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Sèvres

Mercredi 23 avril 2008

« Retour de Flammes »

La tension exceptionnelle qui entoure le débat sur les OGM au Parlement est un violent retour de flammes du décalage entre la production du Grenelle de l’environnement et les habitudes parlementaires.

 Tant que les bonnes idées des ONG pouvaient servir de carburant à la communication de l’Elysée, la majorité n’y voyait pas d’inconvénient.

Mais la mise en œuvre du Grenelle, dans sa phase d’élaboration s’est avérée autrement exigeante, du simple fait des mécanismes de la démocratie participative.

 Pendant que les parlementaires de Droite en restaient à leurs archaïsmes, acteurs syndicaux, associatifs, économiques élaboraient sérieusement les mutations indispensables.

De spectateurs indifférents, les élus nationaux sont devenus sourcilleux, mais toujours aussi peu documentés. L’opposition, pour sa part, s’est contentée de dénoncer le probable marché de dupes et de mettre en avant d’une part les contradictions du gouvernement ami des lobbies bétonneurs et pollueurs, d’autre part les avancées de nombreuses villes et régions à Gauche.

Les premières annonces du Grenelle ont rassuré la majorité : aux thèmes santé, recherche publique, biodiversité ; le discours ; aux secteurs des entreprises des parts de marchés nouvelles pour vendre des voitures et isoler le bâti.

C’est au pied du maïs MONSANTO 810 que s’est fait le choc des cultures : le gel annoncé, puis l’installation d’une Haute Autorité alliant chercheurs et acteurs de la société, son verdict accablant, puis la proposition de Clause de Sauvegarde n’étaient que le fruit légitime de la confrontation féconde et de l’intelligence collective.

La majorité parlementaire furieuse, se sentant « larguée », « spoliée » de sa puissance, y a répondu par la force et l’autisme.

Autisme face à des consommateurs qui ne veulent pas d’OGM dans leurs assiettes. Autisme face à une jeunesse qui hurle que quand la contamination sera répandue, elle subira les arbitrages irresponsables de parlementaires qui ne seront pour certains plus de ce monde. Autisme face à la fragilisation des AOC, de l’agriculture biologique, et des équilibres construits sur la biodiversité.

Force ensuite, contre le Sénateur Le Grand, nourri de la richesse des experts indépendants, qui a osé dénoncer la force des lobbies dans le Parlement et a refusé la pente facile d’une agriculture que l’on mène dans l’impasse pour le profit de quelques uns.

Vive la belle et courageuse captation d’images des propos du Sénateur rapporteur Bizet dont pas une proposition ne déroge aux vœux les plus chers de MONSANTO ! On le voit, dans un reportage grand public, souffler à l’oreille d’un collègue à propos du Sénateur Le Grand « il a été exécuté à 2h38 du matin, mais il bouge encore... ».

Force contre la Ministre Kosciusko-Morizet, discrète mais convaincue, contre laquelle se sont déchaînés tous les quolibets machistes. La demande des excuses publiques est démesurée, comparée à la tolérance quotidienne des critiques acerbes de collègues masculins.

Les effets collatéraux sont aussi de mise : les chercheurs qui révèlent le côté peu fiable des manipulations génétiques, comme le lanceur d’alerte Christian VELOT, voient les budgets de leur équipe supprimés

 La loi est revenue en débat au Sénat, le Premier Ministre a verrouillé ses troupes et promis de revenir sur les quelques avancées protectrices.

Cela révèle, si nécessaire, le crédit que l’on peut donner à la prétendue «  revalorisation du rôle du Parlement » dans les réformes institutionnelles à venir !

Un montage assez démoniaque a permis au rapporteur Bizet et à Borloo, sous surveillance de Barnier, de rejeter les 96 amendements des Sénateurs. Les articles concernés deviennent alors figés en l’état, et ne termineront pas leur navette à l’Assemblée.

En revanche, un amendement unique Bizet, approuvé par le Ministre, a dévitalisé l’amélioration de l’article 1 (« dans le respect de l’agriculture traditionnelle labellisée, biologique »).

La conséquence, non négligeable, en est le retour devant l’Assemblée de cet article, désormais cible promise du Président Ollier (UMP), avec la bénédiction de Fillon. Retour à la triste case départ.

A ce sujet, les paroles retransmises par Mediapart, du Sénateur socialiste du Tarn : Jean-Marc Pastor, à la sortie du clash de la Gauche (séance quittée devant un tel verrouillage) sont inquiétantes « N’importe lequel d’entre nous aurait pu le voter ». [l’amendement Bizet].

Après l’incapacité de la majorité de lui donner suite, il restera du Grenelle de l’Environnement un grand livre Blanc pour la société en débat, et pour les partis de Gauche, « normalement » soucieux de l’intérêt général, de la solidarité ici et maintenant, ailleurs et demain, un défi pour l’urgence environnementale et sanitaire.

L’éthique en politique voit au-delà des lobbies et des bénéfices à court terme, et donne sens à l’action en remettant l’homme au cœur du projet de notre société.

Marie Blandin

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Jeudi 10 avril 2008
On ne peut, en tant qu'écologiste, que se sentir solidaire, provisoirement, de la secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet. Je ne suis pas convaincu par l'ensemble de son engagement mais nous devons reconnaître qu'elle a essayé, avec courage, sinon candeur, de faire bouger les lignes à droite sur les questions écologiques.
Ceux, qui, comme moi, ont considéré le "Grenelle de l'écologie" comme une mascarade, sont consternés des résultats pratiques et législatifs des conclusions du Grenelle. Pour ceux qui pensent que l'écologie n'est ni de droite, ni de gauche, c'est une illustration lamentable de la résistance génétique de nombreux élus de droite aux exigences environnementales.  Les abandons continuels des promesses présidentielles n'épargnent aucun domaine. Peut-on être autre chose que consterné devant l'accumulation de reniements du gouvernement?
Nicolas Hulot en vient à trouver la LCR sympathique. Il est toujours dans l'excès
On trouvera toujours des raisons à n'importe quoi. La suppression par exemple de la carte familles nombreuses aura des conséquences environnementales en détournant les familles des transports en commun.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Samedi 29 mars 2008


L'appel suivant a été signé par les verts des Hauts-de-Seine

Non aux arrestations au guichet !

Monsieur le Préfet,

Depuis le début du mois, des étrangers sans papiers se voient arrêtés en Préfecture de Nanterre alors même qu'ils viennent tenter d'obtenir de vos services la régularisation de leur situation. Plusieurs ont été expulsés sans même passer en jugement.

Ces arrestations se sont souvent produites alors que les intéressés apportaient les promesses d'embauche et autres documents susceptibles, croyaient-ils, d'assurer leur régularisation.

Nous protestons énergiquement contre ces pratiques et vous demandons solennellement d'y mettre fin.

Sauf à considérer que toute personne en situation irrégulière a vocation à être expulsée, vous conviendrez qu'il n'est ni souhaitable ni réaliste de laisser les Préfectures devenir des lieux dangereux pour les sans papiers et qu'il doit être au moins possible aux intéressés de s'y rendre sans crainte et d'y exposer leur situation.

Le 28 mars 2008

Organisations signataires :

ASTI (Colombes, Issy les Moulineaux)

CIMADE Ile de France

CGT (union départementale 92)

CSP 92

FCPE 92

FSU 92

Les Verts 92

Ligue Communiste Révolutionnaire 92

Ligue des Droits de l’Homme (Antony, Asnières-Colombes,Châtenay-Malabry, Levallois, Nanterre, Montrouge-Bagneux)

MRAP Nanterre

Parti Communiste Français 92

Parti Socialiste 92

RESF 92

SDEN-CGT 92

SOLIDAIRES 92

 

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Mercredi 19 mars 2008

Les Verts des Hauts de Seine sont heureux du résultat global des élections municipales et cantonales :

Ils se félicitent du renforcement de l’implantation de leurs élus dans les conseils municipaux grace aux 53 conseillers réélus ou nouvellement élus. Deux villes d’importance et emblématiques basculent à gauche : Asnières et Colombes. Enfin leur conseiller général Vincent Gazeilles est réélu à Clamart.

Pour autant les Verts reconnaissent quelques déceptions, notamment la privation de second tour du jeune candidat Verts au canton nord est de Boulogne-Billancourt pour moins d’une voix manquante, comptabilisée qui plus est par les ordinateurs de vote que les verts réprouvent, ainsi que l’absence de liste PS Verts au second tour à Sceaux suite à une erreur de procédure d’enregistrement.

Le cru 2008 inaugure néanmoins de façon satisfaisante 6 années de travail créatif au service de l’environnement, de la qualité de vie et de la solidarité sur nos territoires. Enormément reste à faire pour infléchir l’absence de conscience écologique et le capitalisme aveugle, la politique à court terme d’individualisme et de répression des Hauts-de-Seine qui sont une terre de mission pour les Verts.

par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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Samedi 1 mars 2008

On a un peu de mal à sauter dans la polémique qui oppose le maire sortant aux socialistes. Je ne crois pas que l’étiquette politique induise une mauvaise gestion a priori. Je ne suis pas convaincu par les explications socialistes comme par celles du maire. On fait feu de tout bois et on assène afin de montrer qu’on est le meilleur à droite ou l’opposant le plus féroce. De billets d’humeur en papiers jaunes avec marqué en gros M.X MENT, j’ai l’impression de me retrouver dans un théâtre où les rôles sont indiqués d’avance.

Notre liste Sèvres écologie et Catherine Candelier, notre candidate aux cantonales, sont attaquées  par le maire mais cela prête à sourire parce ce qu’il reprend des points de notre programme que nous ne renions pas : nous voulons accroître la part des logements aidés à Sèvres pour arriver à 30% et nous voulons donner une activité économique sur l’Ile Monsieur en complément à la base nautique.

Pour la droite 25% c’est le plafond de tolérance alors que plus de 50% de la population sévrienne a des ressources qui lui permettraient l’accès au logement aidé.

Chacun sait que l’élection ne se jouera pas sur le coût de la reconstruction de l’école Croix-Bosset ou sur le niveau de la dette de la ville. Elle se jouera sur les frasques de Nicolas, le troisième mandat (trop long), la mauvaise image de l’ump (Neuilly), l’énervement du maire qui perd un peu patience pendant son mandat, la liste MoDem, dite de droite, mais dont personne ne sait ce que veut son chef et qui a pour fonction de retirer des suffrages de droite au maire, le programme de chaque liste, espérons-le, et l’image renvoyé par son leader etc. 

Curieusement, personne n’a demandé un débat entre candidats qui permettrait de faire la lumière sur les affirmations des uns et des autres. D’ailleurs ces polémiques intéressent tellement la population qu’en 7 ans la moyenne d’assistance aux conseils municipaux doit être de 3 à 4 personnes et nous avions une résistante pour le dernier de la mandature.
par Frédéric Puzin publié dans : Commentaires
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