du roller,...

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Lundi 22 octobre 2007
Entre cinq et six sièges de plus au National et un premier élu au Conseil des Etats, avec le Genevois Robert Cramer: le parti savoure sa victoire.

Valérie de Graffenried
Lundi 22 octobre 2007

Les Verts ont le vent en poupe. Avec probablement six sièges gagnés au National (ils passeraient ainsi à 20 sièges; 9,3%) et l'entrée du premier Vert au Conseil des Etats, le Genevois Robert Cramer, ils sont clairement les deuxièmes grands vainqueurs de ce 21 octobre. Différents sondages prédisaient cette victoire.

Ce succès, qui confirme la tendance qui leur avait permis de passer de 4,9% des voix en 1999 à 7,4% en 2003, n'a pas pour autant poussé Ruth Genner à revendiquer immédiatement un siège au Conseil fédéral (lire ci-dessous). Pour elle, la présence de Verts au gouvernement ne sera possible que s'il y a un «consensus minimal au sein du gouvernement».

Les Verts ont éclos dans les cantons de Vaud, Genève, Bâle-Ville, Berne, et Soleure, en gagnant dans chacun de ces cantons un siège. Cela devrait aussi être le cas à Zurich. A Genève, les Verts ont gagné un second siège au profit de l'extrême gauche: Pierre Vanek (SolidaritéS) n'a pas été réélu. Dans le canton de Vaud, ils décrochent un troisième siège, le conseiller national Luc Recordon, la conseillère communale lausannoise Adèle Thorens et le syndic de Lausanne Daniel Brélaz occupant les premières places. Au Conseil des Etats, Luc Recordon n'a en revanche pas passé le premier tour. A Bâle-Ville, l'Alliance verte (Verts et Basta!) a pris un siège au PS. Il sera occupé par Anita Lachenmeier-Thüring. A Soleure, c'est également une femme, Brigitt Wyss, qui rafle un siège au PS.

Le thème du réchauffement climatique et son «effet mode» sont à l'origine de la poussée électorale des Verts. «Cela démontre que les Suisses ont véritablement envie de changement», s'est exclamée Adèle Thorens à la TSR. La plupart des sièges ont été recupérés sur le dos du PS. Les Verts se révèlent ainsi être en quelque sorte les fossoyeurs des socialistes. Ce qui rend le PS amer. A Genève, où les Verts progressent de 5 points pour atteindre près de 17% des suffrages, la présidente des socialistes Laurence Fehlmann Rielle attribue clairement la défaite des socialistes à la vague verte «qui a submergé Genève».

Interrogée par la radio, la conseillère nationale Christine Goll (PS/ZH) a déclaré que la progression des Verts la «réjouissait». «Mais si cela se fait au détriment du PS, nous ne gagnerons pas à Berne», a-t-elle aussitôt averti. Extrêmement satisfait de la première entrée d'un Vert au Conseil des Etats, Ueli Leuenberger, le vice-président des Verts, a lui aussi réagi en ce sens, relativisant ainsi un peu la victoire de son parti. «On aurait effectivement aimé progresser avec le Parti socialiste, avec le camp rose-vert, ce qui n'a pas été le cas», a-t-il souligné à la RSR. Et d'accuser l'UDC, et sa campagne «à plusieurs dizaines de millions» d'être à l'origine de cet état de fait.

A Zurich, les Verts libéraux, qui font pour la première fois leur entrée en scène, ont gagné trois sièges. Leur président Martin Bäumle, savourant cette victoire, a rapidement fait savoir que les Verts libéraux pourraient rejoindre, au National, le groupe PDC ou celui du PEV, le parti évangélique. Ecologie libérale n'a en revanche pas fait de percée.




par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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Mercredi 10 octobre 2007

Mercredi 10 octobre à 10h30 au Parlement Européen, le réseau PAN-Europe et l'ONG Milieudefensie (Pays-Bas) ont présenté les résultats des analyses de résidus de pesticides contenus dans des fruits achetés dans une boutique du Parlement Européen à Bruxelles. Des résultats étonnants !
Les résultats des analyses en résidus de pesticides contenus dans des fruits achetés dans une des boutiques du Parlement Européen ont été révélés lors de cette conférence de presse.

L’enquête et les fruits ciblés.

En juillet 07, des représentants de nos ONG ont acheté au sein du parlement européen 8 fruits différents (fraises, abricots, oranges, pommes, poires et 3 sortes de raisins). Ces fruits ont été analysés pour évaluer leur teneur en résidus de pesticides. La plupart des échantillons testés provenaient de l’UE : fraises belges, oranges espagnoles, 2 types de raisin d’Italie, pommes et poires françaises. L’une des grappes de raisin venait d’Egypte. Pas d’origine indiquée pour les abricots.


Résultats : Tous les fruits contaminés ! 28 résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans les échantillons, avec en moyenne 5 résidus différents par fruit, tous les échantillons étant contaminés. Fait remarquable : 14 pesticides différents rien que pour les fraises !

Parmi ces pesticides, on a retrouvé 10 cancérigènes connus, 3 neurotoxiques, 3 toxiques pour le développement ou le système reproducteur et 8 perturbateurs endocriniens suspectés. 2 de ces polluants ont été classés comme « hautement dangereux » par l’OMS.

Abricots, raisins et orange contenaient des résidus au delà de la Limite Maximale en Résidus (LMR) – seuil légal à ne pas dépasser : dont des perturbateurs endocriniens pour les abricots, un cancérigène pour le raisin ainsi que pour les oranges etc.

Ces analyses corroborent les enquêtes annuelles menées au niveau de l’UE faisant état en 2006 de plus de 324 pesticides différents retrouvés dans les 60450 échantillons testés. Avec plus de 40% des échantillons contaminés par des pesticides et 3% au-dessus des LMR. Pour la France ce sont 48% des aliments qui contiennent des pesticides dont 5% qui dépassent les LMR.

Les futures législations « La présence de pesticides dans les aliments, parfois à des niveaux importants, est la conséquence directe de la politique agricole européenne menée depuis plus de 50 ans. Chaque année, plus de 200 000 tonnes de pesticides sont épandus en Europe dont 1/3 en France ! Nombre de pesticides sont dangereux pour la santé et l’environnement. Alors que la question des pesticides occupe le devant de la scène en France, nous pensons qu’il est temps de prendre les mesures qui s’imposent pour une plus grande protection de la santé et de l’environnement. En France, le Grenelle de l’environnement devra  déboucher sur l'adoption d'un plan d'élimination des pesticides.

par Frédéric Puzin publié dans : Ecologie urbaine
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